Un reportage de 6′ de Radio France
Catégorie : Faits de société
LNDT: @133. Traitement de la dépression: au revoir tristesse
Un reportage de 58′ de Radio France
La dépression est un trouble mental courant, qui peut être lié à des facteurs aussi bien psychologiques que biologiques ou environnementaux. Toutefois, certaines dépressions sévères sont résistantes aux traitements pharmacologiques, et incitent au développement de nouvelles thérapies.
Chaque année, cette maladie affecte 2,5 millions de Français. Elle concerne 5 % des adultes, touche aussi les enfants, et les traitements présentent des limites : faut-il repenser notre approche thérapeutique de la dépression ?
C’est l’un des plus grands problèmes médicaux auxquels nos sociétés sont confrontées. Une personne sur cinq a souffert – ou souffrira – d’une dépression au cours de sa vie. Et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, elle sera au deuxième rang des maladies les plus fréquentes d’ici 2030. 35 % des patients traités présentent une résistance aux traitements. La dépression est-elle forcément causée par un déséquilibre chimique dans le cerveau, à savoir un déficit de sérotonine ? Et quelles sont les autres pistes thérapeutiques ?
LNDT: @132. « La dépression, ce n’est pas juste de la tristesse ! »
Un reportage de 3′ de Radio France
« Soyons attentifs les uns aux autres », c’est l’un des messages que souhaite faire passer Baptiste Beaulieu aujourd’hui
J’ai ce patient, un ancien passionné de musique, mais aujourd’hui il travaille de nuit, il peint des avions ou un truc comme ça, pour augmenter la cadence de production, il y a des équipes de jour et des équipes de nuit, il embauche à 20h jusqu’au lendemain, puis rebelote, comme ça depuis des années, il ne se souvient même pas de ce que c’est, le travail de jour, de toute façon la journée il dort, mais il a pris le temps de venir pour se confier : il me décrit des symptômes typiques d’une dépression.
Et cela n’a rien à voir avec « simplement » de la tristesse.
LNDT: @131. En France, les épisodes dépressifs ont explosé de 2017 à 2021, en particulier chez les jeunes
Un reportage de 3′ de Radio France
Dans son baromètre santé 2021, Santé Publique France confirme que les épisodes dépressifs caractérisés ont connu « une accélération sans précédent » entre 2017 et 2021 : +3,5 points en 4 ans, et +9 points chez les jeunes de 18 à 24 ans. En cause, la crise du Covid et les restrictions qui y sont liées.
Un jeune sur cinq a connu, en 2021, un épisode dépressif caractérisé (EDC). C’est l’une des conclusions les plus frappantes de ce baromètre santé 2021, réalisé auprès de plus de 24.000 personnes de 18 à 85 ans, qui s’est intéressé à l’augmentation galopante du nombre de ces épisodes depuis 2017**.** Un EDC est constitué par un symptôme principal (au moins deux semaines consécutives « en se sentant triste, déprimé, sans espoir » ou « en ayant perdu l’intérêt pour la plupart des choses » toute la journée et presque tous les jours) accompagné d’au moins trois symptômes secondaires (épuisement, perte de poids, difficultés à dormir, etc.).
Et ce sont les jeunes qui sont aujourd’hui les plus concernés : en 2021, 20,8 % des 18-24 ans disent avoir connu un EDC au cours des 12 derniers mois, contre 12,5 % en moyenne pour l’ensemble des personnes interrogées. La proportion diminue d’ailleurs avec l’âge : seuls 3,4 % des 75-85 ans ont ainsi déclaré avoir connu des épisodes dépressifs dans l’année passée.
LNDT: @130. No Sex
Un documentaire de 52′ de Arté TV France.
Subie ou volontaire, l’abstinence suscite dans nos sociétés hypersexualisées l’incompréhension et la gêne. Des hommes et des femmes, en couple ou célibataires, témoignent. « Il y a une grande violence dans la façon dont la société traite les gens qui, par choix ou par… malédiction, n’ont pas de sexe dans leur vie« , relève Chantal, 60 ans, qui a décidé un beau jour de « tirer le rideau« . Reconnaissant avoir parfois eu envie « de se supprimer », François, 47 ans, ne comprend pas pourquoi il a déjà traversé deux périodes de désert sexuel : « Là, cela fait sept ans. C’est extrême quand même ! » Après avoir été violée par un homme rencontré sur Tinder, Léna, 27 ans, s’est sentie « vide de sens« . « Comme le sexe et les corps ont commencé à me dégoûter, le mien et ceux des autres, je ne me suis pas vraiment dit très clairement : tiens, je vais arrêter le sexe. C’est un peu comme une question de survie« , explique-t-elle. Tombé dans la spirale du chemsex, qui associe drogues chimiques et rapports sexuels frénétiques, Loïc, homo de 29 ans, n’a pas eu d’autre choix pour se libérer de sa toxicomanie : « Pour arrêter la drogue, j’ai dû arrêter le sexe. Si je continue à consommer, je vais crever.« En couple, Sophie, 28 ans, reconnaît avoir souffert lorsque « le sexe a fini par disparaître de [leur] vie, petit à petit« . Revendiquant leur asexualité, Coralie, 26 ans, et Jérémie, 29 ans, s’aiment… chastement : « On est comme ça, on ne l’a pas choisi« , explique la jeune femme, tandis que son compagnon trouve « étrange que l’on arrive à concevoir le sexe sans amour, mais pas l’amour sans le sexe« .
