LNDT: @627. L’enfance en tourment avec Isabelle Sabbah Lim, pédopsychiatre

Un podcast de Radio France (37′)

Avec Isabelle Sabbah-Lim, cheffe de service de pédopsychiatrie. Nicolas Demorand était persuadé que la maladie mentale arrivait avec les premiers cheveux blancs. Or la jeunesse en France est aujourd’hui frappée de plein fouet par la souffrance psychique. Comment l’expliquer ?

Le journaliste Guy Birenbaum raconte ici les mois de dépression sévère qui l’ont conduit jusqu’à l’hôpital Sainte-Anne au printemps 2025. Un témoignage sans fard sur l’effondrement, les soins, et le chemin vers le retour à la vie.

La santé mentale des enfants et adolescents français traverse une crise silencieuse mais alarmante. Nicolas Demorand reçoit Isabelle Sabbah-Lim, cheffe du service de pédopsychiatrie 10-15 – le dispositif 10-15 est une structure d’accueil d’urgence pédopsychiatrique de jour pour jeunes adolescents (entre 10 et 15 ans) parisiens ou vivant en région parisienne – de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, pour dresser un état des lieux sans détour d’une discipline au bord de l’implosion.

Une détresse qui s’aggrave, des chiffres qui font froid dans le dos

Les statistiques sont vertigineuses. Les hospitalisations de filles de 10 à 14 ans pour automutilation ou tentative de suicide ont bondi de plus de 20 % entre 2023 et 2024. La prescription d’antidépresseurs chez les moins de 14 ans a augmenté de plus de 60 % entre 2015 et 2022 selon les chiffres de la Drees (statistique publique de la santé et des solidarités). Pour Isabelle Sabbah-Lim, la crise du Covid a agi comme un révélateur brutal : « Au moment du déconfinement, on a vu un afflux de jeunes filles qui passaient aux urgences pour des tentatives de suicide et des idées suicidaires. Et on a tous été submergés. » Si les confinements ont amplifié le phénomène, la pédopsychiatre insiste : la dégradation avait commencé avant.

Des causes multiples, des familles de plus en plus seules

Pourquoi les jeunes vont-ils si mal ? Isabelle Sabbah-Lim refuse toute explication univoque. Harcèlement scolaire, abus sexuels, conflits familiaux, usage problématique des écrans : les facteurs s’accumulent. Le téléphone portable occupe, dit-elle, « 100 % » de ses consultations avec les adolescents et leurs parents. Mais ce qui frappe le plus la praticienne, c’est l’isolement croissant des familles : « J’ai l’impression d’avoir affaire à des familles microscopiques. Parfois, deux personnes font famille. » Face à des parents débordés et culpabilisés, elle choisit de déplacer la question : « Je leur dis souvent : là, aujourd’hui, on ne va pas s’occuper de la question du pourquoi, on va s’occuper de la question du comment on va aider l’enfant. »

Le tableau serait incomplet sans évoquer l’état catastrophique de l’offre de soins. La France ne comptait plus que 600 pédopsychiatres en 2023, contre 5 000 dans les années 1990. Un département sur quatre n’en compte aucun, et les délais d’attente peuvent atteindre 18 mois. Quant à la psychiatrie érigée en « grande cause nationale » deux années de suite, en 2025 puis en 2026, Isabelle Sabbah-Lim répond avec une franchise que non, elle n’a rien vu venir de concret.

La suite est à écouter…

Si besoin est un podcast écrit par Nicolas Demorand, réalisé par Lola Costantini, préparé par Amélie Stadelman et Mathilde Khlat et mixé par Basile Beaucaire.

LNDT: @626. Une dépression française avec Guy Birenbaum

Un podcast de Radio France (38′)

Guy Birenbaum et Nicolas Demorand sont amis depuis longtemps et ont été touchés par le même mal : la dépression. Au micro de Nicolas Demorand, le journaliste, éditeur, revient sur l’important épisode dépressif qu’il a traversé.

Le journaliste Guy Birenbaum raconte ici les mois de dépression sévère qui l’ont conduit jusqu’à l’hôpital Sainte-Anne au printemps 2025. Un témoignage sans fard sur l’effondrement, les soins, et le chemin vers le retour à la vie.

