Un Podcast de Radio France (54′)
Par Ali Rebeihi. A l’occasion de la Saint-Valentin, cette série tirée de l’émission « Grand bien vous fasse » présentée par Ali Rebeihi vous propose un parcours complet de la vie amoureuse, de ses manifestations les plus intenses à ses difficultés quotidiennes.
De l’intensité de la passion amoureuse à l’expérience douloureuse du désamour ou de la fin de l’amour, en passant par le pouvoir du langage de l’amour ou les défis de la vie conjugale… La série dessine ainsi un portrait complet de l’expérience amoureuse, de ses moments les plus exaltants à ses aspects les plus quotidiens, en passant par ses dimensions sociales et communicationnelles.
L’amour, une émotion aux multiples facettes. Explorez ses super pouvoirs avec une neuroscientifique, une psychopraticienne et un auteur, pour mieux comprendre son impact sur nos vies.
Avec
- Aurore Malet Karas, docteure en neurosciences et sexologue française
- Géraldyne Prévot Gigant, psychopraticienne
- Laurent Saint-Gérard, comédien
La langue française ne manque pas d’images pour le décrire… L’amour « donne des ailes », « rend aveugle », « peut déplacer des montagnes », donne « des papillons dans le ventre » et nous frappe comme la foudre…
Mais les superpuissances de l’amour ne se limitent pas à l’amour romantique. L’amour peut être parental et inconditionnel, familial et rassurant, amical et essentiel… Et s’il en est un souvent oublié qu’il est urgent de célébrer, c’est l’amour de soi, pourtant essentiel à notre bien-être.
La transe amoureuse : entre chimie cérébrale et mirages
Au début d’une relation amoureuse, une « transe » prend souvent le dessus, alimentée par la chimie du cerveau et une tendance à projeter nos espoirs et attentes sur l’autre. Cette phase initiale, bien que merveilleuse, peut être teintée de mirages : « Ce que nous allons projeter sur cet inconnu, ça va être tout notre univers, tout notre monde, toutes nos croyances, toutes nos attentes, explique la psychopraticienne, Géraldyne Prévot Gigant. On idéalise l’inconnu et on se raconte des histoires qui pourraient mener à des désillusions. »
La science de la rencontre : mystère et neurochimie
Les neurosciences peuvent aujourd’hui expliquer beaucoup de choses sur le coup de foudre et les premières années d’une relation, notamment les changements neurophysiologiques qui s’opèrent. « Ce qu’on sait maintenant, c’est qu’on va avoir trois grandes phases, décrit Aurore Malet Karas. Et la première phase, c’est ce que les anglo-saxons vont appeler la « lust phase », une période de désir intense influencée par un cocktail d’hormones sexuelles et d’adrénaline. »
Cette phase peut durer de quelques semaines à plusieurs années, chamboulant profondément le cerveau et activant le circuit de la récompense via la dopamine, un neurotransmetteur lié aux addictions.
Néanmoins, le moment précis de la rencontre demeure un mystère, un instant hors du temps que la science peine encore à élucider complètement. « C’est un moment évidemment très marquant où plus rien d’autre n’existe. confirme Laurent Saint-Gérard. On est envahi, on est saturé tout à coup d’un sentiment comme une évidence. »
