Un Podcast de Radio France (36′)
À l’occasion de la journée mondiale des troubles bipolaires, Frédérique Le Teurnier s’intéresse aux enfants différents. Comment faire quand l’un d’eux est atteint de bipolarité ? Pour le savoir, elle reçoit une maman dont le fils a été diagnostiqué bipolaire à l’âge de 5 ans.
L’enfant bipolaire peut passer rapidement de l’état d’excitation, d’euphorie et d’activité, à celui de dépression, d’isolement et d’apathie ou de rage et de violence. Comme les changements d’humeur sont fréquents chez les enfants, la bipolarité est difficile à diagnostiquer dès le plus jeune âge. Devant les réactions disproportionnées de leur enfant, les parents sont souvent désemparés et peinent à trouver des solutions et des réponses auprès des professionnels de santé.
Pour en parler, Frédérique Le Teurnier reçoit Laëtitia Payen, maman de deux enfants, dont un, bipolaire, diagnostiqué à 5 ans. Elle est présidente de l’association Bicycle, qui aide les familles d’enfants et d’adolescents souffrant de troubles de l’humeur. Elle est également l’auteure du livre Mon enfant cyclone aux éditions Flammarion dans lequel elle raconte son expérience de mère qui s’est battue pour son fils.
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
Afficher tous les articles par MICHEL AKRICH