Il n’y a pas plus ingrat que d’être parent
Journée mondiale des parents, le moment pour Simon Peverelli de rendre hommage à tous ceux qui ont choisi de sacrifier leur vie sans la moindre reconnaissance…
Journée mondiale des parents, le moment pour Simon Peverelli de rendre hommage à tous ceux qui ont choisi de sacrifier leur vie sans la moindre reconnaissance…
Être parent solo, c’est remplir seul les fonctions que deux adultes accomplissent souvent ensemble tant bien que mal. La fiche de poste du parent solo a de quoi mener à la surchauffe mentale, et à l’épuisement physique. Il, ou elle, est à la fois baby-sitter, enseignant, psychologue, taxi, infirmier, blanchisseur, directrice administrative et financière, bricoleuse, doudou, conseillère, policière, responsable logistique, cuisinier… 24 h sur 24, à temps plein ou à mi-temps.
Une famille sur quatre est monoparentale dans notre pays et selon l’Insee, dans l’écrasante majorité – dans 84 % des cas –, il s’agit de mères seules qui gèrent le foyer.
Comment faire face à toutes ces responsabilités, comment éviter le burn-out parental, comment trouver le chemin de la sérénité, entre les enfants, son travail, sa vie amoureuse, sa vie sociale, ses loisirs ? Comment dépasser le sentiment d’isolement ? Comment trouver les ressources quand l’envie de baisser les bras vous étreint ?
Éléments de réponse avec nos experts.
Elle porte sur la perception que les parents ont de leur rôle, eux qui font face à de nouvelles difficultés pour éduquer leurs enfants. Et dans certains cas, la crise économique explique beaucoup de choses.
Vous venez de rentrer chez vous. Comme il a fait froid, les enfants sont énervés de ne pas avoir assez joué dehors. Et d’ailleurs, l’un d’eux a encore perdu un gant. Vous, vous avez passé une mauvaise journée au boulot. La tentation de crier après celui qui refuse de faire ses devoirs est tellement grande que vous allez dans la pièce d’à côté respirer par le ventre. Voire fumer une cigarette : ce qui n’est pas recommandé.
Ça commence mal cette soirée. Et il y en a plein d’autres comme ça. Parce que, vous, vous le savez, vous avez des enfants, la parentalité c’est super. Les enfants, c’est formidable. Mais on se plante parfois. On crie quand il ne le faut pas. On dit des mots qu’on ne devrait pas dire parce que ça fait grimper la tension.
On sait qu’il faut encourager ses enfants, bien sur, sur le papier, c’est ce qui a marqué. Sauf que quand il revient avec un collier de mauvaises notes on dit quoi ? Comment on sait si on se trompe ? Est-ce que c’est très grave quand on se trompe dans l’éducation des enfants ? Est-ce qu’on est meilleures parents que nos parents ?
On croit bien faire , on les martyrise à vie, on croit les soutenir, alors qu’on les assiste au point de les rendre moins adaptable. comment savoir si on fait bien ou mal ? Si notre attitude aura des répercussions plus tard ?
Cette étude dont l’auteur principale est Nicole Perry de l’université du Minnesota alerte sur un contrôle excessif maternel. Oui seulement maternel, dans cette recherche, les pères n’ont pas été pris en compte… On y reviendra plus tard. Contrôle excessif qui nuit à la capacité de l’enfant à contrôler ses émotions et ses impulsions.
422 enfants ont participé à l’étude. Ils sont d’abord venus au laboratoire avec leur mère à 2 ans. Ils ont joué 4 minutes puis on leur a demandé de ranger pendant 2 minutes. Les séances étaient filmées afin d’observer l’attitude de la mère. Est-ce qu’elle aide l’enfant, l’assiste, devance ses gestes, lui donner des ordres, fait carrément à sa place.
Ensuite à 5 ans, ce sont les réactions émotionnelles qui ont été mesurées chez ces mêmes enfants. La réaction quand l’enfant fait un jeu d’observation sous la pression. Puis quand on distribue des bonbons de façon inéquitable. L’expérimentateur en a plus et par ailleurs, il mange ceux du gamin !
Dans le même temps, à 5 puis 10 ans, on a consulté les enseignants de ces enfants.
Adoption , parentalité , paternité ,maternité, PMA et simplement… amour parental , on en parle à l’heure du thé avec des parents du monde entier.
Grégoire Korganow est photographe. Il a collaboré avec les plus grands journaux Libération , L’Express , Télérama , The New York Times…
Depuis quelques années, il travaille sur une série de photos sur les Pères et les fils . Son travail a été exposé à plusieurs reprises partout en France et une rétrospective aura lieu à laMaison européenne de la photo entre janvier et mars 2015.
En ce moment, il travaille à la maternité du CHU de Rouen , où il a installé un studio, pour prendre des photos des pères avec leurs nouveau-nés, qui sont âgés de quelques dizaines de minutes seulement. Ce travail inédit vraiment touchant donnera lieu à une exposition à l’hôpital à l’automne prochain.
