LNDT: @229. Soumis, la servitude érotique

Un podcast de Radio France de 60′

Par le verbe, la chair et le souffle, Beverly, Christian, Jean-Pierre et Arno expriment la façon dont le lien de soumission se noue, à quoi il engage ceux qui s’y destinent, et comment ce désir évolue au fil des années. Une Expérience proposée par Léa Racine.

Une « Expérience* »* signée Léa Racine, réalisée par Angélique Tibau

Dans l’érotisme de la contrainte, le désir se teinte de crainte légère, accepte l’inconfort, l’incertitude et la retenue, amplifiant la saveur du réconfort, du soulagement, de l’abandon. On ne s’y soumet pas pour la douleur, mais la capacité à endurer cette douleur fait partie de ce que l’on peut offrir à l’être aimé.

Beverly a prêté serment d’allégeance, offrant à son épouse « sa liberté et un support matériel, intellectuel et corporel« . Christian porte les initiales de sa Souveraine marquées dans sa chair et définit cette relation comme relevant de l’ »amour courtois : une façon de lui appartenir sans être un esclave. » Jean-Pierre recherche « la ligne de crête« , la possibilité de dépasser ses limites psychiques et physiques pour honorer sa femme.

Pour chacun d’eux, l’engagement dans une relation de soumission semble s’être posé comme une évidence, si ce n’est une nécessité. Aller vers la plus grande exigence vis-à-vis de soi-même pour satisfaire aux attentes de l’être aimé, transcender le sentiment d’une banalité de soi par l’expérience d’une soumission porteuse d’élévation ; cela « donne la paix« , au prix d’efforts consentis : « il suffit d’obéir« .

Dans sa pièce Cuir, le performer Arno Ferrera et son partenaire Gilles Polet sont parés d’un harnais de cuir fabriqué sur le modèle de ceux destinés aux chevaux de trait. Ces deux hommes se manipulent, se bousculent, se soulèvent, luttent ensemble et l’un contre l’autre.
La contrainte corporelle tout comme la douceur et l’écoute, le harnachement équin faisant écho aux cuirs et parures utilisés comme accessoires de jeu dans les milieux sadomasochistes en ce qu’ils contraignent et subliment le corps ; la matière sonore générée par leur duo est un récit en contrepoint, dont les sons viennent enserrer la parole des trois personnages.

Pour en savoir plus

LNDT: @228. Pourquoi ment-on dans le couple ?

Un podcast de Radio France de 51′

À quoi sert le mensonge dans le couple ? Faut-il tout se dire, sur tout, tout le temps ?

Pourquoi ment-on dans le couple ? Qu’est-ce qui pousse à ne pas dire la vérité, même quand ce n’est pas grave ?

Les raisons sont nombreuses de mentir, par omission, pour éviter un conflit, une émotion désagréable, pour obtenir quelque chose, pour se protéger ou encore pour cacher un acte que l’on n’assume pas.

La franchise, la transparence sont-elles vraiment le ciment du couple ? À partir de quel moment les mensonges répétés corrodent-ils la relation amoureuse ? Quels sont les mensonges acceptables et ceux qui sapent la conjugalité ? Et puis faut-il mentir sur la qualité des relations sexuelles dans le couple, avec la question de la simulation de la jouissance ?

Éléments de réponse avec nos expertes. Et vous, vous êtes-vous plutôt adepte de la transparence absolue ou des petits mensonges au sein de votre duo amoureux ?

Le mensonge est omniprésent

Le nuancier du mensonge dans le couple est très large, de la petite cachotterie, sans conséquence à priori, à la grande trahison, en passant par le mensonge par omission pour ne pas blesser l’autre. Cela va des mensonges les plus futiles aux plus toxiques.

Cécilia Commo, psychanalyste, sexologue et thérapeute de couple, va se charger dans l’émission de défendre le mensonge, et de lui trouver des vertus. Elle pense que le mensonge est quand même omniprésent dans les relations de couple, à l’insu du plein gré des membres, c’est-à-dire que les gens s’en défendent beaucoup, mais pour elle, s’ils pouvaient noter toutes leurs interactions de la journée, ils se rendraient compte qu’ils ne sont pas dans une parfaite franchise et une absolue vérité.

