close up shot of a woman

LNDT: @467. Nice : une association aide les personnes atteintes de bipolarité dans le 06

Un Podcast de Radio France (2′)

LL’association Le Phare des Deux Pôles soutient avec passion les personnes atteintes de troubles bipolaires et leurs proches. Découvrez l’impact de cette structure azuréenne qui œuvre pour briser les tabous et offrir de l’espoir.

Le Phare des Deux Pôles est une association azuréenne née d’une histoire personnelle, fondée en 2015 par Véronique Labedade, une niçoise elle-même atteinte de troubles bipolaires. Son objectif est clair : soutenir les personnes touchées par cette maladie souvent mal perçue et stigmatisée, tout en offrant un espace de parole et d’accompagnement à leurs proches.

Un handicap méconnu et mal perçu

Les troubles bipolaires se caractérisent par de fortes variations de l’humeur, oscillant entre des phases maniaques d’euphorie et des épisodes dépressifs graves. Il ne s’agit pas de simples hauts et bas, mais de cycles qui concernent spécifiquement la vie quotidienne, le travail, et les relations sociales des personnes concernées. En France, entre 650 000 et 1,6 million de personnes seraient touchées, mais une grande partie ne reçoit pas de diagnostic. L’Organisation Mondiale de la Santé classe cette pathologie parmi les dix plus invalidantes, et le taux de suicide chez les personnes bipolaires est particulièrement élevé**, entre 11 et 19 %**.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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