LNDT: @536. Faut-il dépister l’addiction aux écrans ?

Un Podcast de Radio France (24′)

Face aux dangers identifiés des réseaux sociaux pour les jeunes, faut-il leur imposer des tests d’addiction aux écrans ? Que faire quand son ado est accroché à son téléphone ? Comment l’aider à décrocher ?

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  • Juliette Hazart, médecin addictologue
  • Bruno Humbeeck, psychopédagogue

La proposition de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal d’instaurer des tests de dépistage de l’addiction aux écrans chez les jeunes relance le débat sur la régulation des usages numériques. Faut-il, comme il le préconise, interdire strictement les réseaux sociaux avant l’âge de 15 ans ? Pourquoi, d’ailleurs, sont-ils autant addicts ? Qu’en dit la recherche scientifique et comment les aider à prendre de la distance avec leur smartphone ?

LNDT: @527. Épisode 5/5 : Grandir avec le 13 Novembre

Un Podcast de Radio France (30′)

Le 13 novembre 2015, les commandos terroristes ont fait 130 morts. Blessé et traumatisé des milliers de personnes. Parmi eux : des enfants. Certains se trouvaient à l’intérieur même du Bataclan. Lola, la plus jeune victime tuée, avait 17 ans. Louis, le plus jeune spectateur, en avait à peine 5.

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Plus largement, cette nuit-là, plus de 1300 enfants selon les chiffres de l’office national des combattants et victimes de guerre, ont perdu un parent, un oncle, une grand-mère, un cousin. D’autres, les ont vu revenir vivants, mais traumatisés et à jamais différents.  Alors comment ont-ils grandi après et avec le 13 Novembre ?

Thelma, petite brune aux yeux immenses, qui sort de son cours de gym, a 9 ans. Elle n’était donc pas née lorsque son père, Matthieu Giroud, a été assassiné dans la salle du Bataclan. Elle n’est plus très sûre du travail qu’il faisait. Mais a accroché une ribambelles de photos de lui dans sa chambre. “Mes copines savent jamais si elles doivent en parler avec moi ou si elles vont me faire de la peine. Et moi, je ne sais pas ce que je préfère : qu’elles en parlent ou pas”.

Circé, elle, aimerait pouvoir en parler à d’autres enfants concernés. “J’aimerais bien savoir quelle est leur vision ? Est-ce qu’ils vont bien avec ça ? Est-ce qu’ils ont des traces comme des traumatismes?” Car cette adolescente de 13 ans, dont la maman est revenue profondément traumatisée du Bataclan, a elle-même des séquelles de ces attentats : anxiété, peur des bruits de pétards …

Pour Louis, les séquelles ont longtemps été des cauchemars, la peur de la foule, les bruits forts. Mais aujourd’hui, il se sent bien assure-t-il. Pourtant Louis avait cinq ans en novembre 2015 et il était lui-même au concert des Eagles of Death Metal, un casque antibruit sur les oreilles. Avec lui, sa mère Elsa Delplace et sa grand-mère Patricia San Martin, toutes deux assassinées ce soir-là. Louis a été retrouvé par un policier, sous un corps inanimé. “Je me souviens qu’il y avait un policier qui est venu me chercher. Je me souviens de ça, mais sinon je n’ai pas trop de souvenirs”, confie-t-il.

D’autres étaient adolescents au moment des attentats. C’est le cas de Sami et Maxime, 13 ans tous les deux. Sami a perdu sa maman, Marie Dalloz, en terrasse de la Belle équipe. Mais aussi cinq membres de la bande d’amis de Marie, très présente dans leur quotidien.

LNDT: @526. « Des montagnes de disputes nous séparent, qu’un mot suffira à effacer… » Quel est ce mot ? C’est ma question du jour !

Un Podcast de Radio France (5′)

Les disputes nous blessent, mais elles n’arrivent qu’entre ceux qui s’aiment. Christophe André explore ce paradoxe : entre colère et tendresse, pourquoi se quereller… et comment, parfois, un seul mot peut tout réparer.

« Allo ? Encore ! Non mais c’est bon, on ne va pas revenir encore une fois sur cette histoire ! … Mais non, je ne m’énerve pas, je t’explique ! … Comment ça toujours pareil ? C’est toi, toujours pareil ! … Non !… Mais… C’est bon, le dossier est clos, je n’ai plus envie d’en parler ni de me disputer ! … Non et non ! Je te préviens, je raccroche avant de m’énerver pour de bon… » Je rigole, mais ça me stresse les disputes, je déteste ça.

