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LNDT: @466. Bipolarité : qu’est-ce que c’est et comment la soigner ?

Un Podcast de Radio France (31′)

Les troubles bipolaires se manifestent par des alternances d’euphorie et de dépression, affectant la vie des patients et de leurs proches. Malgré un diagnostic souvent tardif, des traitements adaptés et une psychoéducation permettent de retrouver une certaine stabilité.

Éclairage sur les troubles bipolaires et leur impact sur le quotidien

Les troubles bipolaires, un enjeu de santé majeur
Les troubles bipolaires se caractérisent par des alternances marquées entre des phases dépressives profondes et des phases d’exaltation, ou « maniaques ». Ces variations extrêmes de l’humeur dépassent de loin les fluctuations émotionnelles normales. Trois principaux types ont été évoqués :

  • Type 1 : alternance de phases maniaques intenses et de dépression.
  • Type 2 : phases dépressives accompagnées d’hypomanie, une forme atténuée de manie.
  • Type 3 : cycles rapides avec des alternances rapprochées entre les deux états.

Un diagnostic encore difficile
Le diagnostic des troubles bipolaires est complexe et souvent tardif. En moyenne, il faut huit ans pour poser un diagnostic. Cela s’explique par le fait que les patients consultent souvent en phase dépressive, masquant les épisodes maniaques. Une évaluation spécialisée, souvent menée par un psychiatre, est nécessaire pour différencier ces troubles d’autres pathologies comme la dépression simple, le TDAH ou encore la schizophrénie.

Un quotidien bouleversé pour les malades et leurs proches
Ces troubles affectent lourdement le quotidien des personnes concernées, avec des comportements impulsifs ou risqués durant les phases maniaques (dépenses excessives, addictions, conflits relationnels) et des périodes de profond désespoir lors des phases dépressives. Les aidants, souvent des proches, peuvent eux aussi être épuisés par le soutien constant requis et devraient être soutenus.

L’accompagnement et les traitements : des clés pour mieux vivre avec la bipolarité

Traitements médicaux indispensables
Les régulateurs de l’humeur, comme le lithium, constituent une base incontournable pour stabiliser les symptômes. Ces traitements permettent de réduire la fréquence et l’intensité des épisodes, offrant ainsi une meilleure qualité de vie.

Psychoéducation et thérapies comportementales
L’un des piliers de la prise en charge est la psychoéducation. Elle vise à apprendre aux patients à reconnaître les signes avant-coureurs de leurs épisodes maniaques ou dépressifs. Par exemple, une diminution du besoin de sommeil peut annoncer une phase maniaque, tandis qu’un désintérêt général peut marquer une phase dépressive.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) aident à identifier les schémas de pensée dysfonctionnels et à mieux gérer les émotions. La régularité dans le quotidien (sommeil, alimentation, gestion du stress) joue aussi un rôle clé dans la prévention des épisodes.

Un appel à la sensibilisation
Si les troubles bipolaires ne sont pas nécessairement plus fréquents qu’auparavant, ils sont mieux diagnostiqués grâce à une meilleure sensibilisation des professionnels et du grand public. Cela reste toutefois insuffisant : il est crucial de briser les tabous et d’inciter les personnes concernées à consulter rapidement.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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