LNDT: @67. Épisode 7/8 : Amours libres et coup de canif

Si l’amour au singulier n’est qu’un instrument de l’oppression des femmes et d’une volonté de les enfermer dans le carcan du mariage, pourquoi ne pas faire tout valdinguer ? À moins que, de nouveau, les femmes ne se fassent encore et toujours avoir.

Un podcast de Radio France de 28′

Polyamour, amour libre, adultère et double-vie… Le couple ne nous suffit pas. Et pourquoi nous suffirait-il, puisque nous ne cessons d’être confrontés à son caractère désuet ? La fidélité ne serait qu’un concept puritain, destiné au maintien de l’ordre et au contrôle des corps. Nous ne voulons plus circonscrire nos sentiments au couple nucléaire dans une société́ où s’ouvrent devant nous tous les champs des possibles.

La journaliste Sabrina Erin Gin le dit : “Aujourd’hui, mon refus d’être dans une relation monogame me dessert parce que les hommes ne sont pas prêts à révolutionner l’amour pour le moment. J’ai beau leur montrer la route, ils préfèrent partir de l’autre côté. Donc si je ne veux pas être monogame, je vais forcément me faire avoir.

Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi

HST.01-Qu’est ce que l’hypersensibilité ?

LNDT: @66. Épisode 6/8 : Le Cœur gros.

Survivre à la douleur si violente du chagrin d’amour et à une telle détresse émotionnelle, est-ce possible ?

Un podcast de Radio France de 28′

Les histoires d’amour finissent mal, en général, on ne cesse de nous le chanter, comme s’il s’agissait d’une situation anodine, d’un micro-évènement de notre existence dont on se remettrait d’un claquement de doigts.

Et pourtant, la rupture amoureuse nous plonge dans un état de désespoir dont on ne se remet parfois jamais. On le Cœur gros, cœur brisé, cœur en miettes, la douleur du chagrin d’amour est si violente qu’elle nous plonge dans une telle détresse émotionnelle dont on se demande même si on y survivra.

D’ailleurs, le médecin sexologue, Damien Mascret, explique qu’avoir le cœur brisé n’est pas qu’une expression : “On a découvert au Japon que le cœur pouvait être brisé. Alors pas au sens physique du terme, mais néanmoins pas loin. Parce qu’il peut effectivement, sous l’effet de la tristesse, du stress considérable que représente notamment une rupture ou la perte de l’être aimé, le cœur peut se modifier.”

Par ailleurs, il explique : “Dans le chagrin d’amour, il y a une chimie du cerveau qui est très perturbée, qui est en souffrance parce qu’il y a une sensation de manque. C’est-à-dire que subitement, on prive le cerveau de son produit, de sa drogue. L’amour est comme une drogue pour le cerveau”, c’est pourquoi, continue-t-il, “le chagrin d’amour fait mal, au sens presque physique du terme. Cette fois-ci, le corps est lui aussi impliqué, même s’il n’y a jamais de séparation stricte, évidemment, entre l’esprit et le corps. On a chimiquement un violent sevrage qui se produit dans le cerveau.”

Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi

HST.01-Qu’est ce que l’hypersensibilité ?

LNDT: @65. Épisode 5/8 : Entre nous c’était chimique.

À quand remonte l’amour dans l’histoire de l’humanité ? Trouve-t-il son origine dans la chimie du cerveau ? À moins qu’il ne s’agisse que d’une pure construction sociale…

Un podcast de Radio France de 28′

S’aimait-on au temps des cavernes ? Ou a-t-on attendu la sédentarisation pour que naisse le sentiment amoureux ? Notre envie de faire couple ne serait-il qu’un comportement primitif ? Notre amour ne serait-il que le fruit d’une bête stratégie évolutionniste de perpétuation de l’espèce ?

C’est en tout cas, ce que pense la neurobiologiste Lucy Vincent : “D’un point de vue neurobiologique, l’amour est un comportement spécifique qui a été mis en place par l’évolution pour assurer la survie de l’espèce”. Pour elle, l’amour, “est un phénomène lié aux processus qui ont été mis en place par l’évolution pour s’assurer vraiment de manière très ferme que les deux partenaires sexuels restent ensemble le temps nécessaire pour la reproduction et jusqu’au début d’autonomie du petit être humain”.

