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LNDT: @368. À nos 20 ans – l’âge de venir au monde – Épisode 8/20

Un Podcast de Radio France – Épisode 8/20 : « C’est quoi le sens ? »

Ce 8e épisode explore, grâce à Lulla, le sentiment d’isolement, de solitude et la place que l’on accorde à l’amour. Tandis que les soeurs Maya et Lola poursuivent leurs échanges croisés à propos du sens de la vie, et de l’angoisse qui les saisit quand elles cherchent à en donner un à la leur.

Dylan, Lucas, Lulla, Maya, Lola et Pierre vont avoir 20 ans. Ils se sont connus au lycée de Douarnenez (Finistère) et sont devenus amis. Deux ans après leur bac, de 2023 à 2024, le documentariste Tony Hayère leur a proposé de s’auto-enregistrer pendant une année entière. Ils ont accepté de se livrer dans une sorte de journal intime sonore, et d’y partager leurs désirs, leurs doutes, leurs questionnements sur l’amour, l’amitié, la vie professionnelle… En 20 épisodes, « À nos 20 ans » donne à entendre cette expérience.

Lulla, entre isolement et dépression

Dans ce 8e épisode, Lulla, étudiante en fac de lettres à Rennes, rentre chez elle après son cours de danse, triste. Elle regrette de n’avoir pas suivi ses « copain.es » à une soirée, explique qu’elle craint de s’isoler de plus en plus. Un isolement qui lui fait peur aussi, parce qu’elle a la sensation qu’elle en fera porter le poids à son nouvel amoureux… Dont elle se demande si elle l’aime vraiment.

Maya de son côté lit un passage de Lou, la bande dessinée de Julien Neel dans lequel il est question de dépression. Elle chuchote à Lola que chaque matin au réveil, elle se sent perdue. Et attribue ses angoisses au fait qu’elle se questionne beaucoup sur « le sens », de la vie, de l’amour, de tout. Sa soeur jumelle lui avoue partager ces interrogations.

Dylan, quant à lui, se réveille en pleine nuit et se rend compte que depuis quelques temps, il tourne en rond entre son travail et sa relation amoureuse. Il confie avoir de plus en plus de mal à dormir.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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