Un Podcast de Radio France (22′)
Pablo Servigne (« Comment tout peut s’effondrer?”), et Nathan Obadia, thérapeute spécialisé dans le trauma, et fondateur de la méthode Self Collective, sont les auteurs de « Le pouvoir du suricate. Apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle » (Seuil).
Avec
Dans « Le pouvoir du suricate. Apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle » (Seuil), Pablo Servigne et Nathan Obadia utilisent la météphore du suricate pour expliquer les mécanismes de la peur et les réactions qu’elle génère chez l’être humain. En effet, dans la savane, le suricate « scanne les dangers en permanence pour prévenir ses congénères« , explique Nathan Obadia. Selon le type de signal transmis, « la tribu va soit fuir, soit combattre, soit se camoufler pour essayer d’éviter les dangers« .
Apprivoiser ses peurs pour mieux les combattre
« On utilise cette métaphore pour comprendre que si jamais on lutte contre la peur, ça ne va pas marcher, il va falloir l’apprivoiser« , indique encore Nathan Obadia. « Si on éduque tout le monde à bien apprivoiser ses peurs, on gagne en liberté, on est plus dépendant des autoritarismes« , assure le thérapeute spécialiste du trauma.
J’aime ça :
J’aime chargement…
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
Afficher tous les articles par MICHEL AKRICH