Une chute brutale après des signaux ignorés

Tout s’arrête le 26 mars 2025, à Strasbourg, en pleine tournée promotionnelle. Guy Birenbaum, alors en pleine promotion d’un livre et d’un film consacrés à l’histoire de sa mère, rescapée de la Seconde Guerre mondiale, monte dans sa chambre d’hôtel. Il comprend que quelque chose a cédé. « J’avais 20 de tension. J’ai appelé ma femme, j’ai dit : « Ça ne va pas du tout, j’arrête tout. » Rétrospectivement, les signes étaient là depuis des semaines — tachycardie persistante entre 110 et 120, hypertension, hypocondrie soudaine —, mais il les avait tus. « Je faisais comme si tout allait bien. Parce qu’à chaque fois, on n’a pas envie, on ne veut pas y retourner. »

S’ensuit une période qu’il décrit comme une déchéance totale : incapable de lire, de manger, de sortir son chien, de se raser. Il perd quinze kilos, ne quitte plus le lit ou le canapé, et développe une dépendance anxieuse à la présence de sa femme. « Tout être qui sort de la pièce m’abandonnait. » Ce qu’il insiste à nommer sans détour : « J’étais malade mental » — et ce, sans honte, dit-il, même si la honte de ce qu’il fait vivre à ses proches est bien présente.

La kétamine, Sainte-Anne, et un sourire décisif

Après un premier séjour au Kremlin-Bicêtre quitté contre avis médical, Guy Birenbaum est admis à l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, qu’il associait depuis l’enfance à la folie. Les antidépresseurs ne font plus effet ; on lui administre de la kétamine, anesthésiant reconverti en traitement des dépressions résistantes. Les séances sont pour lui de véritables épreuves : perte de contrôle de la pensée, sons métalliques, images incontrôlables — la pochette de Sgt. Pepper, les paroles de I Am the Walrus« Ce qui m’effraie le plus, c’est que je n’arrivais pas à contrôler ma pensée ».

La thérapie par électroconvulsivothérapie est envisagée. C’est alors qu’une aide-soignante remarque un détail infime : il lui a souri. Elle en fait part à l’équipe médicale lors du staff du matin. Sur la foi de ce seul signal, les médecins décident de stopper la procédure et de le laisser sortir. « Tu te rends compte du niveau de professionnalisme ? Une aide-soignante qui me voit, qui remarque que je lui souris. » Ce sourire, imperceptible pour lui-même, sera le premier fil du retour.

À propos du podcast

Par Nicolas Demorand. Après plusieurs mois d’absence, Nicolas Demorand retrouve le chemin de Radio France pour son premier podcast dans lequel il aborde sa maladie qui l’a éloigné de l’antenne.

Après plusieurs mois d’absence, Nicolas Demorand retrouve le chemin de Radio France. Le journaliste enregistre son premier podcast dans lequel il aborde sa maladie qui l’a éloigné de l’antenne.

Si besoin : c’est ainsi que le personnel médical désigne les médicaments que le patient peut prendre uniquement s’il le juge utile. C’est aussi le titre choisi par Nicolas Demorand pour son nouveau podcast sur France Inter, une invitation aux auditeurs à écouter son témoignage, s’ils en ressentent le besoin.

Atteint de bipolarité qu’il avait rendue publique en mars 2025, le journaliste fait de la sensibilisation aux maladies psychiatriques un combat personnel. Dans cette série en six épisodes, il revient sur les mois qui ont suivi son départ de l’antenne, le temps passé à l’hôpital Sainte-Anne, l’aggravation de sa maladie et son parcours, à travers son propre témoignage mais aussi des entretiens avec des professionnels de santé, des soignants et des personnes touchées par des maladies psychiatriques

La suite est à écouter….

Si besoin est un podcast écrit par Nicolas Demorand, réalisé par Lola Costantini, préparé par Amelie Stadelman et Mathilde Khlat et mixé par Basile Beaucaire.

Guy Birenbaum est l’auteur de Trouvibes, l’humanité à la plage (éd. Rio Bravo) et La vie devant moi (éd. Flammarion…)

LNDT: @625. Nicolas Demorand: Six mois de ma vie

Un podcast de Radio France (36′)

Dans ce premier épisode du podcast, le journaliste Nicolas Demorand revient sur son hospitalisation en hôpital psychiatrique l’automne dernier. Un témoignage puissant sur sa maladie mentale.

