Un podcast de Radio France (20′)
TDAH… Trouble de l’attention avec hyperactivité. Souvent associé au syndrome du sale gosse mal élevé, le témoignage de Marina Paulin nous permet d’en savoir un peu plus sur ce trouble bien réel.
Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est caractérisé par l’association de 3 symptômes dont l’intensité et la manifestation varient selon chaque personne : inattention, impulsivité et hyperactivité.
Selon les enfants, un ou deux symptômes peuvent prédominer, mais dans près de 20% des cas, les trois symptômes sont associés.
Les signes évocateurs sont très différents selon les enfants, ce qui rend le diagnostic difficile à poser.
Pour les médecins, toute la difficulté réside dans le fait d’identifier avec certitude les cas de TDAH. En effet, il s’agit uniquement d’un diagnostic clinique, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Aussi, les médecins ont besoin de l’aide de l’entourage de l’enfant (parents, enseignants, infirmière scolaire), qui est susceptible de repérer les symptômes.
La plupart des parents autodiagnostiquent leurs enfants avant d’entrer dans le parcours de soins
Marine Paulin, a deux enfants : Abel 20 ans et Brune 19 ans. Tous les 2 ont été diagnostiqués TDAH après plusieurs années de bilan et de psy.
Pour Abel, les premiers signes ont été des difficultés d’écriture. Quatre ans plus tard, alors qu’il est en seconde, Marina Paulin est convoquée. On lui parle alors de gros problèmes de concentration. En parallèle, sa fille Brune, est diagnostiquée TDAH après un parcours de grande souffrance scolaire. A 8 ans déjà, elle ne voulait pas retourner à l’école, les prémisses d’une phobie scolaire.
Evidemment tous les enfants qui ont des problèmes scolaires, d’écriture ou de comportement ne sont pas forcément TDA ou TDAH.
Pour Marina Paulin, il y a encore beaucoup de travail à faire au niveau formation que ce soit dans le système scolaire ou le système de soins.
Ce sont des enfants qui ont besoin de cadres et de bienveillance
A la maison aussi, cela peut être compliqué. Les enfants porteurs de TDAH sont souvent très intelligents et ils ont besoin d’être nourris. Il n’y a jamais de pause, ça ne s’arrête jamais !
La solution de Marina Paulin ? Le sport, le sport et encore le sport.
Les méthodes d’éducation doivent également être adaptées par rapport à l’autorité, la punition, la récompense.
Beaucoup de parents sont obligés d’arrêter de travailler pour s’occuper de leurs enfants TDAH et notamment pour soutenir leur scolarité.
Si on est maman seule, sans moyen, là c’est la catastrophe
Aujourd’hui, plusieurs associations comme TDHA partout pareilOuverture dans un nouvel onglet ou TDAH pour l’égalité des chancesOuverture dans un nouvel onglet sont là pour accompagner les parents et les guider dans ce parcours de soins extrêmement compliqué.
Car si des solutions existent, le TDAH est un trouble qui ne se guérit pas. Les médicaments atténuent uniquement les symptômes.
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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