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LNDT: @336. Maladie et arbre de vie – Épisode 2/5

A l’encontre des générations passées qui s’inscrivaient dans l’idée qu’il fallait avancer sans se retourner, la psychogénéalogie répond à un besoin d’approfondissement des origines. Le corps et ses symptômes sont-ils des clés ? Deuxième épisode d’une série d’ émissions enregistrée en 2005.

Un podcast de 59′ de Radio France

Avec

  • Didier Dumas Psychanalyste et acupuncteur

Faut-il remonter dans l’arbre ?

La psychogénéalogie, nouvelle science humaine dérivée de la psychanalyse, se propose de rechercher les empreintes psychologiques que nos ancêtres auraient pu laisser en nous, le plus souvent à notre insu, et qui pourraient éclairer nos comportements actuels. La mémoire familiale se manifesterait à  travers : la maladie,  les échecs, la répétition de certains scénarios qui seraient l’ occasion de prendre conscience de pans cachés de notre héritage.

Revisiter, accepter ses racines pour creuser son sillon

Catherine Preljocal, fille de réfugiés politiques, raconte son histoire bi-culturelle de franco-albanaise « coupée en deux » …au niveau de l’estomac. Peut-on rester membre de sa famille en cherchant à s’abstraire de sa filiation ? Marie-Paule Jonathan psychanalyste, présente l’arbre généalogique de deux  patientes et conseille un travail sur le corps et la pratique du  chi qong en particulier. Ce voyage corporel, au-delà de la compréhension mentale,  amènerait parfois à contacter, ressentir des émotions inconfortables.

« Prendre le risque de sa vie »

Didier Dumas, psychanalyste, rappelle que les figures du serpent et de l’arbre de vie, existent sur toute la planète, de l’olivier méditerranéen au bouleau sibérien, à l’intersection de l’horizontalité et de la verticalité. « Il ne peut y avoir de connaissance sans sexualité. Si l’arbre est la succession des générations, le fruit de l’arbre c’est le corps. C’est parce que l’on va toucher à la mémoire du corps que l’on va avoir la connaissance. C’est parce que l’on prend le risque de sa vie, le risque de sa sexualité, le risque de sa mort, que l’on va se construire (…) Si l’arbre de vie reste la propriété de Dieu, l’arbre de la connaissance représente la façon dont, par la parole l’ Homme, Adam et les autres vont essayer de rejoindre le savoir de Dieu en se le transmettant dans la succession des générations. » Mieux connaître son histoire pour savoir celle que l’on veut écrire.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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