LNDT: @238. Futurs parents

Un podcast de Arté Radio de 11′

«  C’est un chat hyperactif  »

Elise, 27 ans, et François, 26 ans, attendent leur premier enfant. A moins d’un mois du jour J, le jeune couple peine à se projeter dans son rôle de parents. Une insouciance revendiqué, des pères et mères pas stressés.

LNDT: @237. Fast and phallus

Un podcast de Arté Radio de 22′

« Un mot qui résumerait ma situation au lit, ça serait « rapide » »

5 minutes et 40 secondes : c’est la durée moyenne d’un rapport sexuel selon les chercheurs. Parfois c’est plus, et parfois… c’est moins. Beaucoup moins. Près d’un homme sur 4 ou 5 éjacule en quelques secondes, juste après le début de la pénétration. Si certains n’y attachent aucune importance, la plupart en souffre énormément. Perte de confiance en soi. Baisse de libido. Peur de décevoir leur partenaire. Et surtout, surtout… silence absolu. L’éjaculation précoce, ou « rapide » comme disent les sexologues, est totalement taboue dans une société qui prône la réussite et la performance. Après 6 mois de recherches, un seul homme a accepté de témoigner au micro de Louise Régent. De raconter sans pudeur ce qui se passe sous la couette et dans sa tête. « De moi-même, dit Benjamin, je ne vais pas aller voir une fille qui va me plaire. Parce que je sais pertinemment que je ne serai peut-être pas à la hauteur de ce qu’elle attend d’un rapport ». Son récit intime est éclairé par l’analyse du médecin sexologue Gilbert Bou Jaoudé, directeur du Centre d’études et de traitements des dysfonctions sexuelles et du couple, et co-fondateur de la plateforme de télé-consultation Charles.co.

LNDT: @236. Doit-on apprendre à faire l’amour ?

Un podcast de Arté Radio de 37′

« La manière dont on fait l’amour est socialement codifiée »

Comment continuer à faire l’amour sans se poser de questions quand on est hétéro, mais aussi fan de Virginie Despentes ? Intellectuellement, on peut tout à fait adhérer aux idées féministes qui démontent les pratiques érotiques standard, à base de pénétration et de domination masculine. Mais en pratique, il n’est pas forcément évident de rebooter son répertoire à fantasmes. Peut-on vraiment dégommer les scénarios sexuels incrustés dans notre psyché ? Qu’en faire ? Comment les assumer sans s’aliéner à ce fichu patriarcat ?

En proie à ces grandes questions et à un vague sentiment de culpabilité, Delphine Saltel rencontre le philosophe Alexandre Lacroix, homme, cis, hétéro, marié, père de 5 enfants, et philosophe. Dans son dernier livre « Apprendre à faire l’amour » paru aux éditions Allary, il essaie d’interroger la sexualité hétéro standard, à sa manière. En puisant dans sa discipline quelques outils sexologiques originaux, Alexandre Lacroix nous incite à passer au rayon X les scripts sexuels dominants dont nous avons hérité. Car pour revisiter nos automatismes et notre imaginaire érotique, il faut déjà prendre conscience des règles et des conventions sociales auxquels on obéit souvent inconsciemment quand on fait l’amour. Analyser le cocktail freudo-porno-sexo qui nous abreuve, et changer nos habitudes pour espérer modifier le scénario. 


LNDT: @235. Comment parler d’amour

Un podcast de Arté Radio de 28′

« Le langage peut nous sauver du langage »

“On était faits pour se rencontrer”, “Tu es la femme de ma vie”, “Je t’aimerai toujours”, “Il faut qu’on parle”…  Dans une histoire de couple, à chaque étape, de la rencontre à la rupture, on a besoin de mots. Pour comprendre ce qui nous arrive, déclarer nos sentiments, se raconter une histoire. Mais si chaque relation amoureuse est unique, le langage, lui, nous est commun. Et il est rempli de figures de styles, de métaphores romantiques, d’expressions figées dont on hérite sans toujours savoir d’où elles viennent ou ce qu’elles signifient exactement. Un peu comme si notre langue maternelle était une maison, dans laquelle on a grandi et qu’on connaît par cœur. Pas besoin de se demander quel placard ouvrir pour trouver le café ou les chaussettes. C’est confortable, familier, mais c’est ce qui fait que la plupart du temps, on ne pense pas entièrement à ce qu’on est en train de dire. Les phrases nous sortent de la bouche de manière automatique. Or, ce qu’on dit influence directement nos histoires d’amour, notre manière de les vivre et ce qui se passe au sein du couple. Il est donc essentiel de réfléchir à ce que les mots d’amour charrient comme signification, leurs sous-entendus, et les malentendus qu’ils produisent. C’est le travail des linguistes.

