LNDT: @252. Marie Spénale dessine « Il y a longtemps que je t’aime »

Un podcast-vidéo de Radio France

L’amour, la relation de couple sur le long terme sont interrogés par le prisme d’une fable qui met au prise une sexagénaire échouée sur une île déserte et un jeune homme.

Annie voyageait avec son mari quand leur bateau de croisière a fait naufrage. Seule rescapée sur une île isolée, et dans l’incapacité de pouvoir continuer à teindre ses cheveux, elle décide de les couper. Elle arbore donc une crinière blanche, lorsqu’elle rencontre un jeune homme très peu bavard… La cohabitation avec lui se révèle l’occasion d’une introspection, et d’une interrogation sur son couple.

LNDT: @251. La solitude urbaine, foule sentimentale ?

Un podcast de Radio France de 54′

C’est dans les grandes villes que l’on trouve le plus grand nombre de célibataires : vie hyperactive, anonymat et possibilité de rencontres qui semblent infinies, notamment grâce aux applications, nous rendent paradoxalement de plus en plus solitaire.

Avec Pauline Machado, journaliste indépendante, autrice de Foule sentimentale, comment la ville impacte l’amour aux éditions Les Pérégrines.

Comme l’explique le rédacteur en chef, Cyril Lacarrière, les villes sont de grandes pourvoyeuses de sexe à gogo, de relations d’un soir, mais l’amour dans tout ça ? Où est-ce qu’on le trouve dans une métropole ? C’est ce que raconte la série Sex and the City, cette idée qu’on s’est faite qu’il y a toujours mieux ailleurs, que l’amour nous attend dans un autre coin de rue que le nôtre. Alors, on ne s’engage pas, on remplace une fille ou un garçon d’un soir par une autre ou un autre. On s’envoie en l’air, mais on se sent seul, seul dans une grande ville. Étrange paradoxe. C’est pour cela que Sex and City a été un carton au-delà des chaussures Manolo Blahnik et des robes Vivienne Westwood, c’est aussi le quotidien de très nombreuses jeunes femmes. Alors, est-ce que la ville peut encore être le lieu où l’on trouve l’amour ?

LNDT: @250. Dating Fatigue : entre amour et solitude

Un podcast de Radio France de 54′

Le dating fatigue, c’est ce syndrome qui frappe ceux qui passent trop de temps sur les applis de rencontres. Comment ce qui au départ devait nous faciliter la vie est-il devenu une addiction impactant notre santé mentale ?

Avec

Un changement de paradigme

Pour Eliette Abécassis, les applications de rencontre ont créé un changement de paradigme amoureux : « C’est quelque chose qui n’a probablement jamais eu lieu depuis Platon, qui, avec sa théorie de l’amour fusion où l’on cherche à rencontrer notre moitié, explique que sans elle, nous ne sommes pas complets. Aujourd’hui, le développement personnel nous dit que notre bonheur dépend de nous-même et l’autre moitié peut faire peser trop sur l’autre. Avec cette rationalisation de l’amour, on a un changement de mœurs complet. »

Les origines du dating fatigue

Comme l’explique le rédacteur en chef Cyril Lacarrière, c’est en 2016 que l’on a commencé à parler de dating fatigue avec un article : The rise of dating app fatigue, l’avènement de la fatigue des applications de rencontre. C’est un article publié sur le site de The Atlantic le 16 octobre 2016 seulement quatre ans après la naissance de Tinder et un an après son entrée en Bourse. Dès cette époque, The Atlantic écrit « Les services tels que Tinder et Hinge ne sont plus de jolis nouveaux jouets brillants. Certains utilisateurs commencent à les trouver plus frustrants qu’amusants. » C’est en France que le mot réapparaît, et on le doit à la journaliste française Judith Duportail. En mai 2021, elle publie Dating fatigue : amours et solitudes. Comment ce trop-plein de rencontres et cet océan de possibilités a fini par nous isoler ?

LNDT: @249. Est-ce que vous m’aimez ? Une expérience de la passion

Un podcast de Radio France de 58′

Un voyage dans l’espace du cœur et au plus près de l’expérience de la passion. Entre danse et littérature, Antoine Couder explore ces territoires de l’intensité, avec le Jeune Bureau de la Comédie-Française 2024. Une création immersive à écouter, de préférence, au casque.

C’est un voyage entre cris et chuchotements là où tout s’enflamme : un cœur, des mains, un corps, une voix et tout le reste, au-dehors ; le temps qui se dérègle ; la pluie chaude la pluie froide la pluie vaudou. La neige en été. On veut ici capter la température de l’amour, les frissons, l’aventure. Et la musique toujours, qui nous entraîne et nous relie les uns aux autres. Rodolphe, Roman, Alice, Eda, Fred, Pomme et Alessandro. Lou Reed et Michel Berger.

LNDT: @248. « Sex Education » visibilise les personnes asexuelles

Un podcast de Radio France de 3′

Une scène de la série a fait écho sur les réseaux sociaux.

