LNDT: @495. Des blagues de pédophilie ?

Un Podcast de Radio France (3′)

Lisa est toujours ravie qu’on parle de son pays, la Belgique, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en lumière une de leurs plus grandes spécialités !

Ah beh si, je suis toujours ravie qu’on parle de mon pays, la Belgique, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en lumière une de nos plus grandes spécialités, puisque Le Dossier Matador parle de…Gaufres ? Bière ? Beh non, une chance sur trois : la pédophilie.

Et de la même manière qu’on a la gaufre de Liège ou celle de Bruxelles, on a des affaires pédophiles selon les régions. Mais ici, on parle de la pédophilie de Charleroi avec l’affaire Dutroux et, vraiment, en termes de sujet de chronique humoristique cette semaine… Hier, on a eu la guerre au Liban, demain on a le sida. Nagui, qu’est-ce que je vous ai fait en fait ?
C’est parce que je me suis absentée une semaine, c’est ça ?

Vous pouvez pas juste me virer comme tout patron normalement constitué ? Non, vous préférez me garder et me torturer avec les sujets les plus dégueulasses de l’histoire. Sérieux ! Ce sera quoi, la semaine prochaine ? La Shoah ? La leucémie ? L’ananas sur la pizza ?

Vous voulez voir à quel moment je vais craquer. Mais j’ai déjà craqué. J’ai fait une blague sur l’ananas sur la pizza. Je me dégoûte.

LNDT: @494. Quel regard la psychiatrie porte-t-elle sur la pédophilie ?

Un Podcast de Radio France (8′)

Alors que le verdict du procès Le Scouarnec est attendu, cette aAlors que les affaires Bétharram et Le Scouarnec remettent la lumière sur les violences sexuelles infligées aux enfants, on s’intéresse ce matin aux agresseurs, du point de vue de la psychiatrie. Que peut-elle dire de leurs perversions ? Sait-elle soigner ? Prévenir la récidive ?

Avec

  • Florence Thibaut, professeure de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Cochin à Paris, spécialiste des questions de pédophilie.

Plus de 50 % des Français présentent une paraphilie, sans trouble psychiatrique si elle ne cause aucun préjudice. La pédophilie, en revanche, est considérée comme déviante en raison des risques qu’elle fait peser sur les victimes et leurs familles. La prise en charge psychiatrique vise à prévenir le passage à l’acte et la récidive. Comment est posé un diagnostic ? Quels sont les traitements et soins prescrits ?

La pédophilie, une maladie distincte de la pédocriminalité

Florence Thibault explique que la pédophilie doit bien être différenciée de la pédocriminalité, car c’est une maladie qui ne mène pas systématiquement à un passage à l’acte : « Parmi les gens qui ont des fantasmes pédophiles, qui l’expriment et qui en souffrent, on considère qu’un sur deux va passer à l’acte sur un enfant. Et à l’inverse, quand on nous adresse des patients qui ont commis un crime sexuel, il y en a à peu près 10% qui relèvent d’un trouble pédophilique. » Il est difficile de mesurer la fréquence des troubles pédophiliques, car les évaluations se fondent sur des enfants victimes de violences sexuelles, mais pas forcément liées à des troubles pédophiliques, ou sur la récurrence de l’expression de fantasmes pédophiles : on estime qu’entre 5 et 20% d’hommes ont des fantasmes pédophiles, un peu moins chez les femmes, et 3 à 5% de la population répondent avoir eu un rapport sexuel avec un enfant.

LNDT: @493. Comment la pédophilie est-elle devenue intolérable ?

Un Podcast de Radio France (25′)

Alors que le verdict du procès Le Scouarnec est attendu, cette affaire relance une question profonde : pourquoi la société résiste-t-elle autant à reconnaître l’ampleur de la pédocriminalité ?

Avec

Avec 299 victimes identifiées, l’affaire Le Scouarnec révèle bien plus qu’un parcours criminel hors norme. Elle met en lumière une certaine impunité dont a profité l’ancien chirurgien pendant des décennies. Si depuis 1832, la justice s’est saisie des violences sexuelles faites aux enfants en instaurant un « attentat à la pudeur sur mineur », et nourrit depuis l’appareil législatif, la société, elle, semble plus rétive à prendre conscience du phénomène. Longtemps, l’enfant n’a pas été vu comme une victime crédible.

