LNDT: @476. Justice et psychologie

Un Podcast de Radio France (5′)

Quelques pas dans un couloir et voici l’accusé, qui se retrouve devant le juge. L’accusé s’appelle Pink, il est le héro principal de l’opus magnum de Pink Floyd, « le Mur ». Le procès de Pink constitue le point d’orgue de cet album conceptuel. Pink est un personnage fou. Mais sa folie trouve ses sources dans son passé : il est aliéné depuis son enfance, enfance étouffée par sa mère, aliéné ensuite par un système scolaire oppressant, aliéné de nouveau par les relations conflictuelles avec sa femme. Oppressé, il devient l’oppresseur. En lisant les conclusions d’une étude étonnante parue cet été dans la célèbre revue scientifique « Science », je me suis dit que les Pink Floyd ont très bien compris le fonctionnement de la justice: après avoir compris les raisons psychologiques de la confusion de Pink, le juge le condamne à une peine symbolique – la destruction du mur qui le sépare du monde. « Science » a étudié l’influence des facteurs psychologiques sur le comportement de 181 juges aux Etats-Unis. Figurez-vous que quand la défense met en avance le fait que l’accusé est un psychopathe, la sentence moyenne est de 14 années de prison. En revanche, si la défense essaye d’expliquer devant le juge la biologie de la psychopathie de l’accusé, eh bien, la sentence moyenne prononcée est d’une année seulement

LNDT: @471. Vous avez en charge une personne malade et/ou handicapée psychique. L’UNAFAM est une adresse qui vous apportera une aide précieuse

L’UNAFAM rassemble plus de 16 000 familles adhérentes à qui ils proposent un accompagnement par des pairs dans 359 points d’accueil, pour briser l’isolement et permettre de retrouver la force d’avancer. L’Unafam, association reconnue d’utilité publique, accompagne l’entourage de ces personnes vivant avec des troubles psychiques depuis 1963. 

Accueillir, soutenir, former et se battre pour les droits des personnes concernées et de leurs familles sont les missions auxquelles s’attèlent sur tout le territoire nos 1 800 bénévoles formés, avec l’aide de professionnels : psychologues, assistantes sociales, juristes, psychiatre…

Nous luttons au quotidien contre les préjugés et la stigmatisation liés aux maladies et au handicap psychiques et soutenons activement la recherche et l’innovation dans les pratiques de soins et d’accompagnement, le tout en lien avec les décideurs publics.

Nos valeurs

Le souci et le respect de la personne, la solidarité, le militantisme, la démocratie en santé constituent le socle des valeurs sur lesquelles l’Unafam construit son action pour soutenir les familles, défendre les intérêts des familles et des personnes vivant avec des troubles psychiques, améliorer leur accès à des soins de qualité, améliorer leur parcours de vie, favoriser leur insertion sociale et professionnelle et accroître leur autonomie dans la cité.

Le respect de la personne vivant avec des troubles psychiques

Quelle que soit sa maladie, son handicap, chacun doit être considéré comme un citoyen à part entière et accéder à tous ses droits. L’Unafam affirme que c’est par l’accroissement de leur capacité d’agir et la prise en compte de leur parole dans les décisions qui les concernent, que les personnes vivant avec des troubles psychiques pourront mener à bien leurs projets de vie et que l’équilibre de la famille sera préservé.

L’entraide entre pairs

Par son expérience, chaque adhérent de l’Unafam est en capacité d’être à l’écoute de l’expérience des autres dans une relation d’égalité, de fraternité et de solidarité. Face à l’isolement, à la souffrance des familles et des personnes confrontées à la maladie psychique, l’Unafam promeut le souci de l’autre et le soutien entre pairs.

L’engagement porteur d’espoir

Les acteurs de l’Unafam partagent la conviction que l’avenir est porteur d’espoir pour les personnes vivant avec des troubles psychiques et les familles. L’Unafam considère que c’est par l’action collective et en toute indépendance (confessions religieuses, partis politiques, organisations syndicales …) que le projet d’inclusion sociale des personnes vivant avec des troubles psychiques sera possible.

La coopération entre tous les acteurs

L’Unafam défend la reconnaissance du rôle de l’entourage familial dans l’accompagnement d’une personne vivant avec des troubles psychiques. Elle considère que le partenariat entre entourage familial, soignés, soignants, acteurs sociaux et médico-sociaux, acteurs de la cité, dans le respect de leurs rôles respectifs, est indispensable dans l’accompagnement des parcours de vie des personnes.

L’Unafam s’engage à développer ces coopérations dans le respect de ses valeurs et de ses convictions.