Ma définition de la dispute est la suivante : « Friction relationnelle entre humains qui s’aiment bien. » La clé de la dispute, c’est l’amour, l’affection, l’amitié… On ne se dispute que s’il y a un vrai lien, et une histoire heureuse. Sinon on ne se dispute pas, il n’y a pas d’enjeu, ça ne vaut pas la peine : on s’insulte ou on se méprise, puis on passe son chemin. Il y a beaucoup de théories autour des disputes, notamment dans le couple : comment les éviter, comment en sortir, comment les transformer en discussions puis en dialogue. Eh oui, les mots ont un sens !

Dans la dispute, on n’écoute plus son interlocuteur, on veut vider son propre sac et mettre le nez de l’autre dans nos souffrances ou dans ses torts, et on est prêt à faire mal. Dans la discussion, on ne veut pas faire du mal, mais on veut avoir raison, on écoute un peu l’autre, mais on souhaite surtout imposer son point de vue. Dans le dialogue, on écoute vraiment, parce qu’on veut arriver à un consensus, un compromis.

La dispute, c’est un conflit qui dérape, la discussion c’est un bras de fer dans les règles, le dialogue c’est une construction commune. Beaucoup des théoriciens de la dispute rappellent volontiers deux points importants. D’abord, qu’il est normal de se disputer de temps en temps, le silence et le non-dit sont encore pires en cas de conflit. Ensuite, que c’est l’après-dispute qui est le temps sensible et souvent fécond. C’est ce que rappelle Alfred de Musset quand il écrit : « À quoi sert de se quereller quand le raccommodement est impossible ? Le plaisir des disputes, c’est de faire la paix. »

LNDT: @525. Défis à la maison : 3 jeux pour faire bouger vos ados et rigoler en famille

Un Podcast de Radio France (2′)

Vos ados passent trop de temps sur leur téléphone ? Proposez-leur une après-midi de défis à la maison. Trois idées de jeux simples, avec du papier toilette, des ballons ou des gobelets, pour rire en famille et les éloigner des écrans.

Pour motiver vos ados à bouger, rien de tel que des défis amusants à organiser à la maison. Faciles à mettre en place, ces jeux reprennent les codes des réseaux sociaux tout en favorisant l’esprit d’équipe et le rire.

LNDT: @524. Co-parentalité, quand faire des enfants avec ses amis devient un moyen de faire famille

Un Podcast de Radio France (4′)

La co-parentalité, c’est être parents sans être en couple. Un moyen de sortir de l’injonction familiale classique. Une option mise en avant . Ce modèle de famille séduit de plus en plus de jeunes, qui souhaitent se libérer de la pression sociale.

Avec

  • Tanita Fallet,

LNDT: @523. « Les parents ont le droit de craquer », un service d’écoute existe pour toutes les familles du Calvados

Un Podcast de Radio France (5′)

L’accueil sans rendez-vous (ASR) déménage ce jeudi. Ce service de l’établissement public de santé mentale de Caen accompagne les parents de jeunes enfants qui ont besoin d’aide. Ils y trouvent des clés pour mieux comprendre leur comportement. Ludovic Buot infirmier présente son service.

Être parent, ce n’est pas toujours facile, quand le bébé vient de naître et même quand l’enfant grandit, qu’il arrive à l’école. Pour aider les parents un peu perdus, il existe un service d’accueil sans rendez-vous (ASR). Il dépend du pôle de psychiatrie de l’enfance et de l’adolescence de l’établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen. Le service déménage ce jeudi 4 septembre 2025 à l’espace municipal de santé et de prévention de Mondeville. L’un de ces infirmiers, Ludovic Buot, était l’invité d’ICI Normandie et nous a expliqué son métier.

« Les parents ont le droit de craquer », insiste Ludovic Buot. « Et c’est important de pouvoir en parler. » Lorsqu’ils débarquent à l’accueil sans rendez-vous, les parents peuvent faire part de leurs doutes, leurs inquiétudes à l’égard de leurs enfants. « Il pleure, je ne sais pas comment décrypter, je ne sais pas ce qu’il veut me dire. Ou alors, son attitude a changé, je ne sais pas comment. J’essaie de lui parler, il reste muet. Donc, comment traduire ce silence ? » , liste l’infirmier spécialisé en pédopsychiatrie.

« C’est important de pouvoir en parler »

À travers deux à trois entretiens, l’interrogation peut être rapidement levée ou alors les parents et l’enfant orientés vers le bon service de soin, médico-social… « On est un pont », image Ludovic Buot. On permet une transition vers un accompagnement ou un mieux-être. » L’expertise des professionnels de l’accueil sans rendez-vous peut aussi être sollicité sur des questions de harcèlement scolaire, de difficultés liées aux écrans.

  • Accueil sans rendez-vous, tous les jeudis, à l’espace de santé et de prévention de Mondeville (34 rue Emile Zola). Pour joindre l’ASR : 06 33 59 53 25. Tous les parents du Calvados peuvent solliciter le service.

