topless woman closing her eyes

LNDT: @183. Porno : la réalité d’un métier impitoyable

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Porno : la réalité d’un métier impitoyable

Porno, un business impitoyable

Sur les sites payants, les productions de vidéos sont dans une course à l’extrême. Quelles sont les conditions de travail dans le porno ? Pour quel salaire ? Lenka Chadrabova, ancienne actrice et une actrice encore en activité, témoignent sur ce milieu devenu fou, qui semble ne plus avoir de limites. C’est loin d’être « la vie douce et jolie » que certains imaginent. Extraits de Cash Investigation.

Des conditions de plus en plus difficiles

Lenka Chadrabova, 2011 – 2019 a quitté cet univers, effrayée par l’évolution du secteur : « les amateurs de ces scènes sont fous, ils ne savent pas ce que c’est d’être humiliés ». Les sociétés de production exigent des pratiques sexuelles de plus en plus poussées, obligent à aller toujours plus loin dans la soumission, sans que les actrices sachent quelles vont être les limites. Avant d’arrêter, Lekna Chadrabova, avait peur et vivait mal certains tournages, stressait avant les scènes difficiles. Sur place, elle pensait à tout autre chose car la réalité est un monde de douleur. Le salaire est sous la forme d’un cachet, sans espérer cumuler des droits sur la vente des vidéos.

Un milieu sans limites : toujours plus pour toujours moins d’argent 

La course à la douleur est à la fois physique, mentale et émotionnelle. S’en suivent des rapports pervers où les acteurs se retrouvent dans des situations dangereuses, parfois même, hors de leurs propres limites. Certains mélangent médicaments, injections, alcool, drogue… juste pour ne plus rien sentir lors des tournages. C’est la solution pour supporter la douleur, la peur, la pression mentale. La plupart du temps, dans les scènes pornographiques, les actrices ne savent pas ce qu’il va arriver. Une fois sur le plateau, elles ne peuvent pas dire non et doivent continuer. Certaines craquent, ne finissent pas la scène et ne sont pas payées.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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