Mais pour Catherine Vidal, également neurobiologiste, le vécu individuel d’une personne est probablement plus important que le rôle des hormones : “Le coup de foudre est complètement construit psychologiquement et socialement. Cognitivement, ce n’est pas une décharge d’hormones qui va faire que notre attention se porte sur telle ou telle personne, mais c’est le résultat de tout un contexte lié à l’individu, aussi bien à sa vie intime qu’à la façon dont il s’inscrit dans la société”.

Dans cet épisode, Ovidie se demande donc à quand remonte l’amour dans l’histoire de l’humanité et s’il trouve son origine dans la chimie du cerveau. À moins qu’il ne s’agisse que d’une pure construction sociale…

Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi

HST.01-Qu’est ce que l’hypersensibilité ?

LNDT: @64. Épisode 4/8 : Refaire sa vie

Pour une femme, refaire sa vie, c’est affronter mille obstacles, mais c’est surtout faire le deuil de l’image idyllique de la relation.

Un podcast de Radio France de 28′.

Après de multiples mariages, divorces, pacs, dépacs, Ovidie n’est pas prête de remettre le couvert. Mais à 42 ans et un enfant à charge, elle s’interroge sur sa valeur sociale en tant que femme. Elle n’est pas sûre de valoir grand-chose sur le grand marché du couple. Et toutes les statistiques lui donnent raison.

Mais ce renoncement c’est abandonner la petite princesse en nous qui rêvait d’amour parfait et qui aujourd’hui est bien fatiguée. D’ailleurs Marion Garcia propose une explication à ce renoncement : “ Si ça n’apportait pas autant de bonheur d’aimer quelqu’un et d’être aimé de quelqu’un qu’on aime, ce serait plus simple. Simone de Beauvoir dans «Le Deuxième sexe » dit que l’amour n’a pas le même sens pour les hommes et pour les femmes. Pour les hommes, il est une chose parmi d’autres de leur existence, alors que les femmes sont invitées à penser que l’amour est l’essentiel de leur existence et que, évidemment, c’est l’occasion d’une oppression“.

Avec :

LNDT: @58. Sexualité : rallumer le feu

Ce sont trois histoires de désir perdu puis retrouvé. L’une parle d’un coup de foudre lors d’une croisière. Une autre raconte un processus de réappropriation de son corps après une infidélité. La troisième parle de tous les bouleversements qu’un simple baiser peut provoquer.

Elles ont perdu leur désir, ont vu leur libido disparaître ou s’évanouir pour diverses raisons : l’âge, l’ennui conjugal, etc. Mais, un jour, à la faveur de rencontres ou de situations sociales, tout est revenu : une épiphanie, un déclic, une renaissance pleine de promesses et de changements…

Un podcast de Radio France de 28′

Marie a retrouvé sa libido à l’occasion d’une croisière sur la Garonne. Avant le décès de son mari en 2015, sa vie sexuelle avait déjà fané : 

Petit à petit, je n’avais plus envie de faire l’amour avec lui. Entre-temps, la ménopause est arrivée aussi… J’ai cru sincèrement que c’était la cause de ma perte de libido.

En 2016, Marie embarque pour sa croisière fluviale. Dès le début, elle remarque la beauté du commissaire de bord, qui a trente ans de moins qu’elle. Et c’est le coup de foudre : 

Nos regards se sont croisés, et pour moi c’était dingue, ça m’est tombé dessus. Le coup de foudre, ça porte très bien son nom.

Troublée, Marie tente de se raisonner. Mais les heures passent et le plaisir est toujours là. Les regards se croisent, les pensées se multiplient, si bien que les pulsions libidinales reviennent. “Indescriptible”, confie-t-elle. Alors que le petit jeu continue avec le commissaire de bord, Marie n’ose point faire le premier pas, malgré les pensées qui la hantent.

Cette libido qui revient comme un boomerang… J’étais émue, étonnée, puisque je pensais l’avoir perdue à jamais. Et ça m’est revenu en pleine figure. C’était euphorique. Je ressentais dans mon corps une folle envie de faire l’amour…

Le dernier soir, Marie discute brièvement avec le commissaire. Rentrée dans sa chambre, elle ne parvient point à dormir. Le lendemain matin, sur le pont, ils font toutefois connaissance à la faveur d’un moment volé. Au moment des adieux, Marie ne se déclare pas. Si elle regrette aujourd’hui de ne pas avoir été plus entreprenante, elle s’est trouvée changée. Cette rencontre l’a plongée, dit-elle, dans un état d’euphorie pendant plusieurs semaines, comme une renaissance :

J’étais transformée, à tel point que certaines collègues m’ont demandé si j’avais rencontré quelqu’un ou si j’étais amoureuse. J’irradiais de bonheur. […] Le regard qu’il a posé sur moi a changé ma vie.

