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LNDT: @335. La voix des ancêtres – Épisode 1/5

La psychogénéaologie émet l’hypothèse que notre vie serait influencée par les expériences des générations antérieures. Un évènement vécu par un ancêtre 50, 100, 1000 ans auparavant pourrait guider nos choix à notre insu. Premier épisode d’une série d’émissions enregistrée en 2005.

Un podcast de 59′ de Radio France

Avec

« Les parents ont mangé des raisins trop verts et les dents des enfants en ont été agacées » La Bible, Jérémie 31 :29

Rechercher les empreintes psychologiques laissées à notre insu par nos ancêtres comme des traces de pas sur le sable, pour éclairer nos comportements actuels et nous en libérer : voilà l’approche transgénérationnelle portée par thérapeutes, sociologues, universitaires, écrivains.  Ce questionnement n’ émergerait pas seulement dans le cabinet des psychologues mais à l’occasion de l’apparition d’une maladie, d’un échec répété, de relations mère-enfant difficiles, de secrets scellés dans les pans cachés de notre héritage.

« Ce qui tue à la première génération, la deuxième le porte dans son corps » Françoise Dolto

Ce besoin occidental de mettre à jour les fils invisibles qui tissent nos destinées fait écho à de nombreuses croyances dans d’autres civilisations : ange gardien, fantôme, culte des ancêtres au Japon, dessin quotidien sur le sable, des origines de la tribu chez les Aborigènes, possession d’un corps humain par un esprit malin appelée « Dibbouk » dans la tradition cabalistique juive… En France, trois ouvrages font référence Aie mes aîeux ! d’ Anne Ancelin-Schützenberger, L ‘écorce et le noyau de Nicolas Abraham et Maria Torok, L’ange et le fantôme de Didier Dumas.

« Les morts sont invisibles, ils ne sont pas absents » Saint Augustin

L’idée de loyauté invisible soutend l’analyse familiale systémique pratiquée par l’école de Palo Alto aux USA, la théorie des constellations familiales du psychothérapeute allemand Bert Hellinger. C’est par l’esprit plutôt que par les gènes que se transmettraient les non-dits, les traumatismes, les interdits. Quels sont dans une famille les tâches, les projets, les rêves, les désirs inachevés, interrompus, avortés ? En prendre conscience, serait pour les descendants la possibilité de se libérer d’une répétition mortifère. Sans oublier que le don du bonheur est aussi un héritage.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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