LNDT: @332. Françoise Dolto: Parler de la mort à son enfant

Un podcast de Radio France de 47′

« Lorsque l’Enfant paraît » : deux ans d’antenne (1976-1978) et l’émission devient un phénomène de société. Pas de libre antenne, pas de direct, pas de prêt à guérir, mais des réponses, pleines de bon sens, aux lettres envoyées par des parents en difficulté, débordés et inquiets.

Pour parler de la mort à son enfant, Françoise Dolto préconise une réponse simple et rassurante, une réponse pleine de bon sens : 

Sois tranquille, tu ne mourras que quand tu auras fini de vivre. 

Et si l’enfant répond  : 

Mais je n’ai pas fini de vivre ! 

Eh bien ! puisque tu vois que tu n’as pas fini de vivre, tu vois que tu es bien vivant !

Le thème de la finitude est ainsi abordé, avec des mots simples et des concepts structurants.

LNDT: @331. Comment parler de la mort avec les enfants ? (épisode 2)

Un podcast de Radio France de 59′

Quand certains fêtent joyeusement Halloween, cela peut aussi être l’occasion d’interroger la place d’un sujet un peu particulier dans l’éducation : la mort. En effet, le sujet, qui peut gêner les adultes, intéresse souvent les jeunes enfants.


Mais qu’est-ce qu’envisager la mort pour la première fois ? Et quelle est notre responsabilité de grande personne pour expliquer ce qu’est la mort et rassurer nos enfants sans trop d’angoisse ?
Faut-il d’ailleurs absolument mener la discussion ? Et surtout qu’est-ce qui peut nous aider ? La littérature jeunesse constitue une ressource qu’il serait dommage de ne pas mobiliser, c’est pourquoi nous avons convié une spécialiste du domaine. À ses côtés, vous entendrez une psychologue qui a beaucoup travaillé sur le sujet, ainsi qu’une philosophe. Car envisager la mort constitue aussi une entrée dans le monde de la pensée, une introduction à la métaphysique pour les petits penseurs que sont tous les enfants.

Nous en parlons avec nos invités : Florence Gaiotti, Maitresse de conférences à l’INSPE (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation) des Hauts-de-France, rattachée au laboratoire Textes et Cultures de l’Université d’Artois, autrice notamment dExpériences de la parole dans la littérature de jeunesse (PUR, 2009), Hélène Romano, psychologue clinicienne et psychothérapeute, autrice de Les enfants et la guerre (Odile Jacob, 2022), Edwige Chirouter,  professeure des universités en philosophie et sciences de l’éducation à l’Université de Nantes, titulaire de la Chaire Unesco « Philosopher avec les enfants », autrice d’Ateliers de philosophie à partir d’albums et autres fictions (Hachette, 2022) et Florian Veltman, co-créateur avec Baptiste Portefaix du jeu vidéo How to say goodbye, coproduit et édité par Arte.

LNDT: @330. Comment parler de la mort avec les enfants ? (épisode 1)

Un podcast de Radio France de 56′

Est-ce que tu vas mourir, toi aussi ? La question est un peu terrifiante et pourtant aucun parent ou presque n’y échappe. Cette semaine, Barbatruc aborde la mort. Parce que les enfants ont besoin de mots pour la comprendre, et ne pas avoir peur. Le pire, c’est le tabou.

Très tôt, les enfants ont tendance à nous questionner sur la mort, et il n’est jamais simple de répondre à leurs interrogations.

Quand l’enfant grandit et comprend mieux le cycle de la vie, parler de la mort ne devient pas simple pour autant. Comment apaiser son chagrin au décès d’un proche ? Et le chagrin des adultes, est-il contagieux ? Comment mettre des mots sur le deuil, sur le manque ? Comment leur annoncer un décès ? Faut-il leur proposer de venir à l’enterrement ?

LNDT: @329. Parler de la mort avec les enfants

Un podcast de Radio France de 3′

Ce matin, je me suis réveillée et je me suis dit « Tiens, et si j’apportais un peu de gaité sur cette antenne ?» Alors en vérité, il n’y a aucune raison d’attendre Halloween ou la Toussaint pour parler de ce savoureux sujet (c’est un peu comme pour bouloter frénétiquement du chocolat, pas besoin d’attendre Pâques ou Noël). Mais la météo étant ce qu’elle est en ce moment, autant s’offrir une petite cure de déprime expresse, hein ! Non, en fait, je dis ça, mais personnellement**, j’aime beaucoup parler de la mort avec les enfants. Et surtout… les enfants adorent ça.** Pourquoi ? Eh bien parce que dès 3-4 ans, ces petits malins comprennent qu’il y a là une belle promesse de mystère ; quelque chose à partager avec les adultes… vu que concernant la mort, on est un peu tous ramenés au même niveau de connaissances. A savoir qu’au mieux, on fait des hypothèses mais qu’au fond, on n’en sait fichtrement rien.