La vérité est parfois difficile à dire et le mensonge peut aussi être la solution de facilité. Il faut en tout cas distinguer les mensonges par omission, les falsifications, les gros mensonges, l’infidélité ou le petit mensonge sur ce que l’on a mangé.

Pour quelles raisons ment-on dans un couple ?

Certains mensonges ont pour finalité de se protéger soi, quand d’autres ont pour finalité de protéger l’autre. Camille Rochet, psychologue, pense qu’il y a quand même une question importante à se poser sur l’intention : qu’est-ce que je cherche à éviter ou qu’est-ce que je cherche à ne pas faire à partir du moment où je mens ? Regarder le mensonge comme un symptôme, c’est aussi regarder ce qui se joue dans le nous du couple, dans la relation. Quelques explications :

– Protéger la sensibilité, voir la susceptibilité de l’autre

On appelle ça les mensonges blancs. Cela ne veut pas dire que ça ne s’interroge pas, parce que cela peut quand même être un frein de devoir filtrer en permanence ce qu’on dit pour protéger quelqu’un dans sa sensibilité ou sa susceptibilité. Cela peut empêcher les informations de circuler. La grande majorité des mensonges serait quand même pour éviter un conflit ou une conversation difficile.

– quand on est égoïste

C’est un des vrais motifs de mensonge dans le couple, de cacher le fait qu’on n’a pas pensé à l’autre. Par exemple, on a fini la mousse au chocolat qui était dans le frigo mais on ne le dit pas.

– cacher des côtés honteux de soi-même ou un secret

Cela peut être pour préserver un secret, quelque chose qui nous appartient dans notre vie d’avant par exemple et qu’on n’est pas obligé de révéler.

– Une volonté de contrôle

Cela peut rassurer d’avoir ce contrôle-là quand au contraire parfois on demande à l’autre une grande transparence.

Les mensonges, le signe d’un problème ?

Pour Cécilia Commo, il y a un côté très ordinaire finalement au mensonge qui est omniprésent et qui ne signe pas forcément des relations déséquilibrées ou dysfonctionnelles, mais des relations qui fonctionnent de manière tout à fait normale. Elle ajoute que le mensonge est jugé car répréhensible d’un point de vue moral. Elle cite des études selon lesquelles on mentirait au moins une fois par jour, et cela peut aller jusqu’à 40 ou 50 fois, sans même parfois que l’on s’en rende compte.

Pour Camille Rochet, psychologue, cela peut tout de même être un problème, comme elle l’explique : « J’en viendrai quand même au fait que la solution de dissimuler n’est quand même pas une solution. On ne règle pas le problème, on évite un problème. Ces couples qui s’habituent à ça en arrivent à des relations vraiment de soumission et domination. En ne disant pas les choses, j’évite que tu me domines, mais en fait en ne disant pas les choses, je te laisse aussi continuer et penser que tu as le pouvoir sur la relation. Donc il y a une espèce de jeu de pouvoir. »

En cas d’infidélité

Cécilia Commo nous indique qu’il faut réfléchir à la raison pour laquelle on parlerait d’une infidélité : « La première question que je pose souvent aux gens, c’est le motif. Pourquoi ils le diraient ? Parce que quand on le dit, c’est qu’on cherche quelque chose. On cherche à débloquer quelque chose, on cherche à révéler quelque chose. Ça peut être très intéressant, mais il faut qu’il y ait un motif qui ouvre sur des possibilités. Or, finalement, souvent, c’est pour se soulager, c’est par culpabilité, ce n’est pas pour construire autre chose à côté. Donc ça, c’est la première question, d’informer et de demander aux gens de s’interroger, de prendre le temps avant d’aller parler de ça et de détruire la personne en face. Il faut que ça produise quelque chose de positif. Et s’ils ne sont pas certains des motivations qu’il y a derrière, qu’ils prennent un petit peu plus de temps pour y réfléchir. »