LNDT: @522. Sortir de l’anorexie ou de la boulimie grâce aux familles

Un Podcast de Radio France (1′)

Les troubles des conduites alimentaires concernent près d’un million de personnes en France et c’est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Depuis quelques années, les pratiques thérapeutiques évoluent, permettant aux familles de devenir des acteurs clés du rétablissement des enfants.

Alors que la semaine de sensibilisation aux TCA, troubles des conduites alimentaires, se poursuit jusqu’au 8 juin, certaines familles se sentent démunies face à l’anorexie ou la boulimie de leurs enfants. C’est le cas de la maman d’Anaïs souffrant d’anorexie mentale depuis deux ans. « C’est un tsunami pour toute la famille. Vous êtes face à de l’incompréhension, vous culpabilisez alors que vous ne devriez pas, il y avait des peurs« , confie la mère de famille. Anaïs a été hospitalisée à plusieurs reprises, des psychologues, des diététiciens ont également accompagné les proches de l’adolescente à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. « Les entretiens familiaux, c’est un lieu où on explique les choses de la vie quotidienne, de la préparation du dîner, de la durée du dîner« , détaille la maman d’Anaïs.

LNDT: @521. En Corée du Sud, les animaux de compagnie désormais traités comme des membres de la famille

Un Podcast de Radio France (2′)

En Corée du Sud, les animaux de compagnie sont, de plus en plus, traités comme des membres de la famille à part entière. On leur offre la même attention, et donc les mêmes services, qu’à un proche adulte ou enfant. Sous pression, le gouvernement est donc obligé d’adapter ses lois pour tenir compte de ces nouveaux comportements.

Le gouvernement sud-coréen vient d’accepter, en ce mois de juin, de déréguler plusieurs secteurs de l’économie qui, jusqu’ici, faisaient une différence très stricte entre les activités économiques pour les humains et celles pour les animaux. C’est le cas, par exemple, des boissons pour animaux servies dans les restaurants pour les humains.

Jusqu’ici, la loi sur le contrôle de l’alimentation animale réservait le droit de nourrir les animaux à des établissements disposant d’une licence spéciale. Mais une demande croissante a conduit à un assouplissement de cette règle, afin de permettre aux propriétaires de chiens d’offrir un petit rafraîchissement à leur animal de compagnie.

LNDT: @547. Comment faire de sa chambre une pièce vraiment à soi ?

Un Podcast de Radio France (48′)

Comment a évolué la chambre à coucher au fil des siècles ? Allons-nous dans notre chambre uniquement pour dormir ? Refuge, lieu de création, de repli… On s’intéresse ce jeudi aux évolutions de la chambre, du simple lieu de repos aux réseaux sociaux.

Comment faire de la chambre une pièce vraiment à soi ? Comme l’écrit admirablement l’historienne Michelle Perrot : « Bien des chemins mènent à la chambre : le repos, le sommeil, la naissance, le désir, l’amour, la méditation, la lecture, l’écriture, la quête de soi, Dieu, la réclusion, voulue ou subie, la maladie, la mort. De l’accouchement à l’agonie, elle est le théâtre de l’existence ou du moins ses coulisses. »

LNDT: @519. Grandir dans une famille non hétéro parentale : quels repères et quels défis ?

Un Podcast de Radio France (4′)

Le Family pride festival se tiendra les 17 et 18 mai à Montpellier. L’occasion de revenir sur ces enfants qui grandissent dans des foyers LGBTQIA+. Amélia Matar s’intéresse à leurs parcours, entre diversité des modèles familiaux et regard parfois pesant de la société.

Plus de 250.000 personnes vivent aujourd’hui en couple avec un conjoint du même sexe en France. Il y aurait environ 25.000 familles LGBTQIA+, soit 0,4 % des familles, même si ce chiffre est probablement sous-estimé, les données officielles n’étant pas collectées.

Les familles lesbiennes représenteraient environ 75% des foyers LGBTQIA+. Depuis la loi Taubira du 17 mai 2013, le mariage et l’adoption sont ouverts à toutes les familles, quelle que soit leur configuration.

1001 façons de faire famille

Les familles LGBTQIA+ sont très variées. Certaines sont composées d’enfants nés d’une union hétérosexuelle, dont les parents ont refondé un foyer avec un partenaire du même sexe. D’autres enfants sont nés par insémination artificielle ou gestation pour autrui. Bref, il n’y a pas de modèle établi. Ce qui relie toutes ces configurations, c’est une même volonté, celle de faire famille, avec amour et intention.

Toutes les études sont formelles : grandir dans une famille LGBTQIA+ n’a pas d’impact négatif démontré sur le développement socioémotionnel des enfants. Les problèmes comportementaux (délinquance, agressivité ou consommation de substances) ne sont pas plus présents que dans d’autres types de familles.