Tabou : NO SEX
Jamais dans l’histoire du monde occidental le sexe n’a été autant vécu et pratiqué librement. Mais un tabou demeure : qu’en est-il de celles et ceux qui n’ont pas ou plus de rapports charnels ? De quelle façon s’en accommodent-ils ? Avec franchise et souvent émotion, sept hommes et femmes livrent les raisons de leur abstinence, volontaire ou subie, la manière dont ils la vivent et les réflexions qu’elle leur inspire. Des témoignages forts qui interrogent notre identité, nos désirs profonds et le poids des injonctions sociales, qui font de l’activité sexuelle à la fois la norme et la clé d’une existence réussie.
Réalisation de Didier CrosPays (FranceAnnée 2022)
LNDT: @129. Daniel Arsand « Incurable adolescence »
Un podcast de 53′ de Radio France.
Daniel Arsand explore « ce pont croulant entre l’enfance et l’âge adulte, cette incurable adolescence » dans son dernier ouvrage « Moi qui ai souri le premier » publié aux éditions Actes sud.
« J’avais déjeuné de plutôt bon appétit. Une odeur de plat refroidi flottait et m’écoeurait. Je n’étais qu’énervement, concentration sur ma personne et sur les proches heures. Le cartel sonna. Encore un peu à barboter dans l’ennui et l’impatience. Ce fut l’heure brusquement. C’était l’heure.Escalier descendu, descendre à l’anglaise, est un escalier qu’on descend, celui de chez soi, frôler des murs et des marches. J’avais l’impression que c’était sans retour. La rue Emile Noirot me parut pour la première fois provinciale et décente. C’était quoi la décence ? Que savais-je encore des mots ? Je truffais mon vocabulaire de tant de mots ronflants qui n’avaient aucun écho en moi. J’étais trop eune et trop inexpérimenté et j’avais eu une enfance heureuse, du moins protégée, qu’aucun gouffre ne creusait, n’évidait de sa densité, qu’aucun malheur n’avait réduite en lambeaux, alors comment aurais-je su que la plupart des mots sont pétris de nuit ?
LNDT: @128. 10 séries époustouflantes pour une plongée en adolescence
Un podcast de 8′ de Radio France.
Les « teenage movies » fleurissent sur grands et petits écrans. Dans le domaine des séries, ce genre a donné des créations drôles, émouvantes, et tout à fait passionnantes. Nous en avons fait une petite sélection.Dans l’émission Grand bien vous fasse, l’adolescence était montrée sous la focale de ses fortes amitiés, si nécessaires à la construction de l’identité, et si utiles en cette période de grands bouleversements, de passage de l’enfance à celui de l’âge adulte.Les scénaristes et réalisateurs de séries ont depuis quelque temps une passion pour cette période de la vie, si intéressante à filmer et à regarder. Tout semble plus intense, plus beau et plus désespéré. Si la force des passions adolescentes vous manque, il est possible de les revivre, en se plongeant dans ces œuvres de fiction. Les difficultés inhérentes à cette période sont aussi dépeintes, permettant de mieux comprendre celles et ceux qui sont encore plongés dedans.
LNDT: @127. Pourquoi les amitiés à l’adolescence nous marquent-elles autant ?
Un podcast de 52′ de Radio France.
Ces amitiés si fortes perdurent-elles avec l’âge adulte ? Comment les parents doivent-ils se positionner, entre ingérence et indifférence ?
Souvenez-vous il y a 10, 30, 50 ou 60 ans de ce meilleur ou cette meilleure ami·e quand vous étiez adolescent·e. Ces rires, ces confidences, ces consolations, cette compréhension mutuelle, ces activités partagées…Des amitiés qui marquent une vie. Et aujourd’hui, vos enfants ou petits-enfants vivent les mêmes émotions.
Pendant cette période de la vie, il est naturel qu’ils s’éloignent un peu de leurs familles. Couper le cordon pour construire d’autres liens qui ne se fondent ni sur les liens du sang ni sur la sexualité.
Comme le rappelle la psychologue du développement Valérie Golly-Ledoux dans un article de The Conversation, « Les comportements des adolescents avec leurs amis se manifestent par des actes altruistes, de générosité, de coopération, d’entraide et la résolution de conflits pour maintenir la relation ». Quant au philosophe Giorgio Agamben, il définit l’ami « comme un autre que soi, avec lequel on partage la douceur même d’exister. »Quels sont les bienfaits de ces amitiés et comment repérer celles qui sont toxiques ou dysfonctionnelles ?Nos experts sont là pour apporter des éléments de réponse.
LNDT: @126. Des souvenirs d’adolescence gravés sur « Les murs de poussière »
Un podcast de 5′ de Radio France.
En 1977 Francis Cabrel sort son premier 33 tours « Les murs de poussière », un disque qui ressemble à un journal intime.
Plutôt introverti, Francis se livre grâce à l’écriture. Il revient sur les tourments de son adolescence et de sa jeune vie d’adulte. La chanson « Les murs de poussière », qui a donné son titre à l’album, prend l’allure d’une saisissante prémonition..
LNDT: @125. « Les Cahiers d’Esther », « Mes 14 ans », « L’été des charognes »… L’adolescence en bande dessinée
Un podcast de 4′ de Radio France.
Entre hier et aujourd’hui, chaque auteur a sa vision de l’adolescent. Un monde sépare Les Cahiers d’Esther de L’été des charognes. Des ados qui se montrent à ceux que l’on montre du doigt. Petit tour d’horizon.
Il y a plusieurs façons de penser l’adolescence en BD. Version Cahiers d’Esther de Riad Sattouf, qui regarde évoluer son objet d’étude et qui débute toujours de la même façon : « Je m’appelle Esther et j’ai 16 ans. J’habite toujours Paris avec ma pure famille d’exception et je songe à arrêter mes études. » Esther qui est célib, qui divise le monde entre bourges et le sien, qui a peur que la guerre en Ukraine arrive en France, qui passe son bafa, qui foire, selon elle, son oral de français.
Esther quoi.