Nicolas Demorand : « Je n’ai absolument aucun souvenir de ma première hospitalisation, le 11 novembre dernier. Dans les heures qui la précèdent, mes proches me décrivent dans un état de confusion absolue. Ils citent un ensemble stupéfiant de faits, de scènes, d’actes, de paroles, tous plus inquiétants les uns que les autres. Mais rien n’y fait : ma mémoire dysfonctionnant, je ne crois pas un mot du portrait apocalyptique de ma personne. Seul souvenir : la voiture de mon cousin, direction Sainte-Anne. Entre deux roupillons, je chante à tue-tête Eddy Mitchell — « Où sont mes racines, Nashville ou Belleville ? » —, Michel Jonasz — « Un peu parti, un peu naze, j’descends dans la boîte de jazz » — et, à l’approche de l’hôpital, ce bon vieux Johnny, évidemment — « Les portes du pénitencier bientôt vont se refermer et c’est là que je finirai ma vie ». Nous sommes cinq dans la voiture, ma prestation est saluée d’un rire de couleur jaune qui convainc mon public que la décision de m’hospitaliser est la bonne. Car, même en chanson, je ne me fais guère d’illusions sur la finalité de la manœuvre : que je le veuille ou non, et je ne le veux pas, je ne couperai pas cette fois à l’hôpital. »

Des hallucinations fortes

Amis et cousins disparaissent pour s’occuper de tâches administratives. Je me retrouve seul dans une chambre pendant un temps qui me semble infini. Je regarde par la fenêtre et aperçois un véhicule occupé par quatre hommes de la BRI, la Brigade de recherche et d’intervention. Devant moi, à quelques mètres, un tireur d’élite du GIGN en tenue camouflage est caché dans les branches et les feuilles d’un grand arbre. Il est équipé d’un long fusil à lunette. Tous attendent l’ordre de monter à l’assaut pour me livrer aux soignants, moi le forcené qui refuse d’être hospitalisé. Je m’éloigne de la fenêtre de peur de prendre une balle perdue, je m’aplatis sur le lit pour échapper au regard des hommes en armes avant d’envoyer un SMS aux médecins : « OK, c’est bon, je me rends ». Des hallucinations de ce genre, avec la texture, la densité, la couleur, la puissance du réel, j’en connaîtrai beaucoup dans les jours à venir mais, à ce moment-là, je ne sais pas encore ce que je suis en train de vivre. C’est la première fois que je suis confronté à cette forme si terrifiante d’illusion psychique. »

À propos du podcast

Par Nicolas Demorand. Après plusieurs mois d’absence, Nicolas Demorand retrouve le chemin de Radio France pour son premier podcast dans lequel il aborde sa maladie qui l’a éloigné de l’antenne.

Après plusieurs mois d’absence, Nicolas Demorand retrouve le chemin de Radio France. Le journaliste enregistre son premier podcast dans lequel il aborde sa maladie qui l’a éloigné de l’antenne.

Si besoin : c’est ainsi que le personnel médical désigne les médicaments que le patient peut prendre uniquement s’il le juge utile. C’est aussi le titre choisi par Nicolas Demorand pour son nouveau podcast sur France Inter, une invitation aux auditeurs à écouter son témoignage, s’ils en ressentent le besoin.

Atteint de bipolarité qu’il avait rendue publique en mars 2025, le journaliste fait de la sensibilisation aux maladies psychiatriques un combat personnel. Dans cette série en six épisodes, il revient sur les mois qui ont suivi son départ de l’antenne, le temps passé à l’hôpital Sainte-Anne, l’aggravation de sa maladie et son parcours, à travers son propre témoignage mais aussi des entretiens avec des professionnels de santé, des soignants et des personnes touchées par des maladies psychiatriques

La suite est à écouter…

Si besoin est un podcast écrit par Nicolas Demorand, réalisé par Lola Costantini, préparé par Amélie Stadelman et Mathilde Khlat et mixé par Basile Beaucaire.

LNDT: @599. Dissociation : « Je vais vous expliquer simplement ce qu’est la Dissociation »

Une vidéo simple de compréhension

Qu’est-ce que la dissociation ?

    Une vidéo simple sur la dissociation. Les troubles dissociatifs impliquent les éléments suivants : Une sensation de détachement de soi et/ou de son environnement (trouble de la dépersonnalisation/déréalisation) Une incapacité à se souvenir d’informations personnelles importantes, souvent associée à un traumatisme ou un stress (amnésie dissociative)

    LNDT: @598. TDAH : « Je vais vous expliquer simplement ce qu’est le TDAH »

    Une vidéo simple de compréhension

    Qu’est-ce que le TDAH ?

    Le TDAH, qu’est-ce que c’est ?

      Le TDAH expliqué simplement avec deux tournevis… Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est défini par des symptômes d’inattention associés ou non à des symptômes d’hyperactivité motrice et d’impulsivité. Il apparaît pendant l’enfance. Ses causes restent, à ce jour, inconnues.(Source: Ameli.fr)

      Le TDAH, un trouble du neurodéveloppement

      Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement, caractérisé par l’association de trois symptômes dont l’intensité et la manifestation varient selon chaque personne :

      • un déficit de l’attention (incapacité à maintenir son attention, à terminer une tâche, oublis fréquents…) ;
      • une hyperactivité motrice (agitation incessante, incapacité à rester en place) ;
      • une impulsivité (difficulté à attendre, tendance à interrompre les activités des autres).