Kelly, elle, s’est sexuellement épanouie quand elle habitait New York. Jeune, elle a multiplié les expériences et les découvertes avant de se “ranger” et d’appliquer les schémas de vie qu’elle avait alors choisis. Elle rencontre alors son futur mari à 27 ans, avant de l’épouser à 29 et de tomber enceinte dans la foulée.

En l’espace de 18 mois, j’ai fait deux grossesses. 

Rapidement, Kelly décide avec son mari d’être mère au foyer. Mais elle se perd. Après des années de vie commune, elle n’a plus de vie sexuelle avec son mari. Le couple périclite quand, le soir de leur noce d’étain (10 ans), Kelly découvre qu’elle est trompée :

Je l’ai pris comme une rupture complète. J’en ai profité, j’ai fait plusieurs choses : vivre toute seule m’a fait du bien. Avec une amie, j’ai aussi décidé de prendre des cours de pole-dance.

Séparée de son mari, Kelly commence à passer du temps dans un club de strip-tease parisien : une sociabilité qui lui permet de retrouver sa confiance en elle et l’aide dans sa rupture. Elle change de vêtements, devient blonde, se fait faire des tatouages, et fait de nouvelles rencontres. 

Après son divorce, Kelly veut retrouver les aventures qui ont ponctué sa jeunesse. Elle commence ainsi à avoir de nombreuses expériences homosexuelles, qu’elle décrit comme “une fantastique découverte de soi”. Depuis, elle se décrit comme une bisexuelle non-exclusive, flirtant avec le poly-amour.

Pour moi, redécouvrir le désir a été une quête. Et je sais que j’ai encore plein de découvertes à faire.

Lou, enfin, est une mère de famille de 39 ans. En 2015, alors qu’elle s’ennuie et se sent délaissée par son mari, tout change au moment des attentats du Bataclan. Elle prend conscience de sa jeunesse, des pulsions de vie qui l’animent, de ses envies de fête. Elle sort ainsi de plus en plus, avec des ami(e)s et parents d’élèves. 

Un samedi, elle croise Antoine, un parent d’élève qui finit par l’inviter chez lui. Alors qu’ils se retrouvent seuls, sans les enfants, tout dérape :

C’est un chamboulement complet. Je ne comprends pas ce qui se passe en moi. Je sens mon corps qui se réchauffe et qui fond, mon cœur qui bat la chamade, je veux que ça continue, j’ai la tête qui tourne… C’est vraiment extrêmement fort.

Tellement fort que Lou doit partir, s’aérer et marcher dans la rue, “comme en transe”. Dépassée par ce désir, elle récupère sa fille et rentre chez elle. Le lendemain, elle reçoit un long message de la femme d’Antoine. Un article du Monde, sur les relations naissantes au sein des couples, est joint au message.

Les deux femmes conviennent de parler. Face à la femme d’Antoine, Lou craint le pire… 

Dès ce jour-là, il y a en moi quelque chose qui a changé profondément. Mon rapport aux gens, à mon corps, à ma sexualité, a complètement changé. J’ai commencé à regarder les hommes, à regarder les femmes — ce que je ne faisais pas auparavant. […] J’étais dans un état de renaissance. 

Forte de cette renaissance, Lou a changé son mode de vie. Elle fréquente des cercles libertins, BDSM, expérimente les relations sexuelles dites “kinky” et questionne son genre. La renaissance du désir est, en somme, une renaissance absolue.

Reportage : Pauline Verduzier

Réalisation : Émily Vallat

Merci à Lou, Kelly et Marie.

Musique de fin : « You Make Me Feel (Mighty Real) », Sylvester – Album : Step II, 1978. 

LNDT: @56. « Sexotuto » : la sexualité abordée sans tabou dans une websérie produite par Maïtena Biraben.

Ces petits sketches drôles et pédagogiques sont destinés aux 12-18 ans.

