woman in gray tank top

LNDT: @373. À nos 20 ans – l’âge de venir au monde – Épisode 13/20

Un Podcast de Radio France – Épisode 13/20 : « Montrer le meilleur de moi »

Tout en courant, Dylan s’enregistre : le souffle court, il rêve à son projet de court-métrage. Lulla, toujours au volant de sa voiture, se raconte. Quant à Maya, de retour de soirée, elle chuchote pour ne pas réveiller toute la maison. Chambres d’échos de leur intimité, leurs trois voix se tressent.

Parmi les six expériences humaines que donne à entendre cette série de Tony Hayère, enregistrée par celles et ceux qui en sont les protagonistes, en voici trois : on écoute Dylan dans ses baskets de course, Lulla dans l’habitacle fermé de sa voiture et Maya dans la nuit de Timișoara, en Roumanie, de retour de soirée. De chaque solitude émergent des paroles différentes qui, toutes, témoignent d’un même processus d’émancipation à l’œuvre : franchir les obstacles, s’affranchir de la dépendance, et de ses peurs.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

Une réflexion sur « LNDT: @373. À nos 20 ans – l’âge de venir au monde – Épisode 13/20 »

  1. C’est le première fois que j’écoute un de ces podcast…. C’est assez intimiste, prenant, intrigant…
    De se surprendre à superposer son propre soupire à celui de cette jeune femme qui souhaiterais s’écrire qu’elle est fière d’elle.
    Elle se dit que si elle arrive à être fiere d’elle, alors elle éviterait certainement de gâcher ses relations… Cela donne forcément à réfléchir, au moins un peu…
    À chacun sa définition, donner le meilleur de soi, cela peut-être de vivre pour soi en se défaisant du regard des autres.
    Pour d’autres ça peut-être effectivement de dépasser un record ou tout simplement progresser s’améliorer d’une manière ou d’une autre.
    Pour qui? pourquoi donner le meilleur de soi ? Qu’à t on vraiment à donner ?
    Quels sont les moyens d’y parvenir ? Qu’est-ce que cela nous coûte mais surtout qu’est-ce que cela nous rapporte ?
    Donner le meilleur de soi pour moi c’est parfois toucher le fond, le fond de cette piscine où tu finis « pardonner » un grand coup de pied sec qui te fait remonter à la surface plein d’élan, d’espoir, d’envie de retrouver la surface, de prendre une grande bouffée d’oxygène et de sentir le soleil réchauffer mon visage.
    Donner le meilleur de soi c’est se donner le meilleur à soi-même et d’en faire profiter les gens que l’on aime et même ce que l’on n’aime pas 😊
    H.L

Laisser un commentaire