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LNDT: @346. Série: dernières nouvelles du sexe – Épisode 1/13 : À l’instant T : dix façons de faire du sexe

Un podcast de 28′ de Radio France

Dix personnes de tous âges et milieux, partout en France, décrivent avec précision le dernier rapport sexuel qu’elles ont eu. Un premier tour d’horizon qui confirme qu’en vingt ans, nos sexualités sont devenues plus inventives et diversifiées, moins pénétratives ou reproductrices.

Dans cette série « Dernières nouvelles du sexe » des Pieds sur Terre, on découvre des témoignages intimistes sur la sexualité d’aujourd’hui, à l’aune d’une nouvelle enquête scientifique de l’Inserm qui pointe du doigt les changements de pratiques des Français.

Dans ce premier épisode, on découvre les récits des dernières fois des quelques interrogé.e.s.

La dernière fois que Julien a fait du sexe, c’était il y a quelques semaines avec une fille qu’il avait croisée plusieurs fois au bar du village à côté du sien. Il n’en avait pas tant envie que ça, mais il l’a suivie lorsqu’elle a déployé la « technique du massage ».

« Il y a eu beaucoup de positions : des cuillères, des levrettes, des missionnaires, des sortes de ciseaux… »

À l’inverse, tous les rapports sexuels de Juliette avec son partenaire de 73 ans, y compris le dernier donc, se composent d’une position, la seule possible : après s’être caressés longuement, être restés allongés, avoir bavardé et ri, elle se met à califourchon sur son corps, « dans tous les sens qui font du bien ».

Isaac avait deux partenaires lors de sa dernière fois. Sa copine lui a suggéré de proposer à ce garçon de les rejoindre, après une soirée. Isaac s’est senti plus proche d’elle : « On a trouvé quelque chose qui nous excitait tous les deux, avec quelqu’un qui nous excitait tous les deux. Nous voir faire l’amour ensemble à quelqu’un c’était nouveau et sympa.« 

Cela faisait presque deux mois que Margot et son copain n’avaient pas eu de rapport sexuel lorsqu’ils ont couché ensemble pour la dernière fois. Elle avait peur que ça manque de spontanéité, mais au contraire : Margot en avait pleinement envie, et sent même que le fait d’espacer leurs rapports lui permet de prendre beaucoup plus de plaisir.

« On ne s’amuse pas à faire des galipettes dans tous les coins de la pièce, mais plusieurs positions lui correspondent bien, par rapport à son dos. »

Guy et Morgane ont 56 et 79 ans. Toutes les positions ne sont pas possibles, mais Guy s’assure toujours que Morgane est dans la position la plus agréable possible pour son dos afin qu’elle prenne du plaisir.

Alexia a fait du sexe le matin même avec un garçon rencontré il y a une semaine. Il lui plaît tellement qu’elle aime les stimulations qui d’habitude ne marchent pas sur elle. « J’avais un peu mal à ce moment-là, en missionnaire, mais j’avais quand même très envie de lui. […] Je lui avais dit qu’il me fallait toujours beaucoup de temps pour jouir en début de relation, et finalement j’ai joui.« 

Nicolas a établi une liste de sites qu’il consulte régulièrement lorsqu’il souhaite se masturber. La dernière fois, c’était un soir, devant la même vidéo qu’après le déjeuner du même jour. Il souligne que le plaisir est fonction du temps passé à la tâche : « Plus j’y passe du temps, plus c’est intéressant au niveau plaisir. […] Ça me détend et me permet d’être plus empathique. Quand je ne fais pas ça pendant longtemps, je deviens un vrai connard. »

« On a mis de la musique pour décoller. Ça monte à tel point que t’as envie de te faire du mal. »

Pour Emma, c’était après la gaypride la dernière fois, et c’était fantastique. Pour Jordan aussi, c’était intense : « Le plaisir monte très bien, ça bouge beaucoup, les caresses se font un peu plus intenses… et je sens qu’elle a un orgasme. Elle me dit « si tu veux me prendre, c’est maintenant ». Je ne me fais pas prier. » Juliette aussi a un très bon souvenir de sa dernière fois, en août dernier. Elle a pris le temps avant la pénétration et a adoré lorsque son partenaire lui a mordu la cuisse : »Je n’ai pas joui, mais j’ai pris quand même énormément de plaisir.« 

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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