Il est lui-même père de deux enfants dont un garçon adopté au Rwanda . Ce sont ces questions de la paternité, nées de la venue dans sa famille de son fils, qui l’ont incité à travailler sur les rapports père/fils.
On retrouve son actualité et une partie de ses photos sur son site.
Réalisateur franco-argentin il s’est souvent intéressé au pays de ces origines avec notamment les très remarqués documentaires**Le Dernier rodéo** et El gaucho , diffusés sur Arte respectivement en 2008 et 2009. Il a déjà travaillé pour le web et proposa en 2010 sur arte.tv une création documentaire sur la mémoire collective du football. Dernièrement, on a pu voir deux de ses documentaires : Tant qu’il y aura de la poussière (diffusé sur Arte) et La main verte (diffusé sur France 5). Sa comédie documentaire Fumer Tue diffusée sur France 3, Arte et Planète (2004) a été sélectionnée dans de très nombreux festivals. Il est lui-même père de deux enfants.
En 2012, il monte pour le site d’Arte, en binôme avec Lucia Sanchez, sur le webdocumentaire mödern cøuple.
Deux réalisateurs, un homme et une femme, ont joué chacun pour soi au papa et à la maman.Déballez les cartons pour découvrir leur expérience.Vous y découvrirez les questions qu’ils se posent… et les questions que l’on vous posera.
Le pendant masculin de ce travail, sur la question de la paternité en 2014, **Modern Papa **Ouverture dans un nouvel onglet vient d’être diffusé sur Arte. Il est disponible sur la plateforme de (re)visionnage Arte +7 jusqu’au 25 juillet prochain.
Changer des couches, se battre avec un lit parapluie, prendre des tours de garde dans une crèche parentale… : loin d’être naturelle, la paternité est le fruit d’un apprentissage qui ne se fait pas sans peine. Alors comment devenir un bon père ? Pour répondre à cette question, Andrés Jarach a suivi six jeunes papas qui ont accepté d’être filmés dans leur nouveau quotidien.Deux ans après la publication de son webdocumentaire Mödern cøuple , Andrés Jarach retrouve les six jeunes pères qu’il avait alors filmés. Au fil de son documentaire – qui compile des extraits vidéo du webdocumentaire et de nouveaux témoignages –, il livre un portrait tendre et ironique de ces jeunes hommes rattrapés par la réalité de leur nouvelle vie, après la période d’euphorie que constituait la grossesse de leurs conjointes, puis les premières émotions partagées à trois. Ni papas poules ni pères à l’ancienne, chacun de ces apprentis papas gère la situation à sa manière en faisant face tant bien que mal aux contraintes liées à ce nouveau rôle. Un regard lucide et drôle sur la paternité contemporaine, qui interroge les stéréotypes sur la place des hommes dans la société moderne.
Le rôle des grands-parents a profondément évolué au cours des dernières décennies, portée par des mutations sociales et générationnelles. Alors qu’ils occupaient autrefois une place centrale dans la transmission des savoirs et la garde des enfants, ils sont aujourd’hui des quinquagénaires ou sexagénaires souvent encore actifs, souhaitant préserver leur propre rythme de vie tout en étant investis émotionnellement auprès de leurs petits-enfants.
Barbara Cadec (psychothérapeute, psychanalyste et hypnothérapeute) : « Les générations de grands-parents ont changé et les générations d’enfants ont changé. »
Barbara Cadec (psychothérapeute, psychanalyste et hypnothérapeute) : « Aujourd’hui, la plupart des grands-parents veulent profiter de la vie. »
Journée mondiale des parents, le moment pour Simon Peverelli de rendre hommage à tous ceux qui ont choisi de sacrifier leur vie sans la moindre reconnaissance…
Chantal et Christian vivent une retraite paisible. Mais depuis que leurs enfants Sandrine et Stéphane ont quitté le nid, ceux-ci ne donnent plus beaucoup de nouvelles. Les occasions de se réunir en famille se font de plus en plus rares…
Quand les rejetons annoncent qu’ils ne viendront pas fêter Noël, c’en est trop pour Chantal et Christian ! Ils décident alors de leur faire croire qu’ils ont touché le jackpot. Une tentative désespérée pour tenter de les faire revenir et un mensonge qui pourrait leur coûter cher…
Dans “Mes très cher enfants”, Alexandra Leclère a accordé à tous les personnages une part de naïveté, même aux plus odieux, afin qu’on puisse s’y attacher, que le scénario ne soit pas écrit simplement autour de gentils et de méchants.
Personne ne va détester personne et personne ne va non plus se moquer de personne. Hors de question que les parents soient des parents abusifs et les enfants de parfaits petits salopards.
Maryline Gandon – Association A petits pas c’est moi que voilà