LNDT: @492. Des chatouilles qui ne font pas rire

Un Podcast de Radio France (44′)

Nous nous retrouvons ce soir autour du film « Les Chatouilles » (Andréa Bescond, Eric Métayer, 2018) afin de parler de sexualité infantile et de pédophilie, en compagnie de Louis Guichard, critique de cinéma à Télérama, et de Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste.

Avec

Caroline Eliacheff, staff::chronique

Louis Guichard, journaliste et critique de cinéma à Télérama

Après une pièce de théâtre très réussie mise en scène et interprétée par Andréa Bescond, qui raconte sa propre histoire, il y a eu le film « Les chatouilles » d’Andréa Bescond et Eric Métayer (2018). Ce film traite du problème de la pédophilie vu par une petite fille abusée par un ami de ses parent.

>>> Bande annonce du film Les Chatouilles (2018)

Louis Guichard, critique de cinéma à Télérama et Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste aborderont à travers ce film les questions liées à la sexualité infantile, la majorité sexuelle, la répression de la pédophilie après les années 1970-1980, période durant laquelle on peut noter une certaine complaisance médiatique.

Quels signes doivent alerter ? La vérité sort-elle toujours de la bouche des enfants ? Comment informer préventivement les enfants ? Ce traumatisme, le viol, est-il fondateur de l’ensemble de la personnalité adulte ? La pédophilie ouverte est donc condamnée. Quid de la pédophilie clandestine via internet ?

LNDT: @491. Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie

Un Podcast de Radio France (9′)

Le fil culture. La pédophilie n’a pas toujours été condamnée par les intellectuels français. À partir des années 1970, de nombreuses personnalités de tous bords politiques ont demandé, au nom de la liberté, que la loi permette aux adultes d’avoir des relations sexuelles avec des enfants. Une question d’époque ?

« En 2013, quand il (Gabriel Matzneff, ndlr) a reçu le prix Renaudot, aucun journaliste littéraire, pas un seul, ne s’est interrogé sur le bien-fondé de cette récompense. La vie d’une adolescente anonyme n’est rien face au statut d’un écrivain ». Dans son roman autobiographique paru ce jeudi, Le ConsentementVanessa Springora dénonce la complaisance des milieux artistiques et littéraires français qui comme les médias ont jusque très récemment fermé les yeux sur des écrits qui font la promotion de la pédophile au prétexte que l’oeuvre prime l’auteur. Goût pour la transgression ou tendance de fond issue d’un mouvement pro pédophile de la fin des années 1970 ? Aujourd’hui, ces intellectuels sont mis face à leur responsabilité.

LNDT: @490. Que faire des pédophiles ?

Un Podcast de Radio France (39′)

Le moment est historique : 190 évêques sont réunis ces jours-ci au Vatican pour rencontrer des victimes d’abus sexuels. Cette démarche peut-elle alerter le reste de la société sur la question de la pédophilie ? Quels moyens pour l’endiguer : prévention, médication ou répression ?

Avec

  • Rodolphe Costantino, avocat, défenseur de l’association Enfance & Partage
  • Marie Mercier, sénatrice Les Républicains (LR) de la Saône-et-Loire
  • Anne-Hélène Moncany, psychiatre, trésorière de la Fédération française des centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (FFCRIAVS)

Une conférence pour réfléchir aux moyens de lutter contre les abus sexuels sur mineurs au sein de l’Eglise : c’est l’objet de la rencontre organisée par le Vatican depuis ce jeudi, en présence d’évêques venus du monde entier. Après une série de scandales révélés ces dernières années, la hiérarchie catholique semble enfin décidée à traiter durablement ce sujet.

LNDT: @489. Pédophilie : comment protéger les enfants ?

Un Podcast de Radio France (55′)

Comment prévenir les violences sexuelles sur mineurs ? « Grand reportage » se penche sur les actions de prévention des actes pédophiles.

Avec

Enfants, ils se sont tus ou n’ont pas été écoutés. Devenues adultes, de plus en plus de victimes d’abus sexuels prennent la parole et dénoncent les actes qu’elles ont subis et qui les ont durablement traumatisées. L’Eglise catholique, le monde de la culture, l’Education nationale, les clubs sportifs… Des scandales éclatent dans tous les milieux. Comment faire cesser ces actes ? Comment les prévenir ? Des actions de prévention sont menées dès la petite enfance, et un numéro gratuit propose aux adultes « troublés par les enfants » de les aider. Avec quelle efficacité ?