Avec

Le mot “ace”, qui ne désigne pas qu’un service gagnant au tennis. Non, « ace » c’est aussi la contraction du mot Asexual… Asexuel en français.

Un terme qui désigne l’orientation sexuelle de personnes qui ne ressentent pas d’attirance sexuelle. Et ce terme revient beaucoup sur X et sur Tiktok en ce moment à cause de ça. Une scène de la dernière saison de « Sex Education », où un nouveau personnage, qui se prénomme O, fait son coming-out asexuel devant tout son lycée. Une scène importante car elle met en lumière cette orientation sexuelle beaucoup trop méconnue. Tout le monde le sait mais le A de l’acronyme LGBTQIA+ est pour l’asexualité.

LNDT: @247. Asexualité, entre fantasme et mystère

Un podcast de Radio France de 54′

L’asexualité est à la fois mystérieuse et fantasmée. Dans une société ultra-sexualisée envahie par la pression sociale, le marketing et l’imagerie culturelle, que deviennent celles et ceux qui ne ressentent pas de désir ?

L’asexualité, ce n’est pas une baisse de la libido, un moment de la vie qui peut toucher n’importe qui, c’est une orientation sexuelle comme une autre.

Alors qu’on commence à en parler plus librement, y compris dans les médias, est-elle vraiment devenue une orientation comme une autre ? Qui sont ces hommes et ces femmes qui aujourd’hui disent au grand jour avoir pas ou peu de libido ? Y a-t-il encore des clichés, des incompréhensions, des quiproquos vis-à-vis des personnes se déclarant asexuelles ? Comment sait-on qu’on est asexuel ? Pourquoi certains en parlent comme d’une lubie ? À quel âge comprend-on qu’on est asexuel ?

L’invitée est Anna Mangeot, autrice du livre Asexuelle, aux éditions Larousse. Elle est elle-même asexuelle, et c’est un sujet dont elle parle également sur ses réseaux sociaux, TikTok et Instagram.

Qu’est-ce l’asexualité ?

Être asexuel, c’est le fait de ne pas ressentir d’attirance sexuelle envers autrui. L’invitée précise : « Nous les asexuels, on est attirés par personne, mais ça n’empêche pas une grande partie des asexuels d’avoir de la libido, d’avoir des fantasmes, de pratiquer la masturbation. Simplement, on ne va pas ressentir cette espèce d’appétit qui nous attire vers l’autre et nous fait ressentir le besoin de nous presser contre. »

Elle ajoute la concernant : « Moi, je ne ressens ni désir, ni libido, ni fantasme, ni nul besoin. Mais certains peuvent avoir des fantasmes qui se créent à l’intérieur, avec des personnages de leur vie ou des personnages de fiction. Simplement quand ce fantasme se matérialise, vient prendre corps, là ça ne suscite rien du tout et ça s’arrête. » Elle explique aussi qu’il y a des centaines, des milliers de nuances dans l’asexualité.

Dans son parcours, elle a d’abord essayé de se forcer à avoir des relations sexuelles, a eu plusieurs petits amis, puis s’est dit que peut-être, c’étaient les filles qui l’intéressaient, avant de comprendre qu’elle était asexuelle. Et puis elle s’est retrouvée avec son copain actuel qui lui a laissé le temps de ne pas vouloir, et de réfléchir à qui elle était.

D’où vient l’asexualité ?

L’asexualité n’est pas une notion toute neuve. En 1886, pour le sexologue allemand Richard von Krafft Ebing, l’asexualité doit être considérée comme un trouble mental. Dix ans plus tard, un autre sexologue, Magnus Hirschfeld, parle de l’asexualité qu’il assimile à de l’anesthésie sexuelle.

C’est en 1897 que la sexologue allemande Emma Trosse donne la première définition de cette notion : « L’asexualité et l’attirance pour le même sexe ne sont pas des exceptions ou des anomalies. C’est pourquoi l’État devrait protéger leur droit à la liberté sexuelle au lieu de les discriminer. » Un sujet qu’elle aborde dans son livre Une femme. Étude psychologico-biographique d’une personne asexuelle.

Pour notre invitée, le fait que l’asexualité soit considérée comme un trouble mental n’est pas derrière nous. Elle explique : « C’est un sujet qui souvent fait rire, qui interroge, que les gens regardent de loin comme quelque chose qui ne les concerne pas. » Elle a aussi l’impression qu’on la regarde comme une bête de foire, un extraterrestre alors qu’il y a des asexuels dans toutes les familles.

Les stéréotypes sur l’asexualité

Ce n’est pas une douleur d’être asexuel. Anna Mangeot explique qu’elle est parfaitement heureuse. Pour l’invitée, ce qui rend la chose douloureuse, c’est l’accueil qui est fait à l’asexualité. Ce sont les échos que les asexuels ont d’eux-mêmes et la façon qu’a le monde de les voir et de les montrer. Anna Mangeot dit qu’actuellement les asexuels sortent tout juste du silence. Pour elle, les gens sont très curieux, mais en même temps, ils ont des réactions très primaires, pensant que c’est une maladie, une déficience, ou que c’est triste.

