LNDT: @301. Réconciliez-vous avec votre corps : L’expérience du corps féminin

Un podcast de Radio France de 48′

Avec nos invitées, nous parlons du corps, qu’il soit contraint, célébré, ou encore adoré. Ne serait-il pas nécessaire de se réconcilier avec lui ?

Le corps peut être ridé, enrobé, svelte. Il peut être nourri, sublimé, aimé, désiré. Il est surtout la cartographie de nos histoires intimes mais aussi le reflet des problématiques de notre société.

Et vous, êtes-vous bien dans votre corps ? Votre corps et votre esprit vivent-ils en symbiose ?

Le corps féminin, entre injonctions et réconciliation

Aurélie Doré, créatrice du podcast « Ceci est ton corps », explique que l’expérience du corps féminin, c’est aussi l’expérience de l’anxiété constante à propos de nos corps, à quoi ils ressemblent. Elle explique : « Elle [Ovidie] parle de cette charge esthétique qui nous incombe, dans le cadre d’une relation sentimentale. Ça condense toute l’expérience de ce que c’est d’être dans un corps de femme, un corps qui, finalement, doit être regardé, doit correspondre à des normes et doit être comme ci et pas comme ça.« 

LNDT: @300. Engagement amoureux : diversité des perceptions à différentes étapes de la vie

Un podcast de radio france de 53′

L’appréhension de l’engagement n’est-elle pas mouvante, changeante, au gré des épreuves, des désamours et des rencontres ? Et vous, que représente ce mot engagement quand nous parlons d’amour ? A quel moment avez-vous eu l’impression de vous engager ?

Avec

La conversation a débuté au café. Elle dit : « je ne pense pas à un appart ou à un enfant. Je crois que le plus important, c’est le temps que tu consacres à l’autre. Ta disponibilité. Ta façon d’être là, entièrement, pour l’autre ». Elle a 25 ans et sa définition de l’engagement en amour m’a séduite. Il y avait dans ces mots, une sincérité, une authenticité, une réflexion sur soi et les relations à autrui. Mais que dira t-elle dans 15 ou 25 ans ?

LNDT: @299. Comment repérer et échapper à un pervers narcissique : le guide d’Anne Clotilde Ziégler

Une vidéo explicative de 49′

Le terme de pervers narcissique a été posé pour la première fois en 1986. Depuis, un nombre croissant de victimes se fait connaitre. Comment repérer un pervers narcissique? Comment procède t-il pour mettre sous emprise sa victime? Comment s’en sortir? La psychothérapeute Anne Clotilde Ziégler nous éclaire…

LNDT: @298. Episode 1/2: Les caractéristiques du pervers narcissique expliquées par Anne Clotilde Ziegler

Un article de la FEPAPP

Il y a 7 ans Anne Clotilde Ziegler publiait un fameux ouvrage intitulé « Pervers narcissique bas les masques » paru aux éditions Solar. Ce podcast s’inscrit dans le prolongement de cette édition.

Anne Clotilde Ziegler permet d’abord à l’auditeur de comprendre le sens des termes « narcissique » et « pervers » dans l’objectif de mieux identifier ces profils. Il s’agit d’entrer dans les nuances afin de ne pas confondre ces profils avec ceux de la personne atteinte de trouble bipolaire, d’alexithymie ou de paranoïa et encore moins avec des attitudes parfois manipulatrices ou mensongères que tout un chacun peut avoir dans certaines situations. Parmi les données de la psychologie clinique, Anne Clotilde présente quelques caractéristiques reconnaissables du pervers narcissique telles que la fréquence des comportements, la conscience et la compréhension que la personne a de ses attitudes et la volonté ainsi que la capacité qu’elle a d’en changer.

LNDT: @297. Sophie Fontanel : « La peur de vieillir, on n’a pas le droit de juger comment quelqu’un se débat avec »

Un podcast de Radio France de 15′

Sophie Fontanel publie « Admirable » (Seghers), un livre où elle imagine un monde où les rides n’existent plus : les gens vieillissent et meurent, mais sans traces visibles. Elle est l’invitée de Léa Salamé.
Avec

Sophie Fontanel ose de plus en plus se confronter aux tabous de la société. Longtemps, elle a été une journaliste de mode reconnue, respectée, et célèbre. Depuis dix ans, elle aborde les sujets de l’époque : l’abstinence sexuelle, elle-même a écrit un livre dessus, la nudité, elle a posé nue à 59 ans dans le magazine ELLE. Elle a assumé ses cheveux blancs depuis toujours. Dans son dernier roman, l’histoire d’Admira, la dernière femme ridée sur terre, qui paraît chez Seghers, elle évoque le tabou de la vieillesse qu’on ne veut plus voir. Elle est devenue une sorte de sociologue de l’époque.

