Un podcast de Radio France de 59′
Quand certains fêtent joyeusement Halloween, cela peut aussi être l’occasion d’interroger la place d’un sujet un peu particulier dans l’éducation : la mort. En effet, le sujet, qui peut gêner les adultes, intéresse souvent les jeunes enfants.
Mais qu’est-ce qu’envisager la mort pour la première fois ? Et quelle est notre responsabilité de grande personne pour expliquer ce qu’est la mort et rassurer nos enfants sans trop d’angoisse ?
Faut-il d’ailleurs absolument mener la discussion ? Et surtout qu’est-ce qui peut nous aider ? La littérature jeunesse constitue une ressource qu’il serait dommage de ne pas mobiliser, c’est pourquoi nous avons convié une spécialiste du domaine. À ses côtés, vous entendrez une psychologue qui a beaucoup travaillé sur le sujet, ainsi qu’une philosophe. Car envisager la mort constitue aussi une entrée dans le monde de la pensée, une introduction à la métaphysique pour les petits penseurs que sont tous les enfants.
Nous en parlons avec nos invités : Florence Gaiotti, Maitresse de conférences à l’INSPE (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation) des Hauts-de-France, rattachée au laboratoire Textes et Cultures de l’Université d’Artois, autrice notamment d’Expériences de la parole dans la littérature de jeunesse (PUR, 2009), Hélène Romano, psychologue clinicienne et psychothérapeute, autrice de Les enfants et la guerre (Odile Jacob, 2022), Edwige Chirouter, professeure des universités en philosophie et sciences de l’éducation à l’Université de Nantes, titulaire de la Chaire Unesco « Philosopher avec les enfants », autrice d’Ateliers de philosophie à partir d’albums et autres fictions (Hachette, 2022) et Florian Veltman, co-créateur avec Baptiste Portefaix du jeu vidéo How to say goodbye, coproduit et édité par Arte.
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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