LNDT: @618. La Haute autorité de santé veut améliorer la prise en charge des TDAH chez les enfants

Un podcast de Radio France (1′)

Troubles souvent méconnus, les TDAH sont longs et difficiles à dépister et à prendre en charge. Ce lundi, la Haute autorité de santé a émis une série de recommandations pour une meilleure prise en compte de ces troubles chez les enfants.

Les parents souffrant de troubles de l’attention le savent : il faut du temps, parfois beaucoup, pour obtenir un diagnostic. Les TDAH, les troubles et déficits de l’attention, concernent pourtant environ 5% des enfants, mais sont encore largement méconnus et difficiles à établir. C’est pour cette raison que la Haute autorité de santé a livré ce lundi des pistes pour améliorer le diagnostic et le traitement.

Ces recommandations sont en quelque sorte une façon de reconnaître le TDAH, sur lequel beaucoup d’idées reçues circulent encore, y compris chez les soignants : « Encore aujourd’hui des parents témoignent que des pédiatres leur répondent « Ce n’est rien, ça passera ». Si les parents évoquent le nom du trouble, on leur répond « C’est une mode, ça ne vous concerne pas ». Tout les médecins ne connaissent pas ce trouble« , regrette Christine Gétin, directrice de l’association HyperSupers TDAH France.

Intégrer les parents à l’accompagnement

Pour éviter les risques d’aggravation, le TDAH doit être pris en charge de manière précoce. Les traitements médicamenteux peuvent être prescrits en seconde intention, mais l’accent doit être mis sur l’accompagnement humain, notamment celui des parents, selon la pédopsychiatre Nathalie Franc, qui a participé aux travaux de la HAS : « Souvent les parents sont mis de côté dans les accompagnements. C’est ça le plus gros problème, parce que les parents sont les acteurs principaux« , dit-elle. « C’est leur intervention, leur façon de faire, de s’adapter à leurs enfants, qui va être déterminante pour la suite« .

Aujourd’hui, seuls les pédiatres, psychiatres et neurologues sont autorisés à diagnostiquer le TDAH. La Haute autorité de Santé appelle donc à former d’autres professionnels, notamment les médecins généralistes.

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MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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