      Selon les enfants, l’un ou deux symptômes peuvent prédominer, mais le plus souvent, les trois symptômes sont associés.

      On ne peut parler de TDAH que si les symptômes :

      • surviennent au cours de l’enfance, avant l’âge de 12 ans ;
      • présentent un caractère persistant (plus de 6 mois) ;
      • retentissent sur les apprentissages scolaires, les relations sociales et la qualité de vie et constituent un véritable handicap pour l’enfant.

      Le TDAH est-il fréquent ?

      Le TDAH concerne 5 % des moins de 18 ans et 3 % des adultes. Le TDAH présent chez l’enfant persiste à l’adolescence et à l’âge adulte.

      Il semble deux fois plus fréquent chez les garçons.Toutefois, le trouble est probablement sous-estimé chez les filles, pour lesquelles les symptômes sont moins visibles. En effet, les filles, moins hyperactives, ont plutôt des troubles de l’attention, plus difficiles à repérer.

      Qu’est-ce qu’un trouble du neurodéveloppement ?

      Le développement de l’enfant recouvre l’ensemble des performances qu’il développe au fur et à mesure qu’il grandit grâce à son activité cérébrale et en interaction avec son environnement (famille, crèche, école…).

      Pour apprécier le développement neurologique d’un enfant, on évalue ses acquisitions (langage oral, motricité, mémoire, raisonnement…) et ses apprentissages scolaires (langage écrit, calcul, dessin…). On évalue également son intelligence qui est l’ensemble de ses capacités à s’adapter à son environnement.

      Pour parler de trouble du neurodéveloppement, il faut observer :

      • un retard du développement (retard des acquisitions et des apprentissages scolaires) ;
      • des répercussions de ce retard dans les milieux de vie (école, famille) ;
      • un début dans l’enfance ;
      • l’impossibilité d’expliquer ce trouble par une autre cause comme un déficit de l’audition, un milieu familial peu stimulant.

      Les troubles du neurodéveloppement comportent :

      • les troubles du développement intellectuel avec limitation plus ou moins importante de la capacité à comprendre une information nouvelle ou complexe et à apprendre de nouvelles compétences ;
      • les troubles du langage oral comme la dysphasie : ils peuvent concerner la compréhension et/ou l’expression orale ;
      • les troubles de la coordination motrice (dyspraxie) avec des difficultés visibles dans l’acquisition et l’exécution des actions motrices entraînant lenteur, imprécision et maladresse. Peut également être associé à un trouble du graphisme (dysgraphie) ;
      • les troubles des apprentissages concernant la lecture et l’orthographe (dyslexie, dysorthographie) ou les mathématiques (dyscalculie) ;
      • le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) avec difficultés de concentration, impulsivité et agitation ;
      • les troubles du spectre de l’autisme : ils entraînent des difficultés dans les interactions sociales, la communication et des comportements répétitifs ou des intérêts restreints ou envahissants ;
      • les tics (contractions convulsives, involontaires et répétitives de certains muscles, particulièrement du visage) et le syndrome de Gilles de la Tourette : maladie à composante génétique se traduisant par la survenue de tics brefs, intermittents se traduisant par des mouvements (tics moteurs) ou des vocalisations (tics sonores).

      Ces troubles peuvent être associés entre eux chez un même enfant.

      Pour en savoir plus sur le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement, rendez-vous sur le site Agir tôt : huit courts films d’animation illustrent chacun un signe d’alerte simple. 

      Pour en savoir plus sur le handicap intellectuel, consulter la fiche Qu’est-ce qu’un trouble du développement intellectuel ? sur le site CléPsy

      LNDT: @596. Bruce Springsteen : « Nebraska », l’album minimaliste né d’une dépression qui révolutionna sa carrière

      Un podcast de Radio France (4′)

      Alors qu’il fait son grand retour en France pour quelques concerts et qu’un biopic est en préparation autour de son album devenu culte, « Nebraska », coup de projecteur sur ce disque à part dans sa carrière.

