Un podcsat de Radio FRance (3′)
Près d’une jeune femme sur cinq de 18 à 29 ans ne se dit pas hétérosexuelle, selon l’INED. Un chiffre en forte hausse, signe d’une parole libérée et d’un rapport au désir en pleine mutation.
L’hétérosexualité n’est plus la norme constate Shana dans son entourage. Que 19% des femmes ne se disent pas hétérosexuelles, cette étudiante parisienne trouve cela peu. « Au départ, on commence tous hétéro parce qu’on ne connaît pas la vie, etc”, observe Shana qui est bisexuelle. “Ça arrive de tomber amoureux et même si c’est pas un homme, dans mon cas, peu importe parce que c’est de l’amour, ça ne change pas la chose”, confie-t-elle.
Une parole plus libre, portée par les réseaux sociaux
Elle l’affirme, la parole s’est libérée ces dernières années, et c’est ce qui explique cette hausse du nombre de jeunes femmes qui revendiquent une autre identité sexuelle que l’hétérosexualité. “Il n’y avait pas de mots, on n’avait pas le droit d’en parler, on n’avait même pas le droit d’y penser. Maintenant, avec les prides, les réseaux sociaux, ça se développe vraiment de plus en plus. Et du coup, peut-être que les sondages sont plus hauts, parce qu’on ose plus prouver notre sexualité”, avance-t-elle. Mais cela reste encore parfois compliqué de l’annoncer à son entourage, à sa famille. Shana, elle, l’a dit à ses parents pendant le confinement. “Ça s’était très mal passé avec ma mère. On s’est beaucoup disputé sur ça. C’était beaucoup de pleurs, etc. Mon père n’en avait strictement rien à faire. Tant que j’étais heureuse, ça lui allait”, raconte-t-elle.
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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