LNDT: @187. Situationship, la relation sans contraintes

Un podcast de Radio France de 54′

De plus en plus adopté par les moins de 30 ans, le situationship, c’est le refus de la relation à long terme et le fait de contractualiser ses sentiments. Est-ce la fin du couple traditionnel ?

Le situationship, un signe des temps ?

Le situationship, c’est ne pas qualifier sa relation amoureuse, mais est-ce que cela répond à un besoin de liberté propre à notre époque, ou bien est-ce que ces relations ont toujours existé ? Pour Isabelle Clair, le terme situationship est plus un nouveau mot qu’une nouvelle pratique : « Il y a une prolifération de termes fortement liés au mouvement MeToo où l’on questionne le consentement, qu’il soit sexuel, lié à l’exclusivité ou aux obligations sexuelles. C’est aussi lié à l’individualisation de la société. Le couple a un côté massif, et un peu vieillot. »

Les origines du situationship

Comme le rappelle le rédacteur en chef de l’émission Cyril Lacarrière, le terme situationship est donc le néologisme de situation et de relationdship. Mais comme cela arrive souvent avec ces termes contemporains, il n’y a pas d’inventeur en particulier, c’est plus la naissance organique d’un terme. Par contre, il y a ceux qui le rendent populaire. Ici, on le doit à Carina Hsieh, une New-yorkaise qui a écrit un article pour le magazine Cosmopolitan intitulé  : « Est-ce que le situationship est en train de ruiner la romance ? » Elle y raconte sa propre expérience une histoire avec un garçon chez qui elle dormait quatre nuits par semaine, et où elle avait même laissé sa brosse à dents.

Elle était comme dans un couple, mais sans l’être. La journaliste raconte que tout au long de cette relation, elle ne s’est jamais faite à l’idée qu’il n’y ait pas d’étiquette. Ce garçon ne la présentait jamais comme sa petite amie, et c’est lui qui un jour a prononcé le terme situationship pour qualifier leur histoire. Une histoire qui n’avait pas de qualification jusqu’à que ça en devienne gênant.

Son conseil, définir rapidement dans quelle relation vous êtes, grâce, par exemple, à un soft lounge, un lancement en douceur. C’est une manière d’annoncer aux autres que vous êtes en couple sans l’afficher ouvertement à l’aide d’une photo prise de loin, ou de dos, ou un émoji cœur. Alors est-ce que le situationship est une formidable liberté ou la source de nouvelles angoisses ?

Le situationship, fuir l’engagement ?

Mais est ce que finalement, le situationship, ce n’est pas une peur de l’engagement et une envie de profiter pleinement de la liberté de séduire ? Pour Isabelle Claire, c’est avant tout le produit d’une histoire : « Depuis 20 ans, dans le débat public, on discute beaucoup des questions de genre et de sexualité. Il y a eu le PACS, le mariage pour tous, la Manif pour tous puis il y a eu MeToo, et dans toute cette histoire, le couple a été fortement revalorisé.

Le couple, c’était une forme de sécurité, c’était aussi un refuge. Aujourd’hui pour les jeunes, le mot couple reste fortement d’actualité mais ça crée aussi des formes de contestation. C’est un terme qui est très inspiré par les séries américaines, dans la presse féminine où l’on met des mots sur à peu près tout ce qui apparaît comme des révolutions. Il y a aussi une obsession de la nomination. »

Une relation sérieuse mais légère

Le sociologue Christophe Giraud, parle lui de relation « sérieuse légère », un nouveau schéma de relation qui mêle les deux versants. Pour Isabelle Clair, l’un des éléments qui a fait bouger le couple sur les dernières décennies, c’est que les jeunes savent très bien qu’ils ne vont pas rester en couple avec leur premier partenaire sexuel : « C’est une réalité statistique et donc il y a une tension à cet endroit-là. On veut vivre des expériences sexuelles et en tirer des avantages, mais paraître en couple et notamment pour les filles, évite le stigmate de la fille facile. Je pense que c’est pour ça que les femmes sont demandeuses d’engagement et que la lâcheté des hommes peut être identifiée comme telle. Elles courent un gros risque à avoir du désir sexuel, des relations sexuelles en dehors du couple, parce que le couple leur permet de dire, de montrer, de vivre, de faire croire qu’elles sont amoureuses. »

LNDT: @186. Qu’est-ce que le « situationship », cette relation inclassable ?

