LNDT: @472. On va s’aimer ? Les superpouvoirs de l’amour

Un Podcast de Radio France (54′)

Par Ali Rebeihi. A l’occasion de la Saint-Valentin, cette série tirée de l’émission « Grand bien vous fasse » présentée par Ali Rebeihi vous propose un parcours complet de la vie amoureuse, de ses manifestations les plus intenses à ses difficultés quotidiennes.

De l’intensité de la passion amoureuse à l’expérience douloureuse du désamour ou de la fin de l’amour, en passant par le pouvoir du langage de l’amour ou les défis de la vie conjugale… La série dessine ainsi un portrait complet de l’expérience amoureuse, de ses moments les plus exaltants à ses aspects les plus quotidiens, en passant par ses dimensions sociales et communicationnelles.

L’amour, une émotion aux multiples facettes. Explorez ses super pouvoirs avec une neuroscientifique, une psychopraticienne et un auteur, pour mieux comprendre son impact sur nos vies.

Avec

  • Aurore Malet Karas, docteure en neurosciences et sexologue française
  • Géraldyne Prévot Gigant, psychopraticienne
  • Laurent Saint-Gérard, comédien

La langue française ne manque pas d’images pour le décrire… L’amour « donne des ailes », « rend aveugle », « peut déplacer des montagnes », donne « des papillons dans le ventre » et nous frappe comme la foudre…

Mais les superpuissances de l’amour ne se limitent pas à l’amour romantique. L’amour peut être parental et inconditionnel, familial et rassurant, amical et essentiel… Et s’il en est un souvent oublié qu’il est urgent de célébrer, c’est l’amour de soi, pourtant essentiel à notre bien-être.

La transe amoureuse : entre chimie cérébrale et mirages

Au début d’une relation amoureuse, une « transe » prend souvent le dessus, alimentée par la chimie du cerveau et une tendance à projeter nos espoirs et attentes sur l’autre. Cette phase initiale, bien que merveilleuse, peut être teintée de mirages : « Ce que nous allons projeter sur cet inconnu, ça va être tout notre univers, tout notre monde, toutes nos croyances, toutes nos attentes, explique la psychopraticienne, Géraldyne Prévot Gigant. On idéalise l’inconnu et on se raconte des histoires qui pourraient mener à des désillusions. »

La science de la rencontre : mystère et neurochimie

Les neurosciences peuvent aujourd’hui expliquer beaucoup de choses sur le coup de foudre et les premières années d’une relation, notamment les changements neurophysiologiques qui s’opèrent. « Ce qu’on sait maintenant, c’est qu’on va avoir trois grandes phases, décrit Aurore Malet Karas. Et la première phase, c’est ce que les anglo-saxons vont appeler la « lust phase », une période de désir intense influencée par un cocktail d’hormones sexuelles et d’adrénaline. »
Cette phase peut durer de quelques semaines à plusieurs années, chamboulant profondément le cerveau et activant le circuit de la récompense via la dopamine, un neurotransmetteur lié aux addictions.

Néanmoins, le moment précis de la rencontre demeure un mystère, un instant hors du temps que la science peine encore à élucider complètement. « C’est un moment évidemment très marquant où plus rien d’autre n’existe. confirme Laurent Saint-Gérard. On est envahi, on est saturé tout à coup d’un sentiment comme une évidence. »

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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