Beaucoup de parents se sentent mal à l’aise, voire démunis, pour en parler avec leurs enfants…

C’est vrai que la première fois que l’on doit faire face à une question du genre « c’est quoi être mort ? » – question qui, bien évidemment, surgit sans prévenir à la caisse du supermarché, ou quand vous avez le doigt sur le bouton de l’interrupteur, prêt à dire « Bonne nuit mon chéri ! »- bref, la première fois, il y a une sorte de petit vertige. Il faut dire que bien souvent, on a plus ou moins relégué la question aux oubliettes, en mode « clic clac dans la boîte et on verra ça quand on sera vieux ». Sauf que face à la bouille remplie d’innocence de votre enfant, pas toujours facile de livrer ses convictions comme ça, de but en blanc. Exemple : vous avez depuis longtemps tranché la question en mode « y’a rien après la mort. On nait, on meurt, le corps se décompose sous la terre, dévoré par des vers et puis c’est tout » Soit. Mais face à votre petit, tout ceci vous semble soudain un peu radical et vous vous surprenez à parler de « souvenir », de « trace que les gens qu’on aime laissent dans notre cœur », d’une sorte de « vie » qui survie à ceux qu’on aime… Déjà beaucoup moins radical ! De même, vous être chrétien : vous aviez coché une petite case « Résurrection » vaguement rassurante dans votre tête… mais forcé de constater que face à la même bouille d’ange, vous voilà obligé de revenir creuser la question, voire de faire un peu de théologie : alors non, on ne revient pas tel quel dans son corps… d’ailleurs, Jésus, ses amis ne le reconnaissent pas quand il ressuscite donc il y a peut-être quelque chose de plus symbolique : l’idée que même si on meurt tous un jour… bon ben, la vie est plus forte, mais d’une autre façon…

LNDT: @328. Quand les parents divorcent

Un podcast de Radio France de 51′

Depuis la loi de 1975 sur le divorce par consentement mutuel, le nombre de séparation a explosé. Et le tout nouveau divorce sans juge risque d’amplifier le phénomène.

Au centre des séparations, il y a les enfants : comment leur parler de cette séparation ? Que dire et ne pas dire ? Comment limiter les dommages psychologiques ? Comment dédramatiser la situation en fonction de l’âge des enfants ? Comment ne pas inviter la haine pendant le divorce? Et puis, quid de la garde alternée et de l’autorité parentale exercée conjointement ?

Enfin, comment faire pour que le divorce se passe au mieux et que les enfants soient le moins possible traumatisés et déstabilisés?

Dîtes-nous comment vous avez vécu votre séparation et les conséquences sur votre progéniture. Comment avez-vous fait pour que cela se passe bien ? Et puis, devenu adultes, comment avez-vous vécu le divorce de vos parents ?

Nous attendons vos questions et témoignages par courriel, sur notre page Facebook. Et au standard de France Inter, 01 45 24 70 00.

Pour en débattre, Ali Rebeihi reçoit le Dr Nour-Eddine Benzohra et Colette Barroux-Chabanol, auteurs de « L’art d’être parents séparés » ed. Albin Michel.

Vous entendrez aussi dans l’émission un reportage d’Antoine Ly

LNDT: @327. Peut-on supporter la séparation ?

Un podcast de Radio France de 45′

Frédéric Worms s’entretient avec Catherine Chabert, psychanalyste.

Avec

  • Catherine Chabert Psychanalyste, membre de l’Association psychanalytique de France, professeure émérite à l’Université de Paris

Le simple titre du dernier livre de Catherine Chabert fait sursauter tout un chacun. Maintenant, il faut se quitter… Mais pourquoi nous fait-il frémir ainsi ? Ce n’est pas par hasard, bien sûr. C’est parce que la séparation et la perte ne sont pas des expériences parmi d’autres. Ce sont des épreuves qui révèlent non seulement les capacités de chacun à les admettre et à les supporter, mais aussi les tensions et les structures les plus profondes de la vie psychique et de la vie humaine en général. La perte et la séparation sont de douloureuses révélatrices, qui peuvent être destructives, mais aussi dans certains cas constructifs et en tout cas face auxquelles il faut des attitudes réparatrices. Elles retentissent jusque sur la politique. Et même l’amour en est traversé : il passe par des phases de folie, tout comme le deuil ou l’angoisse, quoi qu’en sens inverse. Mais même la folie d’amour, si elle se prolonge, peut détruire, car il faut faire l’épreuve de la différence. La douleur de la séparation, est-elle le prix à payer pour la joie de la relation ?