D’ailleurs, dans les séries Sex Education et le reboot de Hartley, coeur à vif, il y a deux personnages asexuels. Mais Anna Mangeot trouve qu’ils manquent de flamboyance : « J’étais évidemment ravie en voyant d’abord qu’il y en avait. J’étais vraiment contente. Et puis, en découvrant petit à petit la manière dont les personnages étaient écrits, je suis un peu tombée de haut parce qu’ils sont toujours traités sous un jour misérabiliste, il leur manque quelque chose. Ce sont les personnages un peu ennuyeux. »

Que conseiller aux personnes – jeunes ou non – qui se découvrent asexuelles ? En parler à quelqu’un de confiance, quelqu’un sensibilisé aux questions d’orientation sexuelle, de genre, peut-être un psychiatre ou un médecin généraliste. Même si Anne Mangeot précise que l’on va souvent essayer de soigner les asexuels, alors que c’est une orientation sexuelle. Elle ajoute : « La communauté asexuelle est peuplée de gens comme nous qui sont magnifiques et sont heureux d’être ce qu’ils sont et ça donne beaucoup d’espoir. Il ne faut surtout jamais, même au nom de l’amour, même au nom de ce que vous voulez, se forcer. »

LNDT: @246. Nos désirs font désordre

Un podcast de Arté Radio de 64′

« Comme quoi, à 40 ans, on peut encore rêver »

D’où viennent nos désirs ? Comment sont-ils construits ? Comment évoluent-ils ? Quelles possibilités s’offrent à nous pour les découvrir, et les vivre ?

À travers les récits de femmes devenues lesbiennes après de longs parcours hétérosexuels, cet épisode s’interroge sur ce que l’autrice féministe Adrienne Rich appelle « la contrainte à l’hétérosexualité ». Comment cette orientation sexuelle perçue comme naturelle est-elle en réalité socialement construite et imposée ? Comment participe-t-elle à rejouer les normes de genre, et par là même l’appropriation du corps et du travail des femmes par les hommes ? Que vivent ces femmes qui sortent de l’hétérosexualité ? Comment réinventer l’hétérosexualité pour qu’elle ne soit plus un outil du patriarcat ?

LNDT: @245. Troubles dans le couple

Un podcast de Arté Radio de 68′

« Je ne me perdrai plus dans une relation »

Pourquoi lorsque l’on parle d’amour, l’idée de couple nous vient tout de suite en tête ? Comment se fait-il que celui-ci soit perçu avant tout comme un rapport entre individus, alors même qu’il s’inscrit dans un contexte anthropologique – historique, politique, familial et économique – très fort ? Au-delà des sentiments amoureux, qui existent évidemment, qu’est ce qui se joue au sein de la conjugalité ? Quels rapports de pouvoir se reproduisent ? Et que se passe-t-il lorsque l’on se sépare, ou lorsqu’on fait le choix d’être célibataire ? 

À travers les histoires d’Eléonore, qui s’est accrochée coûte que coûte à l’idée de couple avant de déchanter, et celle d’Anna, qui n’en a jamais voulu mais a été rattrapée, cet épisode interroge le couple d’un point de vue féministe. Avec comme toujours des éclairages de chercheuses et des lectures choisises par Charlotte Bienaimé.  

LNDT: @244. Neuf mois plus tôt

Un podcast de Arté Radio de 29′

«  I want to eat a steak tartare  »

Chanteur, réalisateur, lover, Jérémi a eu la bonne idée d’enregistrer la grossesse de Laure, sa compagne. Il raconte cette aventure en commençant par la fin : d’abord l’accouchement, puis l’achat de la poussette, l’échographie, le bricolage dans l’appartement… Le tout mis en musique et en chansons avec Samuel Hirsch, son complice au sein du groupe d’afro-beat Bim Bam Orchestra. Tranche de vie d’un jeune couple en forme de comédie ! musicale ! documentaire ! émouvante et réjouissante.

LNDT: @243. Papa où t’es ?

Un podcast de Arté Radio de 32′

« C’est une sorte d’esclavage avec de l’amour et beaucoup de rancœur »

Depuis deux ans, je suis maman d’un petit garçon. Je venais à peine de découvrir le féminisme lorsque j’ai su que nous allions devenir parents. Mon féminisme est donc étroitement lié à ma maternité. Car c’est peut-être en devenant mère que j’ai le plus souffert des inégalités de genre. Parce que, alors que nous étions un couple qui aspirait à devenir des parents égaux, les statistiques sur l’inégale répartition des tâches domestiques et parentales nous ont rattrapés. Parce que je me suis sentie responsable en priorité du bébé. Parce qu’à chaque Noël, je découvre avec stupéfaction les jouets : roses avec des landaux pour les filles, bleus avec des déguisements d’astronautes pour les garçons. Je me suis demandée comment nous pouvions encore en être là ? Pourquoi la maternité et la paternité sont toujours marquées par autant d’inégalités ? Comment tout cela se met en place ? Que se passe-t il lors des premiers mois de la vie de l’enfant ? Qu’attend-t on des pères et des mères en 2018 ?