LNDT: @488. « Dans le noir de la chambre », le témoignage d’un père incestueux

Un Podcast de Radio France (5′)

Père incestueux, Bruno* a réussi à sortir de cette terrifiante addiction grâce à l’aide d’un thérapeute et de Latifa Bennari, présidente de l’association L’Ange bleu. Il nous livre son témoignage.

« Je suis un ex-auteur. J’ai commis des attouchements sexuels sur mes enfants. J’ai commis ces actes sur ma fille dès son plus jeune âge, elle avait un an. Ça se passait dans le noir de la chambre, quand je pensais qu’elle dormait. Maintenant, je sais que c’est marqué dans sa chair. A l’époque, je me berçais de l’illusion folle que c’était un bébé, qu’elle ne se souviendrait de rien, qu’elle n’était pas consciente… J’étais dans mon délire, dans mon déni. C’est notre piège le plus absolu, les tergiversations de notre cerveau pour pas être fou, pour ne pas se dire qu’on tue à petit feu les personnes qu’on aime le plus au monde. 

Je m’en suis rendu compte bien plus tard, mais au quotidien j’étais dans une relation incestuelle avec mes enfants. J’étais sincère dans l’amour que je leur portais, mais chez moi l’amour était mélangé à du désir, de la sexualité, et mes enfants étaient transformés en objets de désir. C’était une relation à sens unique. JE faisais un câlin à ma fille, JE lui faisais un bisou parce que ça me plaisait, parce que ma fille m’appartenait, parce que son corps m’appartenait.

LNDT: @487. Charles Pépin : « Plein d’études en psychologie montrent que quand on évite quelque chose, ça revient »

Un Podcast de Radio France (16′)

Le philosophe Charles Pépin publie « Vivre avec son passé » chez Allary éditions. Il est l’invité de Léa Salamé.

Avec

Charles Pépin est bien connu des auditeurs d’Inter, qui ont pu l’écouter tout cet été avec son émission « Sous le soleil de Platon ». Il est professeur de philosophie et auteur de plusieurs ouvrages La confiance en soi, Les vertus de l’échec, qui ont tous été des best-sellers. Il publie Vivre avec son passé. Une philosophie pour aller de l’avant, son nouveau livre chez Allary éditions.

Vivre avec son passé

Pour lui, le passé n’est pas que du passé. Il continue à nous hanter à travers des regrets, des remords, de la culpabilité, des habitudes, des névroses, des goûts, des dégoûts. Et donc, la question que ça pose, c’est comment faire pour bien vivre avec ? Comment trouver la bonne distance avec ce passé ?

Charles Pépin : « La définition du passé, paradoxalement, c’est ce qui n’est pas passé. C’est ce qui demeure, ce qui persiste indéfiniment, comme le dit Bergson. Ce qui va revenir à travers des réminiscences, comme le montre Proust. Ce qui reste dans notre inconscient, comme le montre Freud. Il y a un moment de l’histoire des idées incroyables, avec Proust, Freud, Bergson au début du XXᵉ siècle, où on apprend qu’en fait, on va devoir vivre avec ce passé. Et je dirais qu’il y a deux écueils à éviter. Celui de Brel, c’est ce que j’appelle l’illusion moderniste. C’est l’idée qu’on pourrait lâcher du passé comme on lâche du lest. Tourner le dos au passé, juste s’en débarrasser d’une simple décision. Et ça ne marche pas parce que les psychologues ont montré qu’il y aura un effet retour, que plus j’ai voulu l’éviter, plus ça reviendra. »

LNDT: @486. Philip, dernier specimen d’un type de psychologie masculine ?

Un Podcast de Radio France (6′)

Héros de la Seconde Guerre mondiale, le prince Philip, qui vient de disparaître à 99 ans, était le genre d’homme habitué à serrer les dents. Son petit-fils Harry témoigne de traits psychologiques très différents. Peut-on voir en eux des figures masculines typiques de leur génération respective ?

Et si en même temps que le duc d’Edimbourg, les Britanniques venaient d’enterrer le dernier représentant de l’Angleterre d’autrefois ? Le type de l’Anglais habitué à prendre sur lui et à serrer les dents ? C’est en tout cas l’hypothèse formulée par le psychiatre Raj Persaud et le psychologue Adrian Burnham, dans un article publié par Projet Syndicate. Pour les deux spécialistes, le prince Philip était en effet « le type du  grand-oncle grognon et excentrique« , familier du Royaume-Uni de la grande époque, un personnage apparemment déconnecté du monde moderne.