      1981, exténué par une tournée gargantuesque, celle du River Tour et un succès mondial dont il fut le premier décontenancé, Bruce Springsteen entame une période charnière dans sa carrière et prend tout le monde à contre-courant. En plein épisode dépressif, il laisse de côté son groupe, le mythique E Street Band et s’enferme dans sa chambre dans le New Jersey avec seulement un magnétophone 4 pistes, une guitare et un harmonica et accouche d’un album fantomatique, minimaliste, mais fondamental : Nebraska.

      LNDT: @595. Pourquoi les troubles dépressifs sont-ils en hausse ?

      Un podcast de Radio France (10′)

      Vendredi 10 octobre 2025 est « la Journée Mondiale de la Santé Mentale », dépression, obsession, hallucination on fait le point dans cette émission

      Les troubles dépressifs sont une préoccupation majeure de santé publique à l’échelle mondiale. Plusieurs facteurs contribuent à son augmentation :

      • La crise sanitaire de 2020 avec la pandémie de COVID-19 a eu pour conséquence plusieurs effets : un stress sans précédent, un isolement social et des restrictions, des deuils et des difficultés économiques.
      • Les facteurs psychosociaux souvent déclenchés par des évènements de vie stressants surtout chez les personnes jeunes ou âgées : perte et deuil, conflit familiaux …
      • Les facteurs Socio-économiques avec la précarité et les inégalités sociales, les conditions de travail, la pression sur les jeunes avec des hausses importantes dans les consultations psychiatriques.

      Il existe aussi des facteurs liés aux déséquilibres neurobiologiques, à la prédisposition génétique, aux maladies chroniques, à la dépendances de l’alcool, tabac ou autres substances.

      Avec Pascal Delamilieure Professeur de psychiatre au CHU de Caen

      LNDT: @594. Folie, bipolarité, dépression : six livres pour changer de regard

      Un podcast de Radio France (10′)

      Dépression, bipolarité, angoisses… La santé mentale s’impose enfin dans le débat public. Et dans les librairies aussi, où les récits se multiplient. Témoignages ou analyses engagées, ces livres nous aident à comprendre les troubles psychiques, et parfois, à mieux les traverser.

      Une personne sur huit dans le monde souffre d’un trouble mental d’après un rapport de l’OMS publié en 2022. Dans une émission Grand bien vous fasse centrée sur la santé mentale des jeunes, on apprend qu’en France, un jeune sur cinq présente une détresse psychologique élevée, des troubles anxieux, des épisodes dépressifs. Alors que la santé mentale devient un sujet central dans les médias, l’édition s’en empare à son tour. Témoignages intimes ou réflexions politiques, les textes sur la santé mentale se multiplient.

      LNDT: @593. Le “black dog” de Churchill : dépression chronique d’un molosse politique

      Un podcast de Radio France (4′)

      Atteint d’une invasive mélancolie, Churchill est pourtant devenu l’un des principaux hommes forts de la Seconde Guerre mondiale. Son secret pour raviver son monde ? La peinture.

      Il a marqué les deux guerres mondiales, et surtout la seconde en sa qualité de Premier ministre britannique. Difficile d’imaginer Winston Churchill, parangon de force et de courage belliqueux, victime d’un trouble dépressif. Et pourtant, sur le ring des combats de chiens, le bulldog au caractère colérique affrontait chaque jour son tenace adversaire, sans jamais cacher son existence : son “black dog”, “chien noir” en français, était le nuage gris qui assombrissait ses jours.

      Échos folkloriques

      En 1911, Churchill écrit à sa femme Clementine, à propos d’un docteur allemand : “Je pense que cet homme pourrait m’être utile, si mon chien noir revient. Il semble être assez éloigné de moi, en ce moment, c’est un tel soulagement. Les couleurs reviennent à l’image.” S’il vivait des périodes d’activité intense, l’homme souffrait aussi d’une fatigue chronique qui l’empêchait régulièrement de sortir de son lit, de manger et de se concentrer.

      LNDT: @592. Les substances hallucinogènes peuvent-elles soigner l’alcoolisme et la dépression ?

      Un podcast de Radio France (12′)

      La dépendance à l’alcool serait, selon le ministère de la Santé, responsable chaque année de 49 000 décès. Mais selon une étude menée par le CHU de de Nîmes, les champignons hallucinogènes pourraient permettre de lutter contre cette dépendance à l’alcool grâce à une molécule : la psilocybine.

      Avec

      • Lucie Berkovitch, psychiatre et chercheuse en neurosciences à l’Hôpital Saint-Anne à Paris

      Le 24 juillet 2025, une étude publiée dans la revue scientifique internationale Addiction a démontré l’efficacité de la psilocybine, le principe actif présent dans les champignons hallucinogènes, pour accompagner les patients sujets à l’alcoolisme et à la dépression.