LNDT: @559. « Baiser après MeToo » avec Ovidie et Martin Page

Un podcsat de Radio France (3′)

Bienvenue dans un monde où elles auraient le droit de dire oui, un monde où ils pourraient dire non. Remarque l’inverse, ça marche aussi, parce qu’on se poserait la question : mais tu veux quoi ? mais toi, t’aime quoi ?

J’ai envie de ça, non pas comme ça, non ça j’aime pas, alors voilà, caresse moi là, plutôt par là… OoOoh!

On s’interroge et on tâtonne, on essaie et puis on s’étonne, on s’émerveille, on s’époumone, ou alors on ne fait aucun bruit… et tant pis si on a pas joui. 

Ce qui compte c’est d’avoir senti une vibration, une harmonie, avec elle ou bien avec lui. Dans ce monde là, on l’a compris : la galanterie, cette escroquerie, la pénétration, piège à cons, nous fige depuis des millénaires, dans une partie de jambes en l’air, contrainte, et inégalitaire. Des dominants, des dominés. 

Des vainqueurs et puis des vaincues, pardon mais… ça fait mal au cul… 

Dans ce monde là, on a rebattu les cartes et puis on s’est souvenu : le sexe n’a pas grand intérêt quand il se vit à sens unique, à coups de dogmes, à coups de trique. Alors on a tout fait péter. On s’est pris, on s’est culbutés, on a même révolutionné : le sexe en toute liberté, égalité, sororité. Disons qu’on en a fantasmé, et maintenant y a plus qu’à… y aller. 

LNDT: @558. Bisexualité : une identité sexuelle à part

Un podcsