Un podcast de Radio France (33′)
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) touche environ 5% des enfants en France. Comment « dompter » ces troubles qui se manifestent par des oublis constants, des difficultés à échanger avec les autres et à se concentrer ?
Inattention, impulsivité, hyperactivité… En France, environ 3,5 à 5,6% des enfantsOuverture dans un nouvel onglet souffriraient d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), généralement détecté avant l’âge de 12 ans. Alice Gendron avait 29 ans quand le diagnostic de ce trouble est tombé : dans « C’est la vie », elle raconte le soulagement d’avoir pu mettre des mots sur des comportements passés ou présents.
Le 14 novembre dernier, la ministre en charge des Personnes handicapées annonçait les mesures du nouveau plan sur les troubles du neurodéveloppementOuverture dans un nouvel onglet. Parmi elles, la création de classes dédiées aux enfants souffrant de troubles de l’attention.
Comment repère-t-on un TDAH ? Quels sont les impacts au quotidien ? Les défis et les obstacles à surmonter ? Comment « apprivoiser » ce trouble ?
Les conséquences affectives et financières du TDAH
Les relations amicales ont toujours été compliquées pour Alice Gendron : la trentenaire explique avoir toujours été impulsive, oublier régulièrement de rappeler des amis ou encore couper la parole des autres sans s’en rendre compte.
Côté portefeuille, Alice explique être « très bien connue des huissiers et des impôts » dès l’âge de 23 ans et être encline aux achats compulsifs. Elle confie avoir encore beaucoup de difficultés à gérer seule certaines choses de la vie quotidienne.
Quand elle est diagnostiquée d’un trouble d’un déficit de l’attention à 29 ans, l’hyperactivité, le manque de concentration, l’ennui, le bavardage incessant font soudain sens.
Dans son livre, Le petit guide illustré du TDAHOuverture dans un nouvel onglet publié chez Albin Michel, Alice Gendron développe plusieurs stratégies pour améliorer son quotidien et favoriser la concentration : apprendre à se comprendre, à se poser les bonnes questions.
Des conseils qu’elle donne aussi à travers son compte Instagram « La mini coach TDAH »Ouverture dans un nouvel onglet, en expliquant que contrairement à une maladie, le TDAH ne se guérit pas, mais plutôt qu’il « s’apprivoise ».
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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