LNDT: @510. Inceste : les recommandations de la Ciivise

Un Podcast de Radio France (36′)

A la suite d’une enquête de trois ans de la CIIVISE, la Première ministre présente aujourd’hui le nouveau plan de lutte contre les violences faites aux enfants. En France, un enfant sur dix est victime d’inceste.

Avec

  • Édouard Durand, magistrat, ancien co-président de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise)
  • Angélique Mouly, présidente du conseil de la vie sociale de la Maison d’accueil Jean-Bru, membre de la CIIVISE

Ce rapport de la Commission indépendante sur l’Inceste et les violences sexuelles faites aux enfants se base sur le recueil de plus de 30 000 témoignages et a été commandé début 2021 par le Président de la République. A cette époque, grâce son ouvrage autobiographique « La Familia Grande », Camille Kouchner replace alors au cœur du débat public le « tabou originel », celui de l’inceste.

Trois ans plus tard, le constat émit par la CIIVISE est glaçant : en France, un enfant est agressé sexuellement toutes les trois minutes. Neuf victimes sur dix éprouvent à la suite de violences sexuelles des troubles post-traumatiques. Surtout, la Commission constate le silence : très peu d’enfants parviennent à parler de ce qu’ils subissent. Les adultes autour d’eux, proches ou professionnels ne sont, le plus souvent, ni alertes, ni formés à l’identification des signaux d’alarme. Si les écoles sont dans l’obligation de signaler toute information préoccupante, ceci est encore une pratique encore trop peu courante, par manque de moyens de détection notamment.

Pour la CIIVISE, il faut sortir du déni et penser l’inceste. Reprendre chaque maillon de la chaine de la violence, un à un, de la prévention à la réparation. La Commission appelle à aller au-delà des constats désormais établis et propose quatre-vingt-deux mesures afin d’améliorer le repérage, la prévention, l’accompagnement des victimes et le traitement judicaires.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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