Une absence de modèle âgé qui assume

Pour Sophie Fontanel, « La littérature permet de modifier le destin. » Son livre évoque Admira recluse dans un village grec. Elle rencontre un jour un homme qui manque de s’évanouir choqué par ses rides. Il lui révèle que grâce à un médicament très accessible ces stigmates du temps ont disparu. L’idée d’une telle histoire est venue à Sophie Fontanel après le constat de n’avoir aucun modèle de femme ridée, non refaites, auquel se référer : « Il y avait bien Charlotte Rampling, mais elle est un peu grave. Et je n’ai pas pensé à Fanny Ardant ! Un jour avec la photographe Dominique Issermann, on se disait que s’il y avait une pulvérisation, ou un médicament miracle qui enlèverait les rides, on le prendrait. J’ai donc imaginé ce qui se passerait si on cédait tous à cette tentation. On mourrait jeune, donc on vivrait dans le malheur… »

LNDT: @296. L’utérus comme source de l’hystérie : regards psychanalytiques contemporains

Un podcast de Radio France de 58′

L’utérus est la matrice de la vie, l’origine selon Freud du premier traumatisme vécu : la naissance. Lieu de la maternité, l’utérus est aussi source de clichés sexistes qui perdurent aujourd’hui, comme l’origine de l’hystérie… Le corps féminin crée-t-il des états psychiques qui lui sont propre ?

Avec

  • Clotilde Leguil philosophe et psychanalyste de l’Ecole de la Cause freudienne

Une émission présentée par Géraldine Mosna-Savoye

Les médecins grecs de l’Antiquité abordaient l’hystérie comme une affection qui avait à voir avec un organe génital propre aux femmes : l’utérus.
Freud détacha les symptômes hystériques de cette référence anatomique à l’utérus comme organe, mais ce qu’il conserva, c’est l’idée que ces symptômes avaient quand même à voir avec le corps, ce qu’il appela une “conversion somatique”.
Pour Freud, le corps n’est pas celui de l’organisme, celui de la médecine, mais le corps libidinal, investi de jouissance, de puissance, de libido. Lorsque quelque chose du désir est refoulé, cela peut alors passer par l’expression traumatique : une affection qui se présente comme venant du corps mais dont la cause est psychique et non organique…
Alors que reste-t-il de l’utérus dans l’hystérie telle qu’elle a été exploitée après Freud par la psychanalyse ?

LNDT: @295. Épisode 2/2 : Philosophie du clitoris

Un podcast de Radio France de 58′

La femme est un être singulier, la seule à posséder deux organes sexuels séparés, dont le clitoris, dédié au plaisir. Le secret de ce plaisir fut longtemps un impensé en philosophie. Qu’est-ce que le plaisir ? Comment parler du clitoris sans tomber dans un essentialisme du corps féminin ?

Avec

  • Catherine Malabou Philosophe, professeure de philosophie au « Centre for Research in Modern European Philosophy » à l’Université de Kingston au Royaume-Uni

« Le clitoris est une pierre minuscule logée en secret dans la grande chaussure de l’imaginaire sexuel.
La jeune Clitoris de la mythologie grecque, connue pour sa taille très fine, était dite mince ‘comme un caillou’.            
Longtemps caché, privé de nom, de représentations artistiques, absent des traités de médecine, souvent ignoré des femmes elles-mêmes, le clitoris n’a eu durant des siècles qu’une existence de scrupule, au sens primitif du terme, ce grain qui gêne la marche et taraude l’esprit. »           
Catherine Malabou, dans Le plaisir effacé : clitoris et pensée, aux éditions Rivages (2020)

Alors comment passer du scrupule au plaisir ? Comment garder le mystère du plaisir, celui-même qui appelle la pensée ?

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L’invitée du jour

Catherine Malabou, philosophe, professeure de philosophie au « Centre for Research in Modern European Philosophy » à l’Université de Kingston au Royaume-Uni

Le plaisir, un impensé philosophique

Le plaisir est un terme qui a été beaucoup employé en philosophie, mais qui a été assimilé très rapidement à la passion au sens classique du terme, très peu à la sexualité, et encore moins à la sexualité féminine. J’ai voulu explorer ce côté secret du plaisir qui n’avait jamais été dit en philosophie. Il faut garder cette image du scrupule, de quelque chose qui nous gêne, pour arriver à le penser.
Catherine Malabou

Parler du clitoris, est-ce essentialiser la femme ?

