LNDT: @390. Inceste et pédocriminalité

| Un podcast à soi (24) – ARTE Radio Podcast

En France, environ deux enfants par classe d’école sont victimes d’inceste ou de pédocriminalité. 81% de l’ensemble des violences sexuelles commencent avant 18 ans. Dans 94% des cas, celles-ci sont commises par des proches. La plupart du temps, ces derniers ne seront jamais inquiétés par la justice.

Ces chiffres sont connus et répétés depuis longtemps. Et après #MeToo, chaque mois ou presque, de nouvelles révélations éclatent, dans le milieu du cinéma, puis dans le milieu littéraire, puis dans l’Eglise, puis dans le sport… A chaque fois, on s’étonne, on s’insurge. Il ne s’agit pourtant pas de faits isolés ou de lieux spécifiques, mais de tout un système. Un système qui semble peu ou jamais analysé, ni décrypté. C’est ce que cet épisode tente de faire. Pourquoi un tel déni et une telle impunité ? Quel rapport avec le patriarcat ? Avec les questions de dominations ? Cet épisode est difficile. Il contient des témoignages douloureux de victimes. Et aussi celui d’un père incestueux. Mais j’ai choisi de faire entendre les faits parce que, comme l’explique l’anthropologue Dorothée Dussy que vous entendrez aussi dans cet épisode, « prendre acte des violences, de leurs spécificités, des effets qu’elles produisent et des conséquences qu’elles entraînent est un premier pas vers la paix et la démocratie. Le principe du système inceste, c’est faire taire. Pour en sortir, il faut vomir plusieurs fois tant et tant que rien de ce qu’on peut vous dire pour vous arrêter ne vous touche plus, car vous avez conjuré la guerre contre la nausée. Cela vous a rendu beaucoup plus libre. » Avec :

  • Isabelle et Alice
  • Bruno
  • Dorothée Dussy, anthropologue
  • Patric Jean, journaliste

LNDT: @389. Que faire des hommes violents ?

| Un podcast à soi (30) – ARTE Radio Podcasts

Selon de nombreuses études sociologiques, la prison est un lieu violent, raciste, classiste, et dégradant. Alors, comment celle-ci pourrait transformer quelque chose en ce qui concerne les hommes auteurs de crimes sexuels ou de violences conjugales ?

Au-delà de la protection temporaire, comment une institution violente pourrait transformer des individus violents et par-delà changer les rapports sociaux au sein de notre société ? Dans un même temps, en tant que féministe, peut-on vraiment se passer de la prison ? Qu’inventer à la place ? Et comment nous protéger ? Femmes et violences (4/4) : Que faire des hommes violents ? Cet épisode interroge une autre piste de justice : la justice restaurative. Il s’agit d’un espace de dialogue entre des auteurs et des victimes, proposé en parallèle, en complémentarité avec la justice pénale. Elle prend la forme de médiations restauratives, qui permettent à des auteurs et des victimes qui le souhaitent de se rencontrer à nouveau. Après les crimes, après les procès. Ou de rencontres entre auteurs et victimes concerné.e.s par des faits similaires, mais pas par les mêmes affaires. Cet épisode donne à entendre des paroles très rares de victimes et d’auteurs de pédocriminalités incarcérés, et de victimes et d’auteurs de viols incarcérés, qui ont choisi de se rencontrer. Qu’est-ce que ça change individuellement ? Collectivement ? Est-ce que ça fonctionne ? Jusqu’où ? Avec :

  • Flore, Pierre, Amed et Laurence
  • Marion Trotignon , juriste à l’Avimej
  • Héloise Squelbut de l’Institut Français pour la justice restaurative
  • Sandrine Lefranc, politiste
  • Corinne Rostaing, sociologue

LNDT: @388. Trouble dans le couple

| Un podcast à soi (38) – ARTE Radio Podcast

Pourquoi lorsque l’on parle d’amour, l’idée de couple nous vient tout de suite en tête ? Comment se fait-il que celui-ci soit perçu avant tout comme un rapport entre individus, alors même qu’il s’inscrit dans un contexte anthropologique – historique, politique, familial et économique – très fort ?