Un podcast de Radio France de 2′

Contraction de l’anglais « relationship », la relation amoureuse et « situation », situation potentiellement problématique, le « situationship », c’est la relation qui n’entre dans aucune case.

Vous vous souvenez des débuts de Facebook ? En 2006, quand on ouvrait un compte on pouvait afficher trois types de relations : « célibataire », « en couple » ou « it’s complicated » !

Le fameux « c’est compliqué », qui recouvre une infinité de nuances et qui envoie en revanche un signal clair : c’est « open » !

20 ans plus tard, tous ces entre-deux relationnels ont trouvé un nom : le « situationship », contraction entre « relationship », la relation amoureuse en anglais et « situation » : une situation potentiellement problématique. Le « situationship », c’est la relation qui n’entre dans aucune case.

LNDT: @185. Ados : le porno à portée de clic

1 série de 5 courtes vidéos de 5′ du site lumni.fr

Tu te poses des questions sur la pornographie ? En cinq épisodes, cette série libère la parole entre adolescents et parents sur ce sujet tabou. 

LNDT: @184. Porno : comment une vidéo peut détruire des vies

Porno, un business impitoyable

En mai 2020 une vidéo de Kate Spencer, a totalement changé sa vie. D’où vient cette vidéo ? Que comporte-t-elle ? Pourquoi est-elle sur Internet ? Comme beaucoup de jeunes femmes de 30 ans, à cette époque, elle avait un mari, une maison et avec un emploi. Aujourd’hui elle a tout perdu. Son témoignage dans cet extrait de Cash Investigation.

L’importance du consentement

Elle apprend par des amies qu’il existe des vidéos d’elle depuis plus de 10 ans sur un site porno. En effet, sans son consentement, son ami de l’époque a mis en ligne des vidéos d’eux sur son compte personnel. Ce sont des vidéos intimes, qui n’avaient pas à être sur internet. Kate reprend donc contact avec l’homme qu’elle a perdu de vue. Il accepte de les effacer, du site, mais 10 ans après, c’est trop tard. En accès libre, les vidéos ont eu beaucoup de succès et l’une d’elle est désormais disponible sur 45 sites Internet. Elle cumule entre 4 et 5 millions de vues.

Quelles sont les conséquences ?

  • Ces contenus pornographiques affectent toutes les relations : amicales, familiales, amoureuses. Elle-même n’envisage plus de faire confiance à un homme aujourd’hui.
  • C’est très difficile de supprimer un contenu sur Internet. Elle tente de retirer la vidéo sur deux plateformes. Sans succès, elle finit par abandonner. En comparaison, la copie d’une vidéo de Disney est immédiatement retirée.
  • Son mariage n’a pas tenu, les psychiatres lui ont diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique.

LNDT: @183. Porno : la réalité d’un métier impitoyable

1 vidéos de 5′ du site lumni.fr

Porno : la réalité d’un métier impitoyable

Porno, un business impitoyable

Sur les sites payants, les productions de vidéos sont dans une course à l’extrême. Quelles sont les conditions de travail dans le porno ? Pour quel salaire ? Lenka Chadrabova, ancienne actrice et une actrice encore en activité, témoignent sur ce milieu devenu fou, qui semble ne plus avoir de limites. C’est loin d’être « la vie douce et jolie » que certains imaginent. Extraits de Cash Investigation.

