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LNDT: @461. Épisode 3/5 : Promettre de beaux lendemains

Un Podcast de Radio France (9′)

Dans ce troisième épisode, Younès Boucif s’intéresse à la promesse, cet engagement pris envers autrui ou envers soi-même. En s’appuyant sur des références comme les envolées lyriques de Jacques Brel et le film « Incendies » de Denis Villeneuve, il met en lumière la profondeur et la portée de cet acte.

Avec

  • Younès Boucif, acteur et rappeur

Les promesses, arme classique des déclarations d’amour. Et ces dernières surviennent lorsqu’on commence à tomber amoureux, que tout est grand et que tout est beau. C’est l’occasion de mettre son amour à l’épreuve des mots. « Que suis-je capable de faire pour toi ?« . Mais attention, Younès rappelle qu’il faut faire comme Zaho : promettre à la hauteur de ce qu’on peut donner.

L’acteur Younès Boucif a interprété des rôles de stand-uppeur amouraché dans la série Drôle (Netflix), ou d’un amoureux réservé dans la série Amours solitaires (FranceTV et Arte). Et il a évoqué ses relations au détour d’une poignée de punchlines de rap. Pour lui, faire une promesse est une belle façon de montrer son amour, mais attention à rester dans la limite du raisonnable.

Arme classique et dangereuse de la déclaration

Younès explique que, dans la chanson Ne me quitte pas de Jacques Brel, les promesses poétiques irréalisables, comme celle de trouver des « perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas« , ne sont pas faites pour être prises au sérieux. Elles servent à montrer à quel point on aime quelqu’un. C’est une façon poétique de dire « je ferais tout pour toi« , même si on sait que c’est irréalisable. En amour, on comprend souvent que ce genre de promesses est là pour toucher l’autre et montrer l’intensité de nos sentiments. Plus la promesse est folle, plus elle reflète la grandeur de l’amour ressenti.

Une promesse rime-t-elle forcément avec engagement ?

Pour l’acteur, une promesse n’est pas juste faite de paroles légères, elle engage profondément. Comme dans le film Incendies de Denis Villeneuve, où l’amour filial et les promesses servent à briser des cycles de haine et de vengeance. Cet amour-là est immense, presque divin, comme celui qu’on voit dans des actes de pardon extraordinaires, par exemple une mère qui pardonne à l’assassin de son enfant, ou encore dans Les Misérables, où la bonté de l’évêque transforme Jean Valjean. Il y a une seule leçon à retenir : l’amour et la bonté peuvent rompre les chaînes de la violence.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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