LNDT: @392. Vieilles, et alors ?

| Un podcast à soi (14) – ARTE Radio Podcast

Pourquoi des hommes de 50 ans se sentent incapables d’aimer des femmes de leurs âge ? Pourquoi beaucoup d’entre eux quittent leurs femmes pour des plus jeunes ? Pourquoi, alors que plus je vieillis, plus je me sens sereine, emplie de joie, de désirs, de force, je me suis écroulée à la vue de mon premier cheveu blanc ? Au delà de la peur de la mort et du temps qui passe, qu’est-ce que la vieillesse révèle des normes de genre ? Et comment lutter ensemble contre les injonctions jeunistes et sexistes de notre société ? Deux collectifs, les « Ménopause rebelle » à Marseille et les « Fouffe qui peut » en Ariège, réfléchissent à des moyens collectifs de lutter contre le jeunisme et le sexisme. De prendre de la force ensemble après de nombreuses attaques âgistes. On échange aussi sur la ménopause, ses tabous et ses alternatives. On analyse la façon différente de voir le corps des femmes et des hommes vieillissants. Les femmes ont-elles le droit de vieillir ? La vieillesse révèle des normes de genre. Elle est une question politique et sociale bien souvent passée sous silence. Avec :

  • Les collectifs « Ménopause rebelle » et « Fouffe qui peut »
  • Juliette Rennes, sociologue, maîtresse de conférence à l’EHESS Autrice de l’article « Le corps des vieilles » : https://www.monde-diplomatique.fr/201…
  • Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’étude à l’EHESS, Autrice de l’article « Réenchanter la vieillesse » : https://www.cairn.info/revue-mouvemen…
  • Cécile Charlap, sociologue, attachée temporaire à l’université de Lille 3, Autrice d’une thèse « La fabrique de la Ménopause » : http://www.theses.fr/2015STRAG022

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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