Porno, un business impitoyable
En mai 2020 une vidéo de Kate Spencer, a totalement changé sa vie. D’où vient cette vidéo ? Que comporte-t-elle ? Pourquoi est-elle sur Internet ? Comme beaucoup de jeunes femmes de 30 ans, à cette époque, elle avait un mari, une maison et avec un emploi. Aujourd’hui elle a tout perdu. Son témoignage dans cet extrait de Cash Investigation.
L’importance du consentement
Elle apprend par des amies qu’il existe des vidéos d’elle depuis plus de 10 ans sur un site porno. En effet, sans son consentement, son ami de l’époque a mis en ligne des vidéos d’eux sur son compte personnel. Ce sont des vidéos intimes, qui n’avaient pas à être sur internet. Kate reprend donc contact avec l’homme qu’elle a perdu de vue. Il accepte de les effacer, du site, mais 10 ans après, c’est trop tard. En accès libre, les vidéos ont eu beaucoup de succès et l’une d’elle est désormais disponible sur 45 sites Internet. Elle cumule entre 4 et 5 millions de vues.
Quelles sont les conséquences ?
- Ces contenus pornographiques affectent toutes les relations : amicales, familiales, amoureuses. Elle-même n’envisage plus de faire confiance à un homme aujourd’hui.
- C’est très difficile de supprimer un contenu sur Internet. Elle tente de retirer la vidéo sur deux plateformes. Sans succès, elle finit par abandonner. En comparaison, la copie d’une vidéo de Disney est immédiatement retirée.
- Son mariage n’a pas tenu, les psychiatres lui ont diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique.
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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