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LNDT: @374. À nos 20 ans – l’âge de venir au monde – Épisode 14/20

Un Podcast de Radio France – Épisode 14/20 : « Nouvel appartement, nouvelle tête »

Nouveau « crush », nouvel appart, nouvelle coupe… Maya, Pierre, Lulla et Lucas racontent ce qui change dans leur vie : être émue par une fille, habiter un endroit à soi, se raser le crâne, voir son amoureuse partir un mois en stage… Un 14e épisode plein de nouveaux horizons.

Maya, Pierre, Lulla, Lucas, Lola et Maya, les six protagonistes dont Tony Hayère relate la vingtième année dans cette série, ont du pain sur la planche. Tomber amoureux, trouver un appartement, se couper les cheveux, partir en stage : dans leur nouvelle ville d’adoption, chacun.e s’affaire à ses nouvelles tâches, aussi excitantes qu’angoissantes.

Avoir quelqu’un dans la tête

Au téléphone, Maya confie à Lola son « crush » pour Anaëlle. Elle se verrait bien l’embrasser, mais en même temps elle doute. Au-delà de ses considérations sur sa sexualité (est-elle hétéro ? bi ? pansexuelle ?), c’est la certitude de son désir qui l’emporte finalement. Face au répertoire élargi des identités que sa génération est en train de forger, la jeune femme a l’intuition qu’elle s’éloigne des polarités amoureuses traditionnelles. Pour autant, cette conviction n’évacue pas les nœuds au cerveau : « Tout est contradictoire dans ma tête » avoue-t-elle.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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