Des conditions de plus en plus difficiles

Lenka Chadrabova, 2011 – 2019 a quitté cet univers, effrayée par l’évolution du secteur : « les amateurs de ces scènes sont fous, ils ne savent pas ce que c’est d’être humiliés ». Les sociétés de production exigent des pratiques sexuelles de plus en plus poussées, obligent à aller toujours plus loin dans la soumission, sans que les actrices sachent quelles vont être les limites. Avant d’arrêter, Lekna Chadrabova, avait peur et vivait mal certains tournages, stressait avant les scènes difficiles. Sur place, elle pensait à tout autre chose car la réalité est un monde de douleur. Le salaire est sous la forme d’un cachet, sans espérer cumuler des droits sur la vente des vidéos.

Un milieu sans limites : toujours plus pour toujours moins d’argent 

La course à la douleur est à la fois physique, mentale et émotionnelle. S’en suivent des rapports pervers où les acteurs se retrouvent dans des situations dangereuses, parfois même, hors de leurs propres limites. Certains mélangent médicaments, injections, alcool, drogue… juste pour ne plus rien sentir lors des tournages. C’est la solution pour supporter la douleur, la peur, la pression mentale. La plupart du temps, dans les scènes pornographiques, les actrices ne savent pas ce qu’il va arriver. Une fois sur le plateau, elles ne peuvent pas dire non et doivent continuer. Certaines craquent, ne finissent pas la scène et ne sont pas payées.

LNDT: @182. Le harcèlement, on en parle ?

3 vidéos de 2′ du site lumni.fr

Près d’1 élève sur 10 est harcelé à l’école. Dans cette mini-série, une psychologue et une conseillère principale d’éducation viennent te parler du harcèlement scolaire. Elles laissent aussi et surtout la parole à des enfants, témoins ou victimes.

☎️ Une question, un doute ou besoin d’un conseil ? Un numéro gratuit est là pour toi : tu peux appeler le 30 18 (disponible 7j/7, de 9h à 23 heures). 

LNDT: @181. Et si on s’parlait du harcèlement à l’école ?

10 vidéos d’une minute du site Lumni.fr (10′)

Une série de 10 animatics, d’une minute chacun, pour expliquer aux enfants ce qu’est le harcèlement et les différentes formes qu’il peut prendre.

Une blague qui te blesse, des défis stupides, des vols ou des attaques répétées. Et si c’était du harcèlement 🤔? Avec Lumni, repère les situations de harcèlement et apprends à réagir, pour toi ou tes copains de classe. Ce n’est pas une situation normale, il faut sortir du silence et en parler à un adulte 🙋‍♂️.

☎️ Une question, un doute ou besoin d’un conseil ? Un numéro gratuit est là pour toi : tu peux appeler le 30 18 (disponible 7j/7, de 9h à 23 heures). 

LNDT: @180. La dyslexie

Un vidéo du site Lumni.fr (3′)

La dyslexie

Les dyslexiques sont des personnes qui ont du mal à apprendre à lire et à écrire. Leur cerveau fonctionne différemment. Explications.

Que veut dire « être dyslexique » ? 

Quand un dyslexique lit ou écrit, les lettres, les syllabes ou les mots s’emmêlent dans sa tête. Il confond par exemple les b et les p. Alors, forcément, cela lui demande de grands efforts pour apprendre et progresser à l’école.

Quels sont les autres symptômes de la dyslexie ?

Parfois, la dyslexie peut s’accompagner d’autres troubles, comme :

– la dysphasie (difficultés à s’exprimer ou à comprendre)

– la dysphasique (difficulté à articuler les mots ou à raconter une histoire dans le bon ordre)

– la dysgraphie (difficulté à écrire proprement ou difficulté à bien former une lettre)

– la dyscalculie (quand les chiffres s’embrouillent)

Peut-on guérir de la dyslexie ?