En parlant du plaisir effacé, j’ai voulu montrer que lorsqu’on mettait fin à un effacement, on en produisait nécessairement un autre. Aujourd’hui il est vrai qu’il y a beaucoup de livres, de représentations du clitoris, il n’est plus ignoré, mais le scrupule demeure, et cela va nous renvoyer à l’histoire du féminisme, parce que la grande question est : comment parler du clitoris sans tomber dans ce que le féminisme dénonce comme un piège : l’essentialisme, le naturalisme, quelque chose qui serait la nature de la femme. Comment en parler sans l’effacer à nouveau ?
Catherine Malabou

LNDT: @294. Episode 1/2: Philosophie du clitoris

Un podcast de Radio France de 59′

La femme est un être singulier, la seule à posséder deux organes sexuels séparés, dont le cli toris, dédié au plaisir. Le secret de ce plaisir fut longtemps un impensé en philosophie. Qu’est-ce que le plaisir ? Comment parler du clitoris sans tomber dans un essentialisme du corps féminin ?

Avec

  • Catherine Malabou Philosophe, professeure de philosophie au « Centre for Research in Modern European Philosophy » à l’Université de Kingston au Royaume-Uni

« Le clitoris est une pierre minuscule logée en secret dans la grande chaussure de l’imaginaire sexuel.
La jeune Clitoris de la mythologie grecque, connue pour sa taille très fine, était dite mince ‘comme un caillou’.            
Longtemps caché, privé de nom, de représentations artistiques, absent des traités de médecine, souvent ignoré des femmes elles-mêmes, le clitoris n’a eu durant des siècles qu’une existence de scrupule, au sens primitif du terme, ce grain qui gêne la marche et taraude l’esprit. »           
Catherine Malabou, dans Le plaisir effacé : clitoris et pensée, aux éditions Rivages (2020)

Alors comment passer du scrupule au plaisir ? Comment garder le mystère du plaisir, celui-même qui appelle la pensée ?

LNDT: @293. Comment accepter psychologiquement sa ménopause ?

Un podcast de Radio France de 52′

Quel est l’impact psychologique de la ménopause et de la préménopause ? Comment ses profonds changements hormonaux, physiologiques, corporels impactent-ils le psychisme des femmes ?

Etre qualifiée de femme ménopausée est rarement vécu comme quelque chose de valorisant. Cette étiquette peut affecter l’estime et la confiance en soi, avec ce sentiment de perdre une partie de sa féminité. Un désarroi, un malaise, une incompréhension, une anxiété peuvent s’installer, plus ou moins durablement. Avec ce sentiment d’être devenue un être défectueux, périmée. Comme si la ménopause était une forme d’obsolescence programmée. Coup de projecteur également sur la pré-ménopause. C’est cette période plus ou moins longue selon les femmes et susceptible d’être mal vécue physiquement et psychologiquement.

L’âge moyen de la ménopause se situe entre 50 et 51 ans

Après un an sans règles, on peut dire d’une femme qu’elle est ménopausée. La péri-ménopause désigne les années qui précèdent cette date. En moyenne, ça dure entre trois et cinq ans avec un certain nombre de troubles pour certaines femmes. Pour 35 % des Français évoquer la ménopause est compliqué. C’est un sujet tabou. L’image de la femme ménopausée est rarement positive. Or, comme l’écrivaient dans Libération, en décembre 2023, Sabrina Champenois et Marie-Ève Lacasse : « La fin de la fécondité marque dans l’inconscient collectif l’entrée des femmes dans l’ère de la vieillesse et de l’obsolescence. Ce postulat est le socle du tabou qui reste d’actualité, alors même qu’avec l’allongement de l’espérance de vie, la cinquantaine n’est que la mi-course. Il en résulte un archétype de la femme ménopausée, une construction sociale, et cet archétype est un épouvantail. »

LNDT: @292. Santé, sexualité, accouchement : une connaissance trop bien gardée

Un podcast de Radio France de 59′

Toute cette semaine, Les Nouvelles Vagues parlent du corps des femmes. Avec des membres de la Revue Z et du collectif Les Filles de Simone, on commence aujourd’hui par parler de territoires encore trop souvent inconnus : qu’est-ce que racontent les non-dits sociétaux autour du corps féminin ?

Avec Naïké Desquesnes et Sharmila Naudou, membres de la Revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale. Le n°10, Bonnes femmes mauvais genre, en librairie depuis le 14 septembre, mène l’enquête à Marseille, « au prisme de questionnements féministes » ; Claire FretelTiphaine Gentilleau et Chloé Olivères, du collectif Les Filles de Simone, auteurs du spectacle C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde (en tournée jusqu’en mai 2017). Avec elles cinq, nous questionnons les enjeux de la transmission et du partage des connaissances liées au corps féminin.