Vivons heureux avant la fin du monde (17) : Comment parler d’amour
Un podcast de Delphine Saltel

Avec Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique à Sorbonne université, qui a écrit un essai formidable, « Le Langage de l’amour – De la rencontre à la rupture, comment les mots révèlent nos sentiments » (Grasset, 2022). Elle nous aide à prendre conscience de ce que nous disons vraiment quand nous parlons. À débusquer les pièges cachés dans les plus jolies déclarations, les résidus d’éternité, de monogamie et de romantisme échevelé qui ne correspondent pas forcément à nos besoins, à nos envies et à nos façons d’aimer.

LNDT: @234. Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie.

Un podcast de Arté Radio de 44′

« Le modèle du bon parent est une norme, une construction culturelle »

Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l’on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n’ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s’épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l’enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.
Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n’ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j’ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d’où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Claude Martin, sociologue
– Charlotte Debest, sociologue
– Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip
– Emilie S.

LNDT: @233. Comment (bien) se séparer

Un podcast de Arté Radio de 41′

« Le couple, c’est un art de la conversation »

Parmi les dégâts collatéraux de la crise sanitaire, il faut compter l’explosion du nombre de séparations. Certains cabinets d’avocats spécialisés dans les divorces ont vu leur activité augmenter de 120%. Visiblement, les confinements successifs sont venus accélérer une tendance déjà bien en place : depuis le milieu des années 60, l’espérance de vie moyenne des couples n’a cessé de chuter. Les couples stables qui blanchissent ensemble sont en voie d’extinction, et nos trajectoires affectives de plus en plus précaires. Cela, hélas, on le sait. Alors, au moment de tomber amoureux, d’habiter ensemble et de faire des enfants, pas la peine de lire des livres de psycho ou de développement personnel dans l’espoir d’entretenir la flamme pour faire perdurer son couple. On ferait mieux de prendre acte des statistiques et de se préparer à l’éventualité d’une séparation, au cas où. D’anticiper ce qui arrive quand on passe par la case rupture, garde alternée et ou famille recomposée. Des étapes devenues banales dans nos jeux de l’oie amoureux mais qui, à l’échelle individuelle, chamboulent toujours tout comme un tremblement de terre.

Pourquoi on se sépare autant, si vite et si mal, et comment encaisser cette épreuve sans y laisser toutes ses plumes ? Pour démarrer cette deuxième saison de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel entreprend de constituer un petit guide de survie en cas de séparation, en trois épisodes. Elle enregistre des couples qui cherchent à communiquer dans un centre de médiation familiale – interroge des divorcés plus ou moins traumatisés – rencontre des chercheuses en sciences sociales et des historiens qui décryptent ce qui se cache derrière cette forte augmentation des séparations conjugales.

Séparation, mode d’emploi (1/3) : Les nouvelles règles du jeu 
Dans ce premier volet, la célèbre  sociologue Irène Théry, qui travaille sur la séparation depuis des années, déblaie le terrain autour de nos idéaux collectifs : le couple stable, l’amour toujours, ce qu’on en attend, ce qu’on y projette. Car c’est loin d’être bien clair dans nos têtes, surtout quand on se situe dans le ventre mou du modèle hétéro-monogame-avec enfants. L’égalité des sexes a totalement rebattu les cartes, et reconfiguré l’idée même du couple. Pour comprendre ce qui nous arrive, il faut commencer par expliciter les règles du jeu qui organisent désormais nos vies amoureuses et familiales  : duo-conversation, art de la dispute, CDD amoureux, liens de filiation indissolubles. Irène Théry nous invite à faire un détour par les comédies de l’âge d’or de Hollywood (Hawks, Lubitsch, McCarey) en compagnie du philosophe américain Stanley Cavell. Nous comprenons que quand Katharine Hepburn tient tête à Cary Grant, c’est le couple moderne qui est en jeu. Ainsi, l’autrice du Démariage nous livre quelques clés pour déverrouiller nos dilemmes et nos injonctions contradictoires. De quoi limiter la casse si on doit finir un jour, hélas, par se partager les meubles ou la garde des enfants.

Avec :
– Irène Théry, sociologue, autrice de « Le démariage »
– Le témoignage de Sophie D.
– Un reportage dans un centre de médiation familiale de l’association Olga Spitzer

LNDT: @232. À quelle heure tu prends les enfants?