Au-delà des sentiments amoureux, qui existent évidemment, qu’est ce qui se joue au sein de la conjugalité ? Quels rapports de pouvoir se reproduisent ? Et que se passe-t-il lorsque l’on se sépare, ou lorsqu’on fait le choix d’être célibataire ? À travers les histoires d’Eléonore, qui s’est accrochée coûte que coûte à l’idée de couple avant de déchanter, et celle d’Anna, qui n’en a jamais voulu mais a été rattrapée, cet épisode interroge le couple d’un point de vue féministe. Avec comme toujours des éclairages de chercheuses et des lectures choisies par Charlotte Bienaimé. Avec :

  • Eléonore et Anna
  • Claire-Lise Gaillard, historienne
  • Mélanie Gourarier, anthropologue
  • Marie Bergström, chargée de recherche à l’Institut National d’Etudes Démographiques
  • Céline Bessière, professeur de sociologie

LNDT: @387. Nos désirs font désordre

| Un podcast à soi (40) – ARTE Radio Podcast

D’où viennent nos désirs ? Comment sont-ils construits ? Comment évoluent-ils ? Quelles possibilités s’offrent à nous pour les découvrir, et les vivre ?

À travers les récits de femmes devenues lesbiennes après de longs parcours hétérosexuels, cet épisode s’interroge sur ce que l’autrice féministe Adrienne Rich appelle « la contrainte à l’hétérosexualité ». Comment cette orientation sexuelle perçue comme naturelle est-elle en réalité socialement construite et imposée ? Comment participe-t-elle à rejouer les normes de genre, et par là même l’appropriation du corps et du travail des femmes par les hommes ? Que vivent ces femmes qui sortent de l’hétérosexualité ? Comment réinventer l’hétérosexualité pour qu’elle ne soit plus un outil du patriarcat ? Avec :

  • Hélène, institutrice
  • Sophie, artiste
  • Christelle Hamel, sociologue
  • Isabelle Clair, sociologue, autrice du livre : « Les choses sérieuses, enquêtes sur les amours adolescentes » à paraître en mars 2023/Seuil
  • Ilana Eloit, sociologue

LNDT: @386. Quand les pères font la loi |

Un podcast à soi (41) – ARTE Radio

Contrairement à la classe, au genre ou la race, les relations entre adultes et enfants ne sont presque jamais pensées comme des rapports de pouvoir à part entière. Pourtant, le pouvoir des adultes sur les enfants prend des formes similaires à celles du patriarcat. C’est tout l’objet de cette série consacrée à la domination adulte. Elle s’ouvre par un premier épisode qui donne la parole à des mères protectrices : celles-ci racontent comment, après avoir dénoncé des incestes et/ou des violences perpétrés par leurs ex conjoints sur leurs enfants, elles se retrouvent accusées de manipuler ces derniers pour nuire au père. Certaines perdent la garde de leur enfant. D’autres se retrouvent en prison pour avoir refusé de remettre leurs enfants à celui qu’ils dénoncent comme étant un violeur. Ces histoires sont très difficiles. Elles racontent les violences conjugales, l’inceste, mais aussi les violences institutionnelles que subissent les mères et les enfants. Elles parlent d’articulation entre misogynie et adultisme et de l’aveuglement de la justice. Elles sont parfois tellement kafkaïennes qu’elles semblent irréelles. Il nous faut pourtant les écouter, car elles sont loin d’être des cas isolés. Avec :

Millie et Heïdi

Annie Ferrand, Psychologue

Édouard Durand, juge

LNDT: @385. Qu’est-ce que l’amour ?

Qu’est ce que l’amour ?

L’amour, c’est l’histoire de 2 personnes qui choisissent chaque jour d’être complices, amis et partenaires de vie. Malgré les épreuves, ils décident de continuer à avancer ensemble, main dans la main, construisant un chemin fait de respect, de confiance et de tendresse. Malgré les problèmes qui ne finissent jamais, ils choisissent chaque matin de continuer à marcher ensemble à travers la vie.

Et vous, quelle est votre définition ?

