Une création deDelphine Saltel
| Un podcast à soi (32′) – ARTE Radio Podcast
« Est-ce que je leur dis la vérité ? »
Comment parler à nos enfants de la crise écologique sans leur refiler une angoisse trop lourde à porter ? Le réchauffement planétaire sera vraisemblablement un processus long auquel nos enfants et les enfants de nos enfants devront s’habituer. Qui les forcera à vivre dans les décombres de nos rêves de croissance et de technologie. Comment le leur dire ? Comment leur donner des ressources pour faire face à cette situation ? C’est une question d’éducation, mais aussi de récit, de fiction. Car les histoires qu’on se raconte et que l’on raconte aux autres participent à la prise de conscience écologique et nous poussent à l’action. Pour défricher quelques pistes, Delphine Saltel rencontre l’autrice jeunesse Marie Pavlenko. Elle écrit des albums jeunesse et des romans pour adolescents (science-fiction, fantasy, vie quotidienne). Il y est toujours question de la nature, des animaux, du monde vivant qui nous entoure, mais jamais de manière didactique ou culpabilisante. Elle nous donne ainsi des clés précieuses pour sortir de l’hébétude qui nous saisit face au dernier rapport du GIEC. Le but de cette démarche ? Comprendre ce qui se joue dans l’expérience de la nature, apprécier la capacité des livres à nous reconnecter au monde vivant, et déjouer l’amnésie environnementale et générationnelle qui nous menace.
Quelques livres de Marie Pavlenko à lire et à offrir aux adolescents :
– « Et le désert disparaîtra », Flammarion
– « Un si petit oiseau », Flammarion
– « Je suis ton soleil », Flammarion
– « Un été avec Albert », Flammarion
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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