Pour Camille Rocher, mieux vaut ne pas mentir mais ne pas rentrer dans les détails non plus : « Je vois tellement de gens qui vont dans des hôpitaux psychiatriques, des personnes qui sont rentrées dans des maladies mentales parce qu’on leur avait trop menti. C’est un extrême, certes, mais attention, quand je dis moi-même que ‘je modifie un peu notre contrat de base, je ne te le dis pas parce que les conséquences pourraient être importantes. Je te prive de ta liberté’, et à partir du moment où l’autre le découvrir, on l’a privé de sa liberté. Et d’ailleurs, c’est ce qui est dit, ce que j’entends, au quotidien dans mon cabinet. ‘Au-delà de l’infidélité, le pire c’est ton mensonge, de me dire que tu m’as fait croire que t’étais un week-end en séminaire, etc. En fait pas du tout.’ Il faut que l’esprit se refasse tout un scénario qu’on n’avait absolument pas envisagé. ‘Tu m’as privé d’une période de ma vie en fait.’ Et les conséquences sont hyper lourdes. Alors oui, ne pas tout dire non plus, évidemment. »

-> Pour en savoir plus, écoutez l’émission…

Les invitées

Camille Rochet : psychologue, diplômée de l’École de Psychologues Praticiens de Paris. En parallèle de ces activités, Camille tient depuis 2011 le blog « Anoustous », qui traite au jour le jour de tous les sujets qui peuvent aider le couple, la famille et l’individu, dans l’optique de permettre une approche simple de la psychologie. Livre : Les 5 croyances qui empêchent d’être heureux en coupl e – Larousse 2022

Cécilia Commo : psychanalyste, sexologue et thérapeute de couple. Elle assure la prise en charge des couples et des adultes qui rencontrent des difficultés dans leur vie personnelle, leur vie sentimentale et/ou sexuelle dans son cabinet à Paris*. Son site,* sa chaîne Youtube. Livre : Le couple parfait n’existe pas , Éloge de l’imperfection amoureuse – Flammarion 2022

Cécile Gueret : psychopraticienne en gestalt-thérapie à Tours. Elle est également journaliste spécialisée en psychologie et animatrice des interviews « Rencontres Auteur » Cairn.Info. Livre : Aimer, c’est prendre le risque de la surprise. Éloge de l’inattendu dans la rencontre amoureuse – Albin Michel 2020

Gwenaëlle Boulet : “Ma vie de parent”

LNDT: @227. Sexualité post-MeToo : les Français font de moins en moins l’amour, mais « mieux »

Un podcast de Radio France de 4′

De plus en plus de Français déclarent ne pas avoir de rapports sexuels selon une étude de l’Ifop. Cela concerne notamment les jeunes de 18 à 24 ans : plus d’un sur quatre n’a pas fait l’amour cette année. Une baisse en quantité au profit de relations choisies et plus qualitatives.

Les Françaises et les Français font de moins en moins l’amour. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Ifop pour la marque suédoise de sextoys Lelo parue le 6 février 2024. Cette étude montre qu’un Français sur quatre – parmi ceux ayant déjà fait l’amour – n’a pas eu de rapport sexuel au cours des 12 derniers mois. Un chiffre en forte augmentation puisqu’en 2006 cela concernait plutôt un Français sur dix.

Pour arriver à ces résultats, l’Ifop a interrogé près de 2.000 personnes majeures de France métropolitaine représentatives de la population générale entre le 29 décembre 2023 et le 2 janvier 2024.

https://datawrapper.dwcdn.net/Ai6zZ

Non-bacheliers, chômeurs et Parisiens sont moins actifs sexuellement

L’étude met en lumière une sexualité différente selon les milieux sociaux. Le nombre de personnes n’ayant pas fait l’amour ces 12 derniers mois est plus important chez les personnes n’ayant pas le bac, et diminue avec le niveau d’étude. C’est 33% des non-bacheliers qui n’ont pas fait l’amour ces 12 derniers mois, contre 17% des personnes ayant fait des études dans le supérieur.

L’inactivité sexuelle est aussi plus élevée chez les personnes habitant en région parisienne (33%), que chez les non-franciliens (22%). Cette absence de relations sexuelles se retrouve aussi davantage chez les hommes au chômage, qui sont 36% à ne pas avoir fait l’amour ces 12 derniers mois, contre seulement 16% des salariés et chefs d’entreprise. Une différence moins marquée chez les femmes chômeuses.

