LNDT: @619. L’effet bénéfique de la musique dans le traitement de l’autisme et du TDAH prouvé par la neuro-imagerie

Un article de Radio France (2′ de lecture)

L’enseignement musical augmente la connectivité cérébrale chez les enfants et pourrait être bénéfique dans le traitement de l’autisme et du TDAH, affirment les chercheurs dans une récente étude relayée par la Société des radiologues d’Amérique du Nord.

Acquisition du langage, concentration, aptitudes sociales, les effets bénéfiques de l’enseignement musical sur les enfantsOuverture dans un nouvel onglet ne sont plus à prouver. La musique est de plus en plus utilisée dans la prise en charge de différents troubles d’apprentissageOuverture dans un nouvel onglet ou encore pour soigner la dépression chez les jeunesOuverture dans un nouvel onglet. Mais comment la musique agit-elle concrètement sur le cerveau des enfants ? De quelle manière peut-elle influer sur les changements fonctionnels ou structurels et orienter le développement des fonctions cognitives, motrices ou émotionnelles ?

Une récente étude publiée sur le site de la Société des radiologues d’Amérique du NordOuverture dans un nouvel onglet donne des éléments de réponse à cette question. « La pratique musicale peut contribuer au développement du cerveau chez de tous jeunes enfants, parce qu’elle optimise la création et la mise en place des réseaux neuronaux et stimule notamment ceux situés dans les régions frontales, impliquées dans les processus cognitifs complexes », explique le Dr. Pilar Dies-Suarez, chef de service de radiologie de l’hôpital pour enfants Federico Gómez de Mexico, à l’origine de l’étude.

Avec son équipe, elle a observé 23 enfants âgés entre 5 et 6 ans, droitiers et sans troubles sensoriels, perceptifs ou neurologiques, qui ont suivi une formation musicale pendant neuf mois. Aucun enfant n’avait précédemment reçu d’enseignement artistique par ailleurs. Ils ont été évalués avant et après leur participation par une technique avancée de l’IRM qui peut détecter les modifications micro-structurelles dans la matière blanche du cerveau. A l’issue de la période de neuf mois, la neuroimagerie a montré une optimisation de la connectivité et de la communication entre différentes régions du cerveau, notamment dans le cortex frontal.

« Lorsqu’un enfant suit un enseignement musical, précise Pilar Dies-Suarez, son cerveau est appelé à effectuer plusieurs tâches. L’écoute, les fonctions cognitives et motrices, l’émotion et les aptitudes sociales sont mobilisées en même temps. Un circuit complexe de différentes régions dans le cerveau est sollicité et par conséquent nécessite la création de plus de connections entre les deux hémisphères, ce qui explique peut-être les résultats de notre étude. »

Pour l’équipe de Pilar Dies-Suarez, ces résultats sont la preuve en images que la pratique musicale contribue à la création de nouveaux réseaux neuronaux et à la stimulation et l’optimisation des connexions existantes. Leur portée thérapeutique pourrait notamment permettre de mieux cibler la prise en charge de certaines pathologies, et notamment les TSA (troubles du spectre autistique) et TDAH (trouble de déficit de l’attention/hyperactivité), dont l’un des marqueurs est, selon certains chercheurs, une faible connectivité neuronale dans le cortex frontal.

« Nous savons déjà que l’enseignement musical a un effet très positif sur les enfants atteints d’autisme ou du TDAH, mais cette étude nous a permis de mieux comprendre ce qui change dans le cerveau et dans quelles régions se forment de nouvelles connexions », précise le docteur Dies-Suarez.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

Laisser un commentaire