Le partage du savoir et des connaissances

L’Unafam appuie et contribue à diffuser toutes les démarches de recherche et d’information qui visent à connaître et faire connaître les maladies psychiques et à faire progresser la prévention, la prise en charge et les modalités d’accompagnement des personnes vivant avec ces maladies.

Elle affirme que la complémentarité des savoirs des pairs, des familles et des professionnels est nécessaire à la qualité du prendre soin tout au long du parcours de vie. 

Notre organisation

La gouvernance

La gouvernance est représentée par un conseil d’administration, composé de bénévoles de l’Unafam concernés par la maladie d’un proche qui sont élus lors de l’assemblée générale. Le bureau du conseil d’administration se réunit mensuellement pour mettre en œuvre les orientations et décisions du conseil d’administration. La déclinaison de la politique définie par le conseil d’administration trouve sa source et son application dans les territoires. L’Unafam est avant tout une union nationale qui se découpe en délégations régionales et départementales. Chaque délégation est pilotée par un bénévole ayant un mandat de responsabilités. La « Commission Vie Associative » (CVA) contribue au soutien et à l’animation du réseau des Délégations Départementales et Régionales.

Les instances consultatives et prospectives

L’Unafam a mis en place des instances consultatives et prospectives sur différentes thématiques qui apparaissent comme essentielles pour notre association. Ces groupes techniques ou de travail contribuent à définir les positions et les actions à mettre en œuvre par l’Unafam.

Ces groupes actifs sont notamment :

  • Des commissions : « Formation », « Vie associative », « Communication ». 
  • Des comités : Comité éditorial, comité ethique et Comité scientifique (composé d’experts extérieurs).
  • Des groupes techniques : « Ecole et troubles psychiques », « Emploi », « Logements et accompagnements », « Parcours pénal », « Santé et soin ».
  • Des groupes de travail :  » Faire ensemble avec des personnes concernées par un trouble psy » « Outils aux délégations », « Parrainage Unafam des GEM », « Réseau grands-parents ».

Pour mener à bien ses missions, l’Unafam s’appuie aussi sur des référents : référent handicap, référent précarité, référent CDSP, référents parcours pénal, référent premier secours en santé mentale, référent éducation

LNDT: @470. Ni dangereux, ni fous : en finir avec les idées reçues sur la schizophrénie

Un Podcast de Radio France (4′)

Le 18 mars, c’est la journée mondiale de la schizophrénie. Pour les associations et les malades, c’est l’occasion de mettre en lumière une maladie qui concerne environ 600 000 personnes en France et qui, dans 85 % des cas, est diagnostiquée entre 15 et 25 ans.

Personnes instablesdangereuses… Les personnes atteintes de schizophrénie souffrent de nombreuses idées reçues sur leur maladie. « Quand j’ai vu le mot schizophrénie, forcément ça m’a fait peur. Tout de suite, on pense à un tueur en série. J’avais l’image de gens qui sont instables », raconte Naama, 24 ans.

La jeune femme a été diagnostiqué durant son lycée. Et son entourage aussi avait une image cliché de la maladie. « Mon père et mes grands-parents se sont battus avec la psychiatre parce qu’ils disaient « ma fille n’est pas tarée » alors forcément ça marque », confie Naama.

La schizophrénie est un trouble mental qui affecte les personnes dans leur manière de penser ou d’interagir. Il y a plus d’une trentaine de formes. Pourtant, elle est souvent réduite à des troubles de la personnalité ou des hallucinations« Les médias, les films véhiculent des situations de crises mais elles sont très différentes d’une personne à l’autre. Et puis à cause de cela, une personne qui va chercher à trouver sa place dans la société va être rejetée« , explique Céline Aimetti, directrice du développement de l’association Positive Minders.

Ces représentations erronées de la maladie se retrouvent alors dans les faits divers repris par la presse ou les films et séries qui alimentent l’image de malades dangereux.  « C’est terrible parce qu’il n’y a aucune corrélation entre dangerosité et schizophrénie. Il faut arrêter de faire ce raccourci parce que l’impact est simple : les jeunes qui sont en souffrances n’osent pas en parler », raconte Céline Aimetti.

Antonin, lui, est diagnostiqué depuis prêt de 15 ans. Et pour lui, dont la maladie est aujourd’hui stabilisée, c’est important de lutter contre les clichés. « J’essaie de me détacher de ça et de passer plutôt des messages positifs pour enlever ces préjugés. Il faut changer le regard sur cette pathologie qui n’est pas la fin du monde« , raconte le jeune homme de 30 ans. Lui qui, comme beaucoup de malades, a réussi à retrouver une vie assez banale. « J’ai fini attaché dans une chambre de contention et j’ai quand même fait des choses de ma vie. J’ai repris mes études, et pleins d’autres choses. Et je suis schizophrène », confie Antonin.