Un Podcast de Radio France (5′)
L’accueil sans rendez-vous (ASR) déménage ce jeudi. Ce service de l’établissement public de santé mentale de Caen accompagne les parents de jeunes enfants qui ont besoin d’aide. Ils y trouvent des clés pour mieux comprendre leur comportement. Ludovic Buot infirmier présente son service.
Être parent, ce n’est pas toujours facile, quand le bébé vient de naître et même quand l’enfant grandit, qu’il arrive à l’école. Pour aider les parents un peu perdus, il existe un service d’accueil sans rendez-vous (ASR). Il dépend du pôle de psychiatrie de l’enfance et de l’adolescence de l’établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen. Le service déménage ce jeudi 4 septembre 2025 à l’espace municipal de santé et de prévention de Mondeville. L’un de ces infirmiers, Ludovic Buot, était l’invité d’ICI Normandie et nous a expliqué son métier.
« Les parents ont le droit de craquer », insiste Ludovic Buot. « Et c’est important de pouvoir en parler. » Lorsqu’ils débarquent à l’accueil sans rendez-vous, les parents peuvent faire part de leurs doutes, leurs inquiétudes à l’égard de leurs enfants. « Il pleure, je ne sais pas comment décrypter, je ne sais pas ce qu’il veut me dire. Ou alors, son attitude a changé, je ne sais pas comment. J’essaie de lui parler, il reste muet. Donc, comment traduire ce silence ? » , liste l’infirmier spécialisé en pédopsychiatrie.
« C’est important de pouvoir en parler »
À travers deux à trois entretiens, l’interrogation peut être rapidement levée ou alors les parents et l’enfant orientés vers le bon service de soin, médico-social… « On est un pont », image Ludovic Buot. On permet une transition vers un accompagnement ou un mieux-être. » L’expertise des professionnels de l’accueil sans rendez-vous peut aussi être sollicité sur des questions de harcèlement scolaire, de difficultés liées aux écrans.
- Accueil sans rendez-vous, tous les jeudis, à l’espace de santé et de prévention de Mondeville (34 rue Emile Zola). Pour joindre l’ASR : 06 33 59 53 25. Tous les parents du Calvados peuvent solliciter le service.
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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