LNDT: @412. Comment érotiser l’égalité sexuelle ?

Une création d’Youness Bousenna, avec Manon Garcia, philosophe.

| Un podcast à soi (22′) – ARTE Radio Podcast

« C’est aux hommes de créer les conditions du consentement. »

Depuis #metoo, le mot consentement est partout. En même temps, le consentement est nulle part, c’est ce qui est frappant à travers tous les témoignages. Énormément de situations qui nous semblaient, tout à fait normales avant, se situent en fait dans une zone grise où on ne peut pas vraiment parler de consentement. Le mot de consentement est étrange, on a l’impression qu’il appelle une réponse toute simple, que c’est “oui” ou que c’est “non”. Mais dans les faits, on voit bien qu’il est beaucoup plus compliqué. 


Manon Garcia enseigne à l’Université libre de Berlin. Elle est une des grandes figures émergentes de la pensée féministe. Dans son livre, “La conversation des sexes”, elle montre justement comment notre approche du consentement sexuel constitue un obstacle vers l’égalité et perpétue même la situation historique de soumission des femmes. Alors, comment consentir dans un monde inégalitaire ? Par quels moyens s’émanciper dans nos relations intimes ? Comment érotiser l’égalité sexuelle ?

Un épisode des Idées Larges avec Manon Garcia, philosophe, incarné par Youness Bousenna.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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