LNDT: @663. Être parent

Un podcast Radio France (56′)

C’est quoi un père, une mère, en 2014 ? Faut-il vraiment un papa et une maman pour ne pas mentir aux enfants ? 

Adoption , parentalité , paternité ,maternité, PMA et simplement… amour parental , on en parle à l’heure du thé avec des parents du monde entier.

le photographe Grégoire Korganow

Grégoire Korganow est photographe. Il a collaboré avec les plus grands journaux Libération , L’Express , Télérama , The New York Times…

Depuis quelques années, il travaille sur une série de photos sur les Pères et les fils . Son travail a été exposé à plusieurs reprises partout en France et une rétrospective aura lieu à laMaison européenne de la photo entre janvier et mars 2015.

En ce moment, il travaille à la maternité du CHU de Rouen , où il a installé un studio, pour prendre des photos des pères avec leurs nouveau-nés, qui sont âgés de quelques dizaines de minutes seulement. Ce travail inédit vraiment touchant donnera lieu à une exposition à l’hôpital à l’automne prochain.

Il est lui-même père de deux enfants dont un garçon adopté au Rwanda . Ce sont ces questions de la paternité, nées de la venue dans sa famille de son fils, qui l’ont incité à travailler sur les rapports père/fils.

On retrouve son actualité et une partie de ses photos sur son site.

le documentariste Andrès Jarach

Réalisateur franco-argentin il s’est souvent intéressé au pays de ces origines avec notamment les très remarqués documentaires**Le Dernier rodéo** et El gaucho , diffusés sur Arte respectivement en 2008 et 2009. Il a déjà travaillé pour le web et proposa en 2010 sur arte.tv une création documentaire sur la mémoire collective du football. Dernièrement, on a pu voir deux de ses documentaires : Tant qu’il y aura de la poussière (diffusé sur Arte) et La main verte (diffusé sur France 5). Sa comédie documentaire Fumer Tue diffusée sur France 3, Arte et Planète (2004) a été sélectionnée dans de très nombreux festivals. Il est lui-même père de deux enfants.

En 2012, il monte pour le site d’Arte, en binôme avec Lucia Sanchez, sur le webdocumentaire mödern cøuple.

Deux réalisateurs, un homme et une femme, ont joué chacun pour soi au papa et à la maman.Déballez les cartons pour découvrir leur expérience.Vous y découvrirez les questions qu’ils se posent… et les questions que l’on vous posera.

Le pendant masculin de ce travail, sur la question de la paternité en 2014, **Modern Papa **Ouverture dans un nouvel onglet vient d’être diffusé sur Arte. Il est disponible sur la plateforme de (re)visionnage Arte +7 jusqu’au 25 juillet prochain.

Changer des couches, se battre avec un lit parapluie, prendre des tours de garde dans une crèche parentale… : loin d’être naturelle, la paternité est le fruit d’un apprentissage qui ne se fait pas sans peine. Alors comment devenir un bon père ? Pour répondre à cette question, Andrés Jarach a suivi six jeunes papas qui ont accepté d’être filmés dans leur nouveau quotidien.Deux ans après la publication de son webdocumentaire Mödern cøuple , Andrés Jarach retrouve les six jeunes pères qu’il avait alors filmés. Au fil de son documentaire – qui compile des extraits vidéo du webdocumentaire et de nouveaux témoignages –, il livre un portrait tendre et ironique de ces jeunes hommes rattrapés par la réalité de leur nouvelle vie, après la période d’euphorie que constituait la grossesse de leurs conjointes, puis les premières émotions partagées à trois. Ni papas poules ni pères à l’ancienne, chacun de ces apprentis papas gère la situation à sa manière en faisant face tant bien que mal aux contraintes liées à ce nouveau rôle. Un regard lucide et drôle sur la paternité contemporaine, qui interroge les stéréotypes sur la place des hommes dans la société moderne.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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