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LNDT: @470. Ni dangereux, ni fous : en finir avec les idées reçues sur la schizophrénie

Un Podcast de Radio France (4′)

Le 18 mars, c’est la journée mondiale de la schizophrénie. Pour les associations et les malades, c’est l’occasion de mettre en lumière une maladie qui concerne environ 600 000 personnes en France et qui, dans 85 % des cas, est diagnostiquée entre 15 et 25 ans.

Personnes instablesdangereuses… Les personnes atteintes de schizophrénie souffrent de nombreuses idées reçues sur leur maladie. « Quand j’ai vu le mot schizophrénie, forcément ça m’a fait peur. Tout de suite, on pense à un tueur en série. J’avais l’image de gens qui sont instables », raconte Naama, 24 ans.

La jeune femme a été diagnostiqué durant son lycée. Et son entourage aussi avait une image cliché de la maladie. « Mon père et mes grands-parents se sont battus avec la psychiatre parce qu’ils disaient « ma fille n’est pas tarée » alors forcément ça marque », confie Naama.

La schizophrénie est un trouble mental qui affecte les personnes dans leur manière de penser ou d’interagir. Il y a plus d’une trentaine de formes. Pourtant, elle est souvent réduite à des troubles de la personnalité ou des hallucinations« Les médias, les films véhiculent des situations de crises mais elles sont très différentes d’une personne à l’autre. Et puis à cause de cela, une personne qui va chercher à trouver sa place dans la société va être rejetée« , explique Céline Aimetti, directrice du développement de l’association Positive Minders.

Ces représentations erronées de la maladie se retrouvent alors dans les faits divers repris par la presse ou les films et séries qui alimentent l’image de malades dangereux.  « C’est terrible parce qu’il n’y a aucune corrélation entre dangerosité et schizophrénie. Il faut arrêter de faire ce raccourci parce que l’impact est simple : les jeunes qui sont en souffrances n’osent pas en parler », raconte Céline Aimetti.

Antonin, lui, est diagnostiqué depuis prêt de 15 ans. Et pour lui, dont la maladie est aujourd’hui stabilisée, c’est important de lutter contre les clichés. « J’essaie de me détacher de ça et de passer plutôt des messages positifs pour enlever ces préjugés. Il faut changer le regard sur cette pathologie qui n’est pas la fin du monde« , raconte le jeune homme de 30 ans. Lui qui, comme beaucoup de malades, a réussi à retrouver une vie assez banale. « J’ai fini attaché dans une chambre de contention et j’ai quand même fait des choses de ma vie. J’ai repris mes études, et pleins d’autres choses. Et je suis schizophrène », confie Antonin.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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