close up photo of a woman with curly hair

LNDT: @503. Pédophilie : le tabou est-il enfin levé ?

Un Podcast de Radio France (59′)

De 1950 à 2020, 330 000 enfants ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles au sein de l’église française d’après le rapport Sauvé.

Début octobre 2021, le rapport Sauvé a dévoilé l’ampleur de la pédocriminalité qui a sévi de 1950 à 2020 au cœur de l’Eglise catholique française. Les auteurs de cette enquête estiment que 216 000 personnes ont été victimes de violences sexuelles commises par des prêtres et religieux alors qu’elles étaient mineures. Le chiffre monte à près de 330 000 si on inclut les victimes liées à plusieurs mouvement entourant l’Eglise. Selon l’article 227-25 du Code pénal « hors le cas de viol ou de toute autre agression sexuelle, le fait, par un majeur, d’exercer une atteinte sexuelle sur un mineur de quinze ans est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende ». Face à ce terrible et implacable constat, le Pape François a exprimé sa douleur et sa honte et a appelé l’église française à assumer ses responsabilités. La pédocriminalité n’est pas seulement l’affaire de l’église française mais de toute la société. Dans le milieu sportif, scolaire, médical et familial de nombreuses affaires ont éclatés ces dernières années. D’après certaines estimations du rapport Sauvé, 3,9 millions de femmes et 1,5 million d’hommes auraient été victimes d’actes pédophiles entre 1950 et 2020 et principalement dans le cercle familial.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

Laisser un commentaire