LNDT: @410. L’inceste est-il vraiment un interdit ?

Une création deLaura Raim, avec Maurice Godelier et Dorothée Dussy, anthropologues.

| Un podcast à soi (27′) – ARTE Radio Podcast

« La théorie de l’interdit de l’inceste jette un angle mort sur les pratiques réelles d’inceste. »

L’affaire Olivier Duhamel a lancé le mouvement MeToo Inceste. La vague de témoignages a montré à quel point il s’agissait d’un phénomène répandu, qui touche tous les milieux sociaux. 1 Français sur 10 affirme en avoir été victime durant son enfance, alors même que c’est censé être un interdit absolu. Un interdit qui serait même le propre de l’Homme. Bien sûr, ce n’est pas parce que quelque chose est censé être interdit qu’il n’est pas du tout pratiqué.  Mais que dire d’un interdit qui est à ce point bafoué ? J’ai voulu aller voir ce que deux anthropologues  pouvaient nous aider à comprendre sur l’inceste : Maurice Godelier, auteur de « L’Interdit de l’inceste à travers les sociétés » (CNRS Editions, 2021) et Dorothée Dussy, autrice du « Berceau des dominations » (Marseille,  La Discussion, Familles, genres, générations, 2013). L’inceste est-il vraiment un interdit  ? 

Un épisode des Idées Larges avec Maurice Godelier, anthropologue, Dorothée Dussy, anthropologue et Anne-Emmanuelle Demartini, historienne. , elle nous aide à y voir plus clair en inscrivant le moment MeToo dans le temps long. Et c’est ça qui me plait dans son essai : elle aborde les questions des mœurs sexuelles, des normes sociales, du consentement et du couple pas seulement avec les outils du féminisme mais aussi avec ceux de la socio-anthropologie et de l’histoire. Et cette approche offre un éclairage extrêmement original sur le sens des bouleversements en cours. Comment ont bougé les frontières de la sexualité permise et de la sexualité interdite ? Comment la notion de consentement a-t-elle évolué dans le temps ? Quelles sont les nouvelles règles du jeu sexuel ? 

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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