couple having a date at the bar

LNDT: @454. La tendance du « dry dating » ou l’ère de la drague sobre

Un Podcast de Radio France (3′)

Jamais le premier soir disait « feu » l’adage ! Cette idée qu’il ne fallait pas « consommer » au premier rendez-vous s’est transformée : il s’agit désormais de ne pas faire de sexe « ivre » au premier rendez-vous ! Et puisqu’on est au XXIème siècle, deuxième quart, ça s’appelle le « dry dating ».

Oui, comme dans « dry january » (le janvier sans alcool) ou la « dry week » (la semaine sans alcool) ! J’ai d’abord cru avec ce « dry dating » à un sevrage des « dates » : les rencontres. Mais non, c’est le fait de ne pas picoler lorsqu’on a un « date ». Dry Dating !

A ne pas confondre avec le « dry texting » qui consiste à répondre des messages un peu secs – type « ok » « à tte » !

Le « Dry Dating » donc, est une donnée chiffrée par l’application de rencontre Bumble, où 33% des 18-35 ans, 1 sur 3, envisagent de faire leurs rencontres amoureuses « sobres ». Dans l’idée :

1/ D’éviter les déconvenues / gueules de bois : on s’est un peu enflammé l’alcool aidant, et le lendemain c’est un regret …

2/De faire une rencontre plus sincère et éventuellement plus pérenne. Nouveau chiffre toujours selon l’appli Bumble : 27% des 25-34 ans considèrent que le dry dating permet de tisser des liens plus authentiques.

3/ De ne pas se retrouver abusée. Toujours selon les usagères françaises de l’appli Bumble : 41% des femmes affirment ne pas boire pour rester lucide et éviter les regrets, et 32% estime que c’est une mesure essentielle pour leur sécurité.

Ce « dry dating » accompagne un mouvement plus global des nouvelles générations « sobres » qui prennent leurs distances avec l’alcool…. Selon une enquête nationale sur la santé mentale et le bien être des adolescents : 24% des élèves de terminales buvaient régulièrement en 2018, contre 8% en 2022. C’est significatif.

Si on croise les données avec une autre application de rencontres, Happn, on voit que depuis deux ans dans le classement des types de lieux les plus populaires pour les rencontres, les bars sont descendus en troisième position après les lieux culturels et les espaces en plein air. Alors que la drague « spontanée » au parc, je dirais que ça, vraiment moins.

Là, Au XXIème siècle, on est dans une configuration où l’on a déjà « matché » et pris rendez-vous via une appli … C’est le musée et le ciné qui reviennent puisque ça permet de déclencher la conversation et se désinhiber autrement, et puis moins cher et moins bruyant que le bar. Le pique-nique en plein air a vraiment la côte selon les statistiques des applis. Même si moi personnellement j’éviterai la forêt !

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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