« Catherine Chabert : J’essaie de m’inscrire dans une sorte de passé-présent où les expériences présentes rappellent les anciennes. »

« Accepter de se séparer, c’est aussi la voie ouverte vers le nouveau, vers d’autres lieux, d’autres liens, d’autres amours. Je pense que nombre de troubles et de douleurs psychiques sont aussi dus à des séparations intraitables. »

« Je crois que quand on se sépare on perd nécessairement, mais toutes les pertes ne sont pas des séparations. Il y a des séparations qui permettent une libération formidable. (…) Une fois l’amour désinvesti il y a une énergie nouvelle qui va pouvoir s’attacher à de nouveaux objets. Mais ça suppose une acceptation. »

« Je ne pense pas qu’on puisse traiter, faire disparaître la mélancolie. »

« C’est difficile d’imaginer aimer quelqu’un sans avoir à le haïr. (…) Il faut pouvoir aimer beaucoup pour pouvoir accepter de haïr, haïr sans destructivité. »

« J’ai une grande passion pour la psychanalyse et pour le métier que je fais. (…) On oublie aussi que dans l’analyse, il y a des choses infiniment précieuses, il n’y a pas que des ombres, il y a des trésors cachés. En sachant que la douleur fait quand même partie de cette traversée… »

LNDT: @326. La garde alternée de plus en plus plébiscitée lors d’une séparation

Un podcast de Radio France de 2′

400 000 enfants se partageaient entre les deux domiciles de leurs parents en 2016 selon une étude de l’INSEE. Le chiffre a doublé en 6 ans. Un mode de garde néanmoins peu privilégié dans les familles les plus modestes et certains départements franciliens et ultra-marins.

Bénédicte a démarré la garde alternée de son garçon de 5 ans à la rentrée dernière : « On récupère notre enfant le vendredi soir en fonction de notre tour. Nous habitons à a peu près un quart d’heure de trajet en vélo l’un de l’autre. Mon fils est scolarisé dans une école plus près de mon domicile. Il met à peu près une demi-heure pour rentrer quand il est chez son papa » détaille la trentenaire.  

Le couple parisien n’a pas tergiversé longtemps pour choisir ce mode de garde : « L’un comme l’autre on avait besoin de voir régulièrement notre enfant et aussi d’avoir cette bouffée d’oxygène où on peut bosser à 400% la semaine où on n’a pas notre garçon. Cela nous permet de respirer un peu car quand on l’a, c’est plus impactant en terme d’organisation« . 

LNDT: @325. « Séparation, les enfants d’abord » : la justice filmée à hauteur d’enfants

Un podcast de Radio France de 3′

Ce documentaire diffusé sur France 5 propose une immersion précieuse au tribunal de Créteil, pour montrer comment les professionnels de justice sanctuarisent la parole des enfants dans des procédures de divorces ou de séparations belliqueuses. Un film émouvant et utile.

Des parents qui se séparent, c’est d’une banalité confondante. Mais parfois, la garde des enfants est au cœur d’une bataille judiciaire qui peut devenir moche. La journaliste Delphine Cinier a obtenu l’autorisation exceptionnelle de filmer au tribunal de Créteil. Son documentaire est diffusé sur France 5 le mardi 25 février, dans l’émission de Marina Carrère d’Encausse : « Séparation, les enfants d’abord ». 

Le tribunal de Créteil fut l’un des premiers en France, il y a plus de vingt ans, à offrir aux mineurs la défense d’un avocat pour s’exprimer devant le juge. Ici, les juges aux affaires familiales, les avocats et les travailleurs sociaux se sont unis pour sanctuariser la parole de l’enfant. Et ces professionnels de la justice ont donc accepté des caméras dans les coulisses des audiences, pour donner à entendre les souffrances vécues par les enfants dont les parents se déchirent. Voici par exemple une juge aux affaires familiales, Delphine Thouillon. Elle reçoit dans son bureau Ninon, 11 ans, accompagnée de son avocate. On voit le visage de la juge, mais pas celui de la petite fille, qui est filmée de dos.

LNDT: @324. « Ogresse », de Aylin Manço

Un podcast de Radio France de 4′

Les parents d’Hippolyte, 16 ans, se sont séparés il y a quelques semaines. Un choc pour Hippolyte : « C’est comme si l’univers se fendait en deux, et vous vous retrouvez du mauvais côté, dans un monde presque pareil mais tout à fait différent » dit-elle.

Comment trouver sa place et s’y épanouir ?

LNDT: @323. Tous les genres de famille expliqués aux enfants

Un podcast de Radio France de 51′

La famille, toute une histoire ! De belles histoires mais également des histoires compliquées. Qu’elles soient traditionnelles, homoparentales, recomposées, monoparentales.

Comment trouver sa place et s’y épanouir ?

Nous répondons aux questions des enfants, et des parents aussi. 

Qu’est-ce qu’une famille ? 

Quel est le rôle de chacun de ses membres ? 

Ça veut dire quoi être un bon parent ? 

Comment s’entendre avec ses frères et ses sœurs ? 

Comment faire famille avec ses demi-frères et sœurs, son beau-père et sa belle-mère ? Quelles sont les clés pour bien vivre dans une tribu recomposée ? 

Comment parler de ses deux papas et de ses deux mamans avec ses copains ?

Comment bien vivre dans une famille monoparentale ?

Autant de questions que nous poserons à nos invitées ! Dès l’âge de 5 à 6 ans jusqu’à l’infini, nous attendons également vos questions et vos témoignages au 01 45 24 7000, sur la page Facebook de GBVF et sur l’appli France Inter.
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