Inceste: la force du silence familiale.

L’inceste nouveau phénomène de société ? Des voix s’élèvent depuis la parution du livre « FAMILIA GRANDE » de Camille KOUCHNER. Un @Metoinceste voit le jour et avec lui des centaines de témoignages – voir bientôt des milliers – de victimes se mettent à parler. Une voix qui se fait entendre et qui ouvre la voie (voix) pour d’autres restées si longtemps silencieuses… ou jamais écoutées.

Camille Kouchner est devenue, par son écriture, la porte parole des victimes de l’inceste. Elle a écrit un récit qui sauve des vies de l’indifférence. Avant elle, d’autres se sont élevées pour exprimer leur malaise de victime. Mais ont-elles été entendu ?

À l’évidence NON ! La négligence, l’ignorance même dont ont fait preuve les autorités, la justice et les médias à l’égard de cet « assassinat de l’enfance » est elle le fait d’une société, qui sacrifie, sur l’autel des valeurs et de l’unité familiale, sa jeunesse fragile et vulnérable ? Cette famille aussi, sensée protéger en son sein ses enfants et leur avenir. Cette structure supposée donner du cadre. Celui qui éduque, qui donne des repères, qui donne des valeurs et avec lesquelles nous vivons et grandissons. Ce cadre encore qui influence notre avenir d’adulte. Alors, dites moi quel est le cadre que communique cet adulte à l’enfant qu’il abuse ? Qui plus est dans le giron familiale. Cette famille qui, par son silence, tue pour la deuxième fois l’enfant qu’elle devrait protéger. Le silence semble bien gardé ! Pour combien de temps encore ?

Aujourd’hui les langues se délient et pour participer à casser le silence, et pour comprendre ce qui « fait encore taire les victimes de violences sexuelles« , je vous partage les merveilleux podcasts de Charlotte PUDLOWSKY du site « louie média » qui donnent un fabuleux éclairage sur la fabrique du silence autour de l’inceste. Pour l’écouter il vous suffit de cliquer ici.

EDGAR MORIN, « UN NOUVEAU COMMENCEMENT »

Édition du Seuil

Je souhaite partager une citation qui je trouve, résume bien ce que je pourrais dire aux patients qui décident de passer le seuil de mon cabinet pour s’engager sur le chemin de leur thérapie. C’est une citation tirée du livre,  » UN NOUVEAU COMMENCEMENT «  d’Edgar Morin.

« Vous aurez à réapprendre, à voir, à concevoir, à penser, à agir. Nous ne connaissons pas le chemin, mais nous savons qu’il se fait dans la marche ». Édgar MORIN, Édition du Seuil

À bientôt.

Prenez contact avec moi pour un rendez vous ou des renseignements.

L’affaire Duhamel n’est pas un phénomène isolé !

« Un adulte sur 20, dans notre entourage a subi des violences sexuelles intra familiales dans son enfance » selon la sociologue Alice Debauche. L’inceste est la plus grande trahison à laquelle une personne peut faire face durant sa vie.

Selon une étude américaine réalisée en 2014 (étude ACE) plus les traumatismes dans l’enfance s’accumulent et plus les conséquences à l’âge adulte sont graves. L’inceste étant un acte souvent répété, les conséquences sont à la fois psychologiques et physiques et peuvent apparaître dans la suite de sa vie. La peur des gens, le sentiment de devoir constamment se protéger, perdre confiance dans son entourage proche ou éloigné. À la suite d’un tel évènement, la victime a bien souvent le sentiment que ses proches ne pourraient pas la croire et décide de garder le secret. Ce qui altère, bien évidemment, son bien être tout au long de sa vie. Elle pourrait vivre avec de la tristesse, ou bien se couper de ses émotions. Son mal être est compréhensible. Un membre de sa famille a commis des gestes incestueux sur elle ! Le seul coupable, et à 100%, c’est celui qui l’a agressé sexuellement. Mais comment vivre avec cet évènement ?

Comment vivre après un tel évènement ? Est-ce vraiment possible ? La première réaction pour de nombreuse victime est de se taire. D’ailleurs, « Qui pourrait me croire ? ». Il y a, également, la possibilité du déni. Puis un jour, c’est toute une vie qui s’effondre, « Les souvenirs remontent à la surface sans prévenir » et c’est une catastrophe.

La personne qui, dans son enfance, a vécu un inceste ne peut rien changer à l’horrible trahison dont elle a fait l’objet par le passé. Mais elle peut changer le rapport qu’elle entretient avec cet évènement, modifier les conséquences sur le cours de sa vie, reconsidérer les relations avec son entourage et tout particulièrement avec le reste de sa famille.

C’est, accompagnée d’une aide psychologique et avec du temps, que la victime d’inceste va pouvoir engager des changements personnels. Ce temps si précieux est nécessaire pour reconnaitre et surmonter le traumatisme, pour reconnaitre et exprimer ses émotions, et raviver l’espoir.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous propose de lire l’article de Yann Thompson de France Info.

Faites de 2021 une meilleure année !

Voici que nous entrons à peine en 2021 et bon nombre d’entre nous, quittons 2020 sans regret. Cette nouvelle année qui débute est une opportunité merveilleuse car elle offre les conditions idéales pour décider de certaines transformations relationnelles avec notre entourage. Cette perspective peut sembler effrayante et réjouissante à la fois car l’objectif vous paraît important à relever. Je vous propose de le faire ensemble et de faire de 2021 votre meilleure année !

Que révèle le succès des thèses complotistes ?

Il faut se rendre à l’évidence. La COVID-19 est une réalité et les thèses complotistes à son sujet également. Ces pratiques ne sont pas nouvelles, mais alors comment en expliquer l’essor dans des moments de crises ? Qu’elles sont les motivations des personnes qui les répandent ? Pour en savoir plus, suivez le lien ici.