LNDT: @384. Comprendre les 8 types de personnalité de Jung

Carl Gustav Jung est sans aucun doute l’un des noms à retenir si vous souhaitez comprendre l’histoire de la psychologie. En effet, ses théories ont autant été source de controverse que d’inspiration. Il est le fondateur de la psychologie analytique, également appelée psychologie complexe et psychologie profonde.Pendant très longtemps, Jung a été le disciple de Freud. Cependant, il s’est ensuite éloigné de ce dernier, principalement parce qu’il n’était pas d’accord avec sa théorie sur la sexualité. Ainsi, Jung affirmait l’existence d’un « inconscient collectif » avant l’inconscient individuel.

“Je sais ce que je veux : j’ai des objectifs et des opinions. Laissez-moi être moi-même et je serai heureuse.”

-Anne Frank-

Jung état un intellectuel inquiet qui s’abreuvait à de nombreuses sources. En plus de la neurologie et de la psychanalyse, les théories de Jung se sont inspirées de la mythologie et même de la religion et de la parapsychologie. L’une de ses grandes passions était l’archéologie et c’est sûrement de là que provient la théorie des archétypes ou symboles universels présents dans l’inconscient humain.

La théorie de la personnalité de Jung

Selon Carl Jung, il existe quatre fonctions psychologiques basiques : penser, sentir, pressentir et percevoir. Chez chaque personne, une ou plusieurs de ces fonctions ont une emphase particulière. Par exemple, selon Jung, lorsque quelqu’un est impulsif, c’est que les fonctions d’intuition et de perception prévalent sur les deux autres. À partir de ces quatre fonctions basiques, Jung a pu affirmer qu’il existait deux grands types de caractère : le caractère introverti et le caractère extraverti. Chacun de ces caractères a des caractéristiques bien précises qui le différencie de l’autre. Caractère de type extraverti 

Caractère de type extraverti

Caractéristiques du caractère extraverti :

  • L’intérêt est focalisé sur la réalité extérieure avant le monde interne.
  • Les décisions sont prises en fonction de l’effet produit sur la réalité externe plutôt que sur l’existence propre.
  • Les actions sont réalisées en fonction de ce que les autres peuvent penser.
  • L’éthique et la morale se construisent selon ce qui prédomine dans le monde.
  • Ces personnes sont pratiquement à l’aise dans tous les environnements, mais il leur est difficile de s’adapter réellement.
  • Elles sont suggestibles, influençables et ont tendance à imiter.
  • Elles ont besoin de se faire voir et d’être reconnues par les autres.

Caractère de type introverti

Caractéristiques du caractère introverti :

  • L’intérêt est focalisé sur elles-mêmes, leurs sentiments et leurs pensées.
  • Elles orientent leur conduite en fonction de ce qu’elles ressentent et ce qu’elles pensent, même si cela va à l’inverse de la réalité extérieure.
  • Elles ne se préoccupent pas de l’effet de leurs actions sur leur environnement. Elles cherchent surtout à être satisfaites intérieurement.
  • Elles ont des difficultés à se sentir à l’aise mais aussi à s’adapter à l’environnement. Cependant, si elles parviennent à s’adapter, elles le feront réellement et de manière créative.

Les types de personnalité

Selon Jung, à partir des fonctions psychologiques de base et des deux types de caractères fondamentaux, il existe huit types de personnalité bien distinctes. Chacun de nous appartiendrait à l’un de ces groupes. Les voici :

Réfléchie extravertie

La personnalité réfléchie extravertie correspond aux individus cérébraux et objectifs, qui agissent quasiment exclusivement en fonction de la raison. Ils ne prennent pour acquis que ce qui est affirmé avec des preuves suffisantes. Ces personnes sont peu sensibles et peuvent même parfois être tyranniques et manipulatrices avec les autres.

Réfléchie introvertie

Le réfléchi introverti est une personne avec une grande activité intellectuelle, mais qui a du mal à se lier aux autres. C’est une personne généralement obstinée et très tenace au moment d’atteindre ses objectifs. Parfois, on la voit inoffensive et intéressante à la fois.

Sentimentale extravertie

Les sentimentaux extravertis sont des personnes ayant une grande capacité à comprendre les autres et à établir des relations sociales. Cependant, il leur est difficile de s’éloigner du troupeau et elles souffrent lorsqu’elles sont ignorées par leur entourage. Enfin, ces personnes sont très adroites en matière de communication.

