La relation mère-fille est une des plus fascinantes, car elle implique un corps à corps, en miroir. Longtemps le féminin et le maternel ont été confondus. Le féminisme a-t-il modifié la reproduction des modèles ? Quatrième épisode d’une série d’émissions sur la psychogénéalogie enregistrée en 2005.
Un podcast de 60′ de Radio France
Avec
Sommes-nous porteurs de mémoires cellulaires, inscrites dans le corps de la mère ? Comment se libérer de ce conditionnement ? La gynécologue Danièle Flaumenbaum constate dans sa pratique que les fibromes, les cancers, les suicides sont parfois engrammés et que » l’horloge du transgénérationnel sonne aux mêmes dates » de mère en fille. Comment arrêter de faire du « même » avec de « l’autre » ?
« Si nos mères passent, leurs chants survivent en nous »
« Nous croyons nos mères plus fortes qu’elles ne le sont. Elles deviennent mères presque malgré elles. Elles n’y sont pas toujours préparées . Elles portent sur leur dos, comme ces jeunes Berbères qui chantent dans les champs de blé verts, de lourds fardeaux de bûches ou un petit frère dont elle ont la charge. Elles tombent amoureuses comme on hume des fleurs. » Le Secret de ma mère d’Emmanuelle de Boysson
« Mes matriarches…je vous salue ! »
« Mes matriarches du temps passé, vous qui viviez il y a 4,5,6 ou 7 générations : Agnès, Sophie, Julia, Régina, Caroline, Amalia, Bertha, je vous salue, à travers vos nappes et vos draps blancs. Je pense à vos destins de femmes courageuses et fortes. Vous avez cueilli les fruits de la vie, vous l’avez transmise, elle m’a traversée à mon tour. Ne m’en veuillez pas, je suis fille de mots et de papier. De vos trousseaux, je ne garderai que quelques pièces, les plus belles en souvenir de vous. Ne me demandez pas de laver à la main ces tissus précieux, de les calandrer, de les amidonner, de raccommoder les accrocs, de ravauder les déchirures. Votre arrière arrière petite fille a troqué l’aiguille pour le porte-plume et le stylo électronique. » Comment j’ai vidé la maison de mes parents Lydia Flem
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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