LNDT: @447. Peut-on parler de viol si c’est avec un ami ?

Sexe sans consentement (2’27)

Louise, 21 ans : « Il faut peut-être changer la définition que tout le monde a du viol. Que le viol c’est quelque chose de plus ordinaire et de commun qu’on ne le pense. Dans la loi le viol c’est tout acte de pénétration sexuel qui est fait par menace, violence, contrainte ou surprise. Le problème de cette définition c’est qu’est-ce qu’une menace, qu’est-ce qu’une contrainte ?

C’était un viol, mais ce n’était pas le schéma du viol où c’est un gros connard agresseur sans scrupule. Pas du tout, c’était un ami qui me respectait et qui m’aimait comme amie et qui ne s’est pas du tout rendu compte de la pression qu’il me mettait lui-même. On ne peut pas non plus le ressortir tout blanc. Comme je le disais, s’il ne s’était pas autant intéressé à est-ce qu’il va être performant, s’il avait remarqué que je gisais sur le lit telle une épave passive, il se serait rendu compte qu’il y avait un problème. Mais on ne lui a jamais appris à se poser des questions là-dessus. 

Et d’ailleurs lui-même a eu son petit chemin pour se rendre compte de ce qui s’était passé. Il s’est excusé et il m’a dit oui, je t’ai peut-être violé. »

Réalisateur : Delphine Dilly

Auteur : Blandine Grosjean; Delphine Dhilly

Producteur : Elephant Doc, France Télévisions

Année de copyright : 2017

Année de production : 2017

Publié le 06/03/18

Modifié le 03/09/24

LNDT: @446. Qu’est ce que le consentement ?

Décod’actu – (3’25)

Ces dernières années, le mot « consentement » est partout. Dans les séries, les articles, à l’école, sur les réseaux sociaux… Mais qu’est-ce que le consentement exactement ? Suffit-il de dire « oui » ou « non » ? Les réponses de Décod’actu.

Donner son consentement

C’est donner son accord pour faire quelque chose :

  • Quand on dit oui clairement, sans se sentir forcé ou influencé, on consent à le faire, c’est-à-dire qu’on accepte.
  • Quand on dit non, ou qu’on garde le silence parce qu’on ne sait pas quoi répondre, alors on ne donne pas son consentement.

Les deux personnes concernées doivent être d’accord, c’est-à-dire que le consentement doit être réciproque. Et pour être sûr que l’autre consent, il faut lui demander. Et respecter sa réponse. Le consentement est donc basé sur la communication et le respect.

Le consentement s’apprend dès le plus jeune âge

Par exemple, les adultes ont souvent l’habitude de faire des bisous aux enfants pour leur dire bonjour, sans leur demander leur avis. Parfois l’enfant recule ou fait une grimace, et cette attitude montre clairement qu’il ne souhaite pas ce bisou. Il ne consent pas !

Relation amoureuse, sexualité et consentement

Dans le domaine de la relation amoureuse et de la sexualité, la notion de consentement est essentielle. Le consentement sexuel, c’est donner son accord enthousiaste, libre et éclairé pour une relation sexuelle. 

  • On peut donner cet accord par la parole, les gestes, ou les deux.
  • On peut également donner son accord pour certaines pratiques et pas pour d’autres.

L’absence de consentement

Le consentement peut être retiré à n’importe quel moment ! C’est-à-dire qu’il est réversible. Tout le monde a le droit de ne plus avoir envie et de vouloir stopper un acte. La personne en face doit respecter ce refus.

Lorsqu’une personne dort, qu’elle est menacée, qu’elle a bu trop d’alcool, elle n’est pas en mesure de donner son consentement. En cas de doute, si la personne ne sait pas, ne dit pas vraiment oui, hésite ou garde le silence, il faut se dire qu’il n’y a pas consentement.

Toute personne qui va à l’encontre du consentement et impose à l’autre des violences sexuelles, comme du harcèlement sexuel, une agression sexuelle, une tentative de viol ou un viol, commet un acte très grave, passible de prison

Les pressions sur le consentement

Le consentement concerne toutes les dimensions de nos vies : l’amitié, le travail, les relations familiales ou amoureuses. La pression du groupe, des amis, des collègues, peut parfois venir bousculer les limites du consentement. On peut avoir peur de décevoir ou de fâcher les autres en disant « non », lors d’une soirée où des personnes vont insister pour qu’on boive de l’alcool par exemple, malgré un premier refus de notre part.

Aujourd’hui, en France, l’éducation au consentement fait pleinement partie de la prévention des violences, et notamment des violences sexuelles.

Réalisateur : Maxime Chappet

Auteur : Elsa Gambin

Producteur : France Télévisions, Corner Prod

Année de copyright : 2024

Année de production : 2024

Année de diffusion : 2024

Publié le 05/12/24

Modifié le 09/12/24