La puberté, les règles, la masturbation, l’inceste, les fantasmes, le consentement : aucun sujet n’est mis de côté dans Sexotuto, une série pour ados mise en ligne sur Lumni, la plateforme éducative de France Télévisions. Il s’agit de 38 vidéos, dans lesquelles on retrouve Ambre et Eddy, deux jeunes adultes, pour un cours d’éducation sexuelle. À l’origine de ce projet, Maïtena Biraben, également productrice : « Il n’y a aucun tabou dans cette série, dont le cœur est le respect de soi et de l’autre. La sexualité est préemptée par l’éducation, les religions, les bien-pensants, alors que ça devrait être un lieu de créativité, de liberté, d’abandon, de ratages, un endroit où on peut s’épanouir. Et je crois qu’on est nombreux à pouvoir dire que ça n’a pas été le cas pour nous. » Pour les jeunes d’aujourd’hui, la sexualité s’apprend très souvent sur internet. Un podcast de Radio France de 7

Et pour voir la web série SEXOTUTO, c’est par ICI.

LNDT: @49. Comment devenir plus créatif dans son couple ?

Comment pimenter sa vie de couple ? Jeux érotiques…Être plus créatif, sexuellement ?

Car, pour beaucoup, à tort ou à raison, satisfaction conjugale et satisfaction sexuelle semble se combiner.

Alors que faire, quand le désir bat de l’aile, que la libido reste désespérément en berne, par flemme, parce que la vie quotidienne est trop lourde, que les enfants sont à côtés, parce que la routine sexuelle a émoussé l’envie de faire l’amour, et pour mille autres raisons…Faut-il s’en remettre à la fatalité ?

Faut-il forcément se forcer quand le duo amoureux se satisfait de cette routine conjugale ? Comment ranimer la flamme, comment redonner un souffle érotique à son couple ? Comment réinventer sa sexualité, sans recourir aux sempiternels dessous coquins et autres accessoires qui peuvent avoir l’effet inverse ? Un podcast de Radio France de 52′.

LNDT: @48. Existe-t-il une différence entre le désir masculin et le désir féminin ?

Le désir masculin : mythes et réalités ! Il n’a rien de mécanique et son siège est avant tout dans la tête…

À l’occasion du nouveau documentaire de la journaliste et autrice Maïa Mazaurette, « Désir, ce que veulent les hommes », diffusé le mercredi 12 octobre sur TMC, l’émission explore cet obscur objet qu’est le désir masculin. L’occasion aussi de se demander s’il est vraiment différent de celui des femmes.

Le désir, c’est difficile à définir et à appréhender, comme l’explique Olivia Benhamou, psychologue clinicienne : « le désir, c’est une chose complexe. C’est une alchimie qui est un mélange de pulsions. Donc il y a une dimension anatomique, physiologique, hormonale, mais aussi de construction fantasmatique, et de pensées éventuellement érotiques. ». Un podcast de Radio France de 52′.

LNDT: @43. Pourquoi plus le temps passe, plus le désir se fait la malle ?

C’est un énorme cliché de le rappeler, mais en couple, le désir ne dure pas éternellement. Le délitement n’arrive pas de manière linéaire certes, mais les statistiques sont formelles…

Plus on reste en couple, plus le désir se fait la malle et, au passage, plus la satisfaction sexuelle diminue. Une enquête publiée il y a quelques années le montrait : au bout de deux ans de couple, la satisfaction sexuelle a déjà baissé d’un quart par rapport au début de la relation. Et au bout de quatre ans elle a baissé d’un tiers.

Comme par hasard c’est précisément le moment où le taux d’infidélité commence à grimper – quelle coïncidence stupéfiante. En fait le moment où on est le plus heureux sexuellement en couple, et le plus fidèle, c’est entre six mois et un an de relation : là c’est l’état de grâce, on se connaît assez pour se faire confiance, mais il reste encore du mystère. Un podcast Radio France de 3′

LNDT: @42. Comment parler d’amour aux enfants ?

L’amour, ça peut commencer dès le plus jeune âge. Comment le définir et en parler en tant que parents ou proches ?

L’amour, ce sentiment qui peut nous étreindre dès notre plus jeune âge. Souvenez-vous ce petit amoureux, de cette petite dulcinée, à la maternelle, à l’école primaire. De ces premiers émois qui faisaient palpiter votre cœur.

Dans cette émission, sont évoquées les multiples facettes de l’amour, ce sentiment vif qui pousse à aimer, à vouloir du bien. Coup de projecteur sur l’amour sous toutes ses facettes !

Comment naît l’amour ? Quelle est la différence avec l’amitié ? Quand sait-on vraiment qu’on est amoureux ? Que se passe-t-il dans son corps et dans son esprit ? Qu’est-ce que le coup de foudre ? Comment parler de la rupture ? Et puis quelles sont les choses à éviter ? Un podcast Radio France de 51′.