Baisse du sexe chez les 18-24 ans : une génération libérée des injonctions

En 2006, seule une personne interrogée sur 20 disait ne pas avoir fait l’amour au cours de l’année passée, et ce pour tous les adultes de moins de 50 ans. Mais aujourd’hui, cette inactivité sexuelle a été multiplié par six chez les 18-24 ans et par trois chez les 35-49 ans. Parmi les tranches d’âges délimitées par l’étude, seuls les 25-34 ans ne sont pas touchés par cette hausse de l’inactivité sexuelle.

https://datawrapper.dwcdn.net/8erBt

Derrière ces chiffres s’esquissent des tendances sociétales. Là où les générations des années 70 et 80 étaient celles de la libération sexuelle, la génération Z des 18-24 ans d’aujourd’hui « est beaucoup plus déconstruite sur les normes de genre, et sur les différentes formes d’injonctions qui pèsent sur le corps et l’intime » analyse François Kraus, directeur du pôle Politique et actualités de l’Ifop.

Une approche du sexe post #MeToo, « plus qualitative que quantitative »

Selon François Kraus, cette baisse est liée à une « révolution sociétale » qui donne une place centrale à des notions comme le consentement ou le désir. Le chercheur parle aussi d’un « effet MeToo » : « Il est beaucoup moins acceptable de se forcer pour faire plaisir à un partenaire »« Je pense qu’on est passé d’une époque d’hypersexualisation, où il fallait multiplier les performances, les partenaires et les pratiques, à aujourd’hui une approche plutôt qualitative que quantitative » ajoute-t-il.  De nos jours, « on n’est pas obligé d’avoir une vie sexuelle intense ou trépidante pour réussir son couple ».

À écouter : Sommes-nous rentrés dans l’ère de la récession sexuelle ?

Le Débat de midiÉCOUTER PLUS TARD

54 min

En parallèle, l’évolution des conditions matérielles pour les femmes au sein des couples explique aussi cette baisse de la sexualité : « Les femmes sont beaucoup plus autonomes financièrement que par le passé » explique François Kraus. « Donc elles ne se sentent plus obligées d’avoir des rapports, dans ce qui constituait par le passé une forme d’économie du couple où le sexe était une forme de dû dans le contrat conjugal ».

Autre signe de cette évolution vers des relations de qualité, l’abstinence sexuelle provoque très largement un besoin affectif plutôt qu’un manque sexuel. Ainsi chez les célibataires sans activité sexuelle, ce sont avant tout les câlins et la tendresse qui manquent, pour 86% d’entre eux. Pour les 14% restants, c’est plutôt le sexe.

Derrière ces chiffres, il existe toujours des différences dans le rapport à la sexualité entre les femmes et les hommes. Si 54% des femmes pourraient continuer à vivre avec quelqu’un sans rapports sexuels, c’est seulement le cas de 42% des hommes. Pareillement, 69% des femmes, contre 48% des hommes, ne vivent pas difficilement l’absence de rapports sexuels.

Écrans, plaisir en solitaire : les autres raisons de cette baisse

Ce recul de la sexualité peut-être lié à plusieurs phénomènes avance l’Ifop. D’abord, la place des écrans, puisque près d’un français sur trois a déjà évité un rapport sexuel au profit d’un loisir numérique (série, lecture d’un article, jeux vidéos, etc). Ensuite, la concurrence du plaisir en solitaire. Plus d’un Français sur trois a également déjà évité un rapport sexuel car il savait qu’il aurait davantage ou plus facilement du plaisir en se masturbant.

Cette étude permet également de mesurer le nombre de personnes asexuelles, soit « un individu qui ne ressent pas d’attirance sexuelle pour autrui et ceci de manière constante – ce n’est pas un manque d’attirance occasionnel – et de façon involontaire« . Plus d’un Français sur dix -12%- dit se considérer asexuel. Cela concerne 15% des femmes, contre 9% des hommes.