Sentimentale introvertie

La personnalité sentimentale introvertie correspond aux personnes solitaires ayant beaucoup de mal à établir des relations avec les autres. Elles peuvent être maussades et mélancoliques. Elles font tout leur possible pour passer inaperçues et elles aiment rester dans le silence. Cependant, elles sont très sensibles aux besoins des autres.

Perceptive extravertie

Les individus perceptifs extravertis ont une faiblesse particulière pour les objets, auxquels ils attribuent même des qualités magiques, même s’ils le font de façon inconsciente. Les idées ne les passionnent pas, contrairement aux corps concrets. Ils cherchent le plaisir avant tout.

Perceptive introvertie

Ce type de personnalité concerne bien souvent les musiciens et les artistes. En effet, les personnes perceptives introverties se focalisent tout particulièrement sur les expériences sensorielles: elles accordent une grande valeur à la couleur, à la forme, à la texture… Elles aiment le monde de la forme et les expériences intérieures.

Intuitive extravertie

C’est la personnalité type de l’aventurier. Les personnes intuitives extraverties sont très actives et inquiètes. Elles ont énormément besoin de stimulation en tout genre. Elles sont tenaces pour atteindre leurs objectifs et une fois qu’elles y sont parvenues, elles passent au suivant en oubliant le précédant. Le bien-être des personnes qui les entourent importe peu.

Intuitive introvertie

Ces personnes sont extrêmement sensibles aux stimulations les plus subtiles. La personnalité intuitive introvertie correspond aux personnes qui « devinent » pratiquement ce que les autres pensent, ressentent ou s’apprêtent à faire. Elles sont imaginatives, rêveuses et idéalistes. Cependant, il leur est difficile de « garder les pieds sur terre ».

LNDT: @383. Désir et complexité

Un Podcast de Radio France

Nous sommes au Musée Rodin en compagnie du gynécologue et psychosomaticien Sylvain Mimoun devant ces amants enlacés, ces déesses et ces dieux, immortalisés par un des plus grands sculpteurs de tous les temps…

Et si le Docteur Mimoun a voulu parler du désir dans ce lieu, c’est parce que ces statues résument bien la complexité de nos passions, de nos pulsions et de nos craintes en matière de désir et de sexualité.

LNDT: @382. Le dessin dans la vie et en thérapie

Un Podcast de Radio France

  • Sevim Riedinger Psychologue clinicienne

Nous sommes au Musée du Luxembourg, à Paris, au milieu de l’exposition Chagall, en compagnie de la psychologue Sevim Riedinger et nous allons aborder le dessin, la poésie comme source de vitalité qui ne devrait jamais se tarir…

Autour de nous des tableaux du maître Chagall, comme « Le Cirque », « La danse » ou « L’homme coq au-dessus de Vitebsk » … Une créativité débridée et beaucoup de fantaisie qui laissent le visiteur à la fois admiratif et troublé…

L’enfant poétise sa vie et la nôtre, constate Sevim Riedinger, il nous invite à rester jeune, à condition de l’écouter et de prendre ses rêves au sérieux.

Pendant ce temps, Chagall semble nous souffler dans l’oreille : il est urgent de renouer avec votre enfant intérieur…

LNDT: @381. Education à la vie affective et sexuelle : un manque d’info et des répercussions chez les jeunes adultes

Un Podcast de Radio France de 4′

Ce qu’on sait pour l’instant, c’est que ce programme prévoit des enseignements de la maternelle au lycée, avec des thématiques et des termes adaptés à chaque âge. Actuellement, moins de 15 % des élèves bénéficient des trois heures d’éducation à la vie affective et sexuelle rendues pourtant obligatoires en 2001. Beaucoup de jeunes adultes dénoncent en effet des lacunes sur ces enseignements.

Sans oublier que le manque d’éducation à la sexualité et au consentement peut avoir de nombreuses répercussions sur notre société, comme le constate Véronique Van de Bor, présidente de de la CPED. En plus d’avoir un impact sur la santé publique, une mauvaise sensibilisation à ces questions perpétue les schémas de violences sexuelles, notamment dans le cadre familial.