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LNDT: @512. Que faire face à l’inceste ?

Un Podcast de Radio France (4′)

Faut-il changer la loi pour protéger les mineurs de violences sexuelles ? Comment mieux voir et mieux entendre? Quel espace donner à la parole ? La revue de presse des idées …

« Faut –il changer la loi pour protéger les mineurs de violences sexuelles ? 

En effet, depuis la publication début janvier de La familia grande de Camille Kouchner, des milliers de victimes d’incestes et de violences sexuelles  témoignent sur les réseaux sociaux, notamment avec les mots-clés  #metooinceste et #metoogay . Beaucoup se sont interrogés entre autres, sur le versant législatif et juridique suite à cette affaire, un versant évoqué la semaine dernière dans l’émission  « Esprit de Justice » d’Antoine Garapon sur France Culture.

Mais cette semaine, c’est dans  C CE SOIR, la nouvelle émission de débat et d’idées de France 5 que l’historienne Michelle Perrot, l’avocate Caroline Mecary et la psychiatre Muriel Salmona ont échangé autour de la question de la prescriptibilité de ces crimes. 

Selon Murielle Salmona, présidente de l’Association des mémoires traumatique, « le traumatisme génère des stratégies de survie comme l’amnésie émotionnelle, qui empêche aux victimes de se souvenir des crimes, parfois pendant très longtemps ». En ce sens pour elle, l’imprescriptibilité de la pédophilie et de l’inceste est importante puisqu’elle permettrait de reconnaître je cite « l’amnésie traumatique comme un obstacle insurmontable à l’exercice des poursuites ». « L’obstacle insurmontable », qualification juridique qui suspend la prescription des crimes. 

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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