En général, ce sont les professeurs qui se rendent compte du problème. On emmènera la personne dyslexique chez un orthophoniste qui confirmera ou non sa dyslexie, et lui fera faire des exercices. Même si la dyslexie ne se corrige pas totalement, on peut tout à fait apprendre à vivre avec. Par exemple, Albert Einstein et Léonard de Vinci étaient dyslexiques.

LNDT: @179. Les troubles DYS

Un vidéo du site Lumni.fr (1′)

Tu le sais, cela peut arriver à tout le monde d’inverser des lettres ou des chiffres. C’est parfois gênant, mais, chez certains enfants, c’est ce qui se passe tout le temps. C’est comme si leur cerveau fonctionnait différemment et c’est très difficile à vivre au quotidien. Ils ont des difficultés pour apprendre à lire et à écrire… Quand on parle de ces troubles, on utilise le terme « dys ».

Quels troubles sont concernés par les « dys » ?

  • Quand on a des difficultés à lire et à écrire, on parle de la dyslexie.
  • Quand on a des difficultés avec les maths, c’est la dyscalculie.
  • Quand on a des difficultés avec l’assimilation de l’orthographe, c’est la dysorthographie.
  • Quand on a des difficultés avec la parole, c’est la dysphasie.
  • Enfin, pour des troubles de la coordination des gestes, on parle de la dyspraxie.

Comment lutter contre les « dys » ? 

Le fait d’identifier un dys permet de reprendre confiance en soi et aide à progresser. Ensuite vient le temps de la rééducation par des séances d’orthophonie et d’ergothérapie et en complément l’utilisation d’outils comme les claviers adaptés. C’est important d’en parler : les parents, les enseignants et les élèves doivent aussi être sensibilisés pour aider un « dys ». On ne peut pas agir directement sur le trouble, mais on peut tout à fait apprendre à vivre avec.

« Dys », comme Léonard de Vinci et Albert Einstein !

Contre les moqueries, on peut citer en effet l’exemple d’un grand scientifique atteint de dyslexie : Albert Einstein. Il a aidé à la science du XXe siècle avec notamment l’invention de l’équation la plus célèbre au monde : E = mC2. Un vrai génie, tout comme Léonard de Vinci, dyslexique lui aussi ! Vu ce qu’ils ont apporté au monde, on se dit que leur cerveau fonctionne bien !

LNDT: @178. Comment se souhaite-t-on la bonne année dans le monde ?

Un vidéo du site Lumni.fr (1’42)

10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1… Bonne année ! Bonne santé ! À minuit pile, c’est champagne et embrassades sous le gui. Lors du réveillon du 31 décembre, les convives mangent, chantent, dansent, lancent des cotillons… Une façon de dire “Adieu” à l’année passée… Et « Bonjour » à la nouvelle, que l’on se souhaite joyeuse. Ça, c’est en France !

Quelles sont les traditions dans les autres pays ?

En route pour un petit tour du monde des jours de l’An ! Les Brésiliens, vêtus de blanc, festoient sur la plage illuminée de milliers de bougies. Au passage d’année, c’est bain de minuit sous les feux d’artifices. Ils portent et s’offrent des culottes de couleur. Une bleue pour souhaiter une bonne santé, une verte pour la chance, une rose pour des vœux d’amour.

Les New-Yorkais, eux, chaussent des lunettes extravagantes aux chiffres de la nouvelle année, et s’embrassent sous une pluie de confettis.

En Italie du sud, c’est une pluie de vaisselle qui inonde les rues… Les vieux objets jetés par les fenêtres symbolisent la mort de l’année passée.

Tout aussi fracassants, les Danois tapent avec force aux portes des voisins pour annoncer la nouvelle année.

Les Belges, plus calmes, se souhaitent prospérité et richesse en plaçant une pièce de monnaie sous leur assiette.

Si les fêtes sont différentes, les vœux de bonheur et les embrassades sont eux, les mêmes partout !