LNDT: @226. Camille Aumont Carnel x Alexandre Lacroix : « Pourquoi les jeunes font-ils moins l’amour ? »

Un podcast de Radio France de 15′

À 9h05, l’influenceuse sexo féministe Camille Aumont Carnel et le directeur de la rédaction de Philo Magazine, Alexandre Lacroix, sont les débatteurs du jour.

Avec

  • Alexandre Lacroix Directeur de la rédaction de Philosophie Magazine, professeur à Sciences-Po Paris et écrivain
  • Camille Aumont Carnel Entrepreneuse et autrice

LNDT: @225. Pourquoi les jeunes font moins l’amour ?

Un podcast de Radio France de 3′

Une étude de la société de sondage Ifop commandée par l’entreprise de sex-toys Lelo, met en avant une baisse des activités sexuelles chez les Français. Les 18 à 24 ans sont particulièrement concernés. Ils sont 1 sur 4 à ne pas avoir eu de rapports sexuels l’an dernier, cinq fois plus qu’en 2006.

Avec

  • Tanita Fallet

Noémie, 25 ans, est célibataire. Entre le boulot et les potes, le sexe n’est absolument pas sa priorité. Elle n’a pas eu de rapports depuis plusieurs mois et ça ne la dérange absolument pas. « Je me reconnais dans d’autres manières de s’aimer, comme l’amitié. Avoir une sexualité très active n’est donc pas une priorité, surtout qu’il y a d’autre manière d’avoir une sexualité qu’avec d’autres personnes » , comme la masturbation, explique la jeune active. Pour Hugo, même lorsqu’on est en couple, c’est tout à fait normal de ne pas enchaîner les parties de jambes en l’air :  » c’est absolument pas un devoir. C’est un truc que je fais parce-que j’aime ça. On doit pouvoir décidé d’avoir de la sexualité ou non dans notre couple« .

Selon l’étude, les jeunes ressentent moins d’injonction à faire l’amour qu’avant car la notion de devoir conjugal disparaît des mentalités. Même si cela n’a jamais été inscrit dans la loi, ne pas avoir de rapports sexuels a longtemps été considéré par la société comme une violation grave des obligations du mariage, et plus largement du couple. Cette idée persiste tout de même : la moitié des personnes interrogées par l’Ifop déclare qu’il leur arrive de faire l’amour alors qu’elles n’en ont pas envie. Mais en 1981, cette situation concernait les trois-quarts des femmes.


Le consentement mieux pris en compte

Pour Amandine Ranson, responsable communication pour Lelo, l’entreprise qui a commandé l’étude à l’Ifop, cette évolution s’explique en partie par le mouvement Me Too et la prise en compte plus large du consentement par les jeunes. « Il y a désormais une notion de consentement mutuel. Ce mouvement post Me Too a eu un impact sur les relations sexuelles ». Le rapport met également en avant que les personnes interrogées « admettent de pouvoir continuer avec quelqu’un de manière totalement platonique et l’assument plus » conclue Amandine Ranson. Il y a aussi les personnes qui assument de ne tout simplement pas avoir d’attirance sexuelle envers autrui. Etre asexuel, est désormais considéré comme une orientation sexuelle à part entière.

Le numérique, autre facteur de baisse de la sexualité

Les écrans ont complètement changé le rapport à la sexualité. La sexologue Aurore Malet-Karas explique le phénomène notamment par la pornographie. « On peut échanger virtuellement. Les personnes vont avoir des activités plutôt solitaires. On peut avoir la même récompense en restant chez soi« , détaille la spécialiste. Pour elle, chez les adultes (l’accès à la pornographie peut être dangereux pour les plus jeunes), se détourner des pratiques sexuelles avec autrui n’est pas un problème. Pour la sexologue, il faut simplement se demander « si on en souffre ou pas, si il y a un manque. Ce qui peut être problématique, c’est lorsque ça va bien à un partenaire mais que pour l’autre il y a trop ou pas assez (de sexe)« . Dans cette configuration, elle préconise le dialogue entre les partenaires pour trouver un terrain d’entente.

La clé avec la sexualité, c’est donc pas de pression, beaucoup de communication avec ses partenaires et surtout le respect du consentement mutuel. Et si vous faites partie des gens qui ont des rapports, n’oubliez pas de vous protéger pour éviter les maladies sexuellement transmissibles.