Un article de Benoît Zagdoun et Louis San de France Télévision

« J’ai perdu ma mère »

Un article de Benoît Zagdoun de France Télévision

Depuis l’arrivée de la pandémie de COVID-19, les thèses complotistes n’ont pas cessé de se multiplier. Une vraie épidémie de fausses nouvelles qui font les gorges chaudes des réseaux sociaux. Mais que révèlent-elles de nos fragilités, de nos peurs et de nos croyances. Comment expliquer l’essor de ce phénomène ? La crise relationnelle se répand jusqu’à diviser non seulement l’opinion mais aussi l’intérieur des familles. Dans cet article de Benoît Zagdoun de France Télévision, des personnes témoignes des ravages des thèses complotistes dans leurs relations aves leurs proches. Pour lire l’article cliquez ici.

Dois-je continuer ma thérapie pendant le confinement ?

Alors que le second confinement vient tout juste d’être mis en place en France, nombreux sont les patients qui se demandent s’ils pourront continuer leur thérapie comme avant. C’est aussi une question que nous nous posons en tant que psychothérapeute.

Aujourd’hui et après l’expérience du précédent confinement, nous sommes nombreux, en tant que psychothérapeutes à avoir repensé notre façon de travailler pour assurer la continuité de nos séances auprès de nos patients. Habitué à les recevoir dans mon cabinet, fort est de constater que ce que je pensais momentané, semble s’installer pour une durée indéterminée, et m’oblige à transformer mon quotidien en tant que citoyen mais aussi en tant que professionnel.

Une chose est sûre, je ne pourrai plus exercer mon métier comme avant la COVID. Il y aura un avant et un après. J’ai du me réinventer tout en assurant un accompagnement de qualité pour mes patients. Heureusement les solutions sont nombreuses et le numérique est devenu un outil indispensable dans ma pratique. Evidement il ne remplacera jamais le présentiel, mais la séance « digitale », par téléphone ou bien par Skype, participe à la continuité de la thérapie et au « bien-être » du patient dans ce contexte anxiogène et répétitif. Ces nouvelles méthodes révèlent de biens belles surprises pour le patient et son thérapeute.

Pour compléter cet article et aller plus loin dans votre réflexion sur la question, je vous invite à lire le premier article que j’ai écrit en cliquant ici et puis d’écouter l’interview de la psychanaliste Geneviève Morel, sur la Chaine du Parlement en cliquant ici.

Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P).

Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P)

Qu’est-ce que c’est ?

<p class="has-small-font-size" value="<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80">L’objet de cette activité est de <strong>parler collectivement sur sa pratique professionnelle</strong>. Organisé sous forme de groupe de paroles, le Groupe d'Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P) analyse et facilite la compréhension des relations professionnelles du participant avec ses collègues ainsi qu’avec l’usager. L’objectif est de parler de soi en tant que professionnel.L’objet de cette activité est de parler collectivement sur sa pratique professionnelle. Organisé sous forme de groupe de paroles, le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P) analyse et facilite la compréhension des relations professionnelles du participant avec ses collègues ainsi qu’avec l’usager. L’objectif est de parler de soi en tant que professionnel.

Pour qui ?

Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P) est destiné aux professionnels dont l’activité comporte une forte dimension relationnelle et humaine et qui auraient besoin d’un espace de paroles et de réflexions autour de leur travail. On retrouve souvent le GA2P dans les secteurs médico-sociaux tel que éducateurs, infirmières, aides soignant(e)s, assistantes sociales, enseignants.

Pour quoi ?

« L’intention préfigure l’action et la volonté de changement ». Vous désirez organiser un GA2P car il s’agit pour vous de favoriser l’amélioration des pratiques de vos collaborateurs, voire leur changement. Votre intention est d’aider à la transformation de pratiques professionnelles qui s’avèrent poser problème au bon fonctionnement de votre structure.

Un article du journal « Le Monde » sur l’après COVID-19

« On redoute un effondrement du système » : après la Covid-19, la crainte d’une « vague psychiatrique »

Par Faustine Vincent (Lecture 7′).

Le secteur psychiatrique estime que 10 % des malades ont été perdus de vue pendant le confinement et voit affluer de nouveaux patients sans antécédents.

Gilles Rapaport

La « vague psychiatrique » que redoutent les professionnels de santé depuis le début de la crise liée au Covid-19 commence déjà à monter par endroits et devrait déferler à la rentrée. « En psychiatrie, les effets ne dessinent pas une courbe en cloche comme dans les pandémies. Les conséquences vont se manifester dans les mois qui viennent, sur toute l’année »,prévient Thierry Baubet, psychiatre à l’hôpital Avicenne de Bobigny et pilote de la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) de Seine-Saint-Denis.

« A partir de septembre, on va voir tous les stress post-traumatiques, les épisodes dépressifs, les burn-out, ceux qui ont perdu un membre de leur famille… Les traumas psychiques vont arriver à la rentrée, c’est clair », confirme Dominique Januel, psychiatre à l’hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et pilote d’une étude d’évaluation clinique du confinement dont les résultats sont prévus en septembre.

Les pédopsychiatres s’attendent également à voir arriver les enfants abusés pendant le confinement, qui auront retrouvé un lieu où pouvoir parler en dehors du cercle familial avec la reprise de l’école. Interrogé mercredi 8 juillet à l’Assemblée nationale, le ministre de la santé, Olivier Véran s’est d’ailleurs engagé à « mettre le paquet sur la pédopsychiatrie », qualifiant d’« inacceptables » les difficultés d’accès aux soins sur certains territoires.