Un podcast de Arté Radio de 41′

« Ca fait du bien de rentrer chez soi ! »

Le dernier volet de notre trilogie sur la séparation est consacré aux enfants, à ce qui leur arrive quand le duo parental splitte pour de bon et qu’il faut inventer la vie d’après. On n’a pas forcément tous la fantaisie ni les moyens de se construire un « sépartement », un appartement commun mais séparé, comme le font Romane Bohringer et Philippe Rebbot dans leur joli film “L’amour flou” (2018), et dans la série qui a suivi.

Alors, Delphine Saltel préfère centrer cet épisode sur le mode de garde encouragé par la loi française depuis 2002 : la “résidence alternée”. La vie découpée en semaines paires ou impaires, les usines à gaz logistiques, les dilemmes éducatifs, et autres tribulations familiales en tous genres que cela entraine. Avant, lors d’une rupture conjugale, les juges aux affaires familiales confiaient la garde à l’un ou l’autre des parents. Dans la très grande majorité des cas, c’était la mère : le père, lui, avait juste un week-end sur deux. Aujourd’hui, on valorise le système plus égalitaire du « une semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires », notamment parce qu’il permet aux enfants de garder un lien fort et régulier avec les deux parents. Ça semble mieux pour tout le monde, en tout cas sur le papier. Mais surprise, malgré ce consensus apparent, la résidence alternée n’est pas si répandue que ça. Elle est même minoritaire : d’après les chiffres du dernier recensement de 2020, 12 % seulement des enfants de couples séparés vivent en alternance chez leurs parents. Pourquoi un tel fossé entre le modèle conforme à nos idéaux et nos pratiques réelles ? Et que révèle-t-il ? Il faut aller voir ça de plus près, débusquer ce qui se cache dans les angles morts pour mieux comprendre les défis, les galères et les questions que nous pose cette nouvelle manière de faire famille…

Avec :
– Emilie Biland, sociologue
– Claude Martin, sociologue
– Benoit Hachet, sociologue 
– Irène Théry, sociologue
– Reportage dans un centre de médiation familial
– Témoignages de Stéphanie D. , mère divorcée et Mathilde G,  qui a vécu en résidence alternée dans son enfance. 

LNDT: @231. Qu’est-ce qui pourrait sauver le couple ?

Un podcast de Arté Radio de 42′

« On est malheureux parce qu’il y a une norme qui dit que pour être heureux il faut être en couple »

Avant, c’était simple : on se mariait une bonne fois pour toutes, et si on était malheureux, on attendait que l’autre meure. Au moins, c’était clair, transactionnel et bien fichu. Aujourd’hui, on se met en couple par libre choix. L’unique condition préalable, c’est l’amour. Rien que ça. Une entité sociale avec l’amour pour unique condition ? Sans rire ? Qui a eu cette idée folle ? Et comment s’est-on retrouvé à reproduire massivement le même modèle : stable, monogame, cohabitant ? On est beaucoup, en tout cas chez les hétéros, à courir après un idéal en kit et prêt à l’emploi : toi, moi, l’amour, une maison, éventuellement du cake au chocolat pour les enfants. Souvent, de plus en plus, on n’y arrive pas, alors on se quitte. Et puis on recommence. Au lieu d’amener notre vieux modèle de couple au garage, de lui ouvrir le capot et d’en dévisser les normes : les notions d’exclusivité, de fidélité, de liberté par exemple. Heureusement, il existe des gens très intelligents qui réfléchissent à tout ça. Je suis allée les voir. Dans cet épisode, une historienne, une grande sociologue, une juriste, et même un philosophe nous aident à réinventer l’amour, la vie commune, et le sexe aussi.


Avec :
– 
Bibia Pavard, historienne, maîtresse de conférences à l’université Paris II Panthéon Assas
– Eva Illouz, sociologue, directrice d’études à l’EHESS
– Marcela Iacub, juriste et essayiste
– Pierre Zaoui, philosophe
– Lisa

LNDT: @230. Trouble dans le couple

Un podcast de Arté Radio de 68′

Pourquoi lorsque l’on parle d’amour, l’idée de couple nous vient tout de suite en tête ? Comment se fait-il que celui-ci soit perçu avant tout comme un rapport entre individus, alors même qu’il s’inscrit dans un contexte anthropologique – historique, politique, familial et économique – très fort ? Au-delà des sentiments amoureux, qui existent évidemment, qu’est ce qui se joue au sein de la conjugalité ? Quels rapports de pouvoir se reproduisent ? Et que se passe-t-il lorsque l’on se sépare, ou lorsqu’on fait le choix d’être célibataire ?

À travers les histoires d’Eléonore, qui s’est accrochée coûte que coûte à l’idée de couple avant de déchanter, et celle d’Anna, qui n’en a jamais voulu mais a été rattrapée, cet épisode interroge le couple d’un point de vue féministe.

Avec comme toujours des éclairages de chercheuses et des lectures choisies par Charlotte Bienaimé. Avec : – Eléonore et Anna – Claire-Lise Gaillard, historienne – Mélanie Gourarier, anthropologue – Marie Bergström, chargée de recherche à l’Institut National d’Etudes Démographiques – Céline Bessière, professeur de sociologie Textes : – « Le coût de la vie », Deborah Levy, Eidtions du sous-sol, 2020. – « L’éloge du risque », Anne Dufourmantelle, Editions Rivage, 2021. Remerciements : Vx et tous les habitant.e.s de son village rencontré.e.s pour cette émission. Liens : – « Au-delà du personnel , pour une transformation politique du personnel », Corinne Monnet et Léo Vidal – « Le genre du capital », Céline Bessière et Sibylle Gollac – « Pourquoi le patriarcat ? », Carol Gilligan – « Les nouvelles lois de l’amour », Marie Bergstrom – « Apha Mâle », Mélanie Gourarier – Le genre des célibats – « Nos amours radicales », Léane Alestra, Anaïs Bourdet, Sabrina Erin Gin, Lou Eve, Axelle Jah Njiké, Sharone Omankoy, Emanouela Todorova, Nanténé Traoré – « Réinventer l’amour », Mona Chollet – Le cœur sur la table, Victoire Tuaillon

Travail, éducation, santé, écologie, sport, parentalités, sexualités, violences, discriminations…Charlotte Bienaimé invite à la réflexion sur un enjeu de société majeur. Une création de Charlotte Bienaimé Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé Réalisation, mixage et musique originale : Samuel Hirsch Lectures : Estelle Clément Béalem Sélection des textes, réseaux sociaux et et accompagnement éditorial : Sarah Bénichou Illustrations : Anna Wanda Gogusey A retrouver sur : https://www.arteradio.com/son/6167364…

LNDT: @229. Soumis, la servitude érotique

Un podcast de Radio France de 60′

Par le verbe, la chair et le souffle, Beverly, Christian, Jean-Pierre et Arno expriment la façon dont le lien de soumission se noue, à quoi il engage ceux qui s’y destinent, et comment ce désir évolue au fil des années. Une Expérience proposée par Léa Racine.

Une « Expérience* »* signée Léa Racine, réalisée par Angélique Tibau

Dans l’érotisme de la contrainte, le désir se teinte de crainte légère, accepte l’inconfort, l’incertitude et la retenue, amplifiant la saveur du réconfort, du soulagement, de l’abandon. On ne s’y soumet pas pour la douleur, mais la capacité à endurer cette douleur fait partie de ce que l’on peut offrir à l’être aimé.

Beverly a prêté serment d’allégeance, offrant à son épouse « sa liberté et un support matériel, intellectuel et corporel« . Christian porte les initiales de sa Souveraine marquées dans sa chair et définit cette relation comme relevant de l’ »amour courtois : une façon de lui appartenir sans être un esclave. » Jean-Pierre recherche « la ligne de crête« , la possibilité de dépasser ses limites psychiques et physiques pour honorer sa femme.

Pour chacun d’eux, l’engagement dans une relation de soumission semble s’être posé comme une évidence, si ce n’est une nécessité. Aller vers la plus grande exigence vis-à-vis de soi-même pour satisfaire aux attentes de l’être aimé, transcender le sentiment d’une banalité de soi par l’expérience d’une soumission porteuse d’élévation ; cela « donne la paix« , au prix d’efforts consentis : « il suffit d’obéir« .

Dans sa pièce Cuir, le performer Arno Ferrera et son partenaire Gilles Polet sont parés d’un harnais de cuir fabriqué sur le modèle de ceux destinés aux chevaux de trait. Ces deux hommes se manipulent, se bousculent, se soulèvent, luttent ensemble et l’un contre l’autre.
La contrainte corporelle tout comme la douceur et l’écoute, le harnachement équin faisant écho aux cuirs et parures utilisés comme accessoires de jeu dans les milieux sadomasochistes en ce qu’ils contraignent et subliment le corps ; la matière sonore générée par leur duo est un récit en contrepoint, dont les sons viennent enserrer la parole des trois personnages.

Pour en savoir plus