LNDT: @446. Qu’est ce que le consentement ?

Décod’actu – (3’25)

Ces dernières années, le mot « consentement » est partout. Dans les séries, les articles, à l’école, sur les réseaux sociaux… Mais qu’est-ce que le consentement exactement ? Suffit-il de dire « oui » ou « non » ? Les réponses de Décod’actu.

Donner son consentement

C’est donner son accord pour faire quelque chose :

  • Quand on dit oui clairement, sans se sentir forcé ou influencé, on consent à le faire, c’est-à-dire qu’on accepte.
  • Quand on dit non, ou qu’on garde le silence parce qu’on ne sait pas quoi répondre, alors on ne donne pas son consentement.

Les deux personnes concernées doivent être d’accord, c’est-à-dire que le consentement doit être réciproque. Et pour être sûr que l’autre consent, il faut lui demander. Et respecter sa réponse. Le consentement est donc basé sur la communication et le respect.

Le consentement s’apprend dès le plus jeune âge

Par exemple, les adultes ont souvent l’habitude de faire des bisous aux enfants pour leur dire bonjour, sans leur demander leur avis. Parfois l’enfant recule ou fait une grimace, et cette attitude montre clairement qu’il ne souhaite pas ce bisou. Il ne consent pas !

Relation amoureuse, sexualité et consentement

Dans le domaine de la relation amoureuse et de la sexualité, la notion de consentement est essentielle. Le consentement sexuel, c’est donner son accord enthousiaste, libre et éclairé pour une relation sexuelle. 

  • On peut donner cet accord par la parole, les gestes, ou les deux.
  • On peut également donner son accord pour certaines pratiques et pas pour d’autres.

L’absence de consentement

Le consentement peut être retiré à n’importe quel moment ! C’est-à-dire qu’il est réversible. Tout le monde a le droit de ne plus avoir envie et de vouloir stopper un acte. La personne en face doit respecter ce refus.

Lorsqu’une personne dort, qu’elle est menacée, qu’elle a bu trop d’alcool, elle n’est pas en mesure de donner son consentement. En cas de doute, si la personne ne sait pas, ne dit pas vraiment oui, hésite ou garde le silence, il faut se dire qu’il n’y a pas consentement.

Toute personne qui va à l’encontre du consentement et impose à l’autre des violences sexuelles, comme du harcèlement sexuel, une agression sexuelle, une tentative de viol ou un viol, commet un acte très grave, passible de prison

Les pressions sur le consentement

Le consentement concerne toutes les dimensions de nos vies : l’amitié, le travail, les relations familiales ou amoureuses. La pression du groupe, des amis, des collègues, peut parfois venir bousculer les limites du consentement. On peut avoir peur de décevoir ou de fâcher les autres en disant « non », lors d’une soirée où des personnes vont insister pour qu’on boive de l’alcool par exemple, malgré un premier refus de notre part.

Aujourd’hui, en France, l’éducation au consentement fait pleinement partie de la prévention des violences, et notamment des violences sexuelles.

Réalisateur : Maxime Chappet

Auteur : Elsa Gambin

Producteur : France Télévisions, Corner Prod

Année de copyright : 2024

Année de production : 2024

Année de diffusion : 2024

Publié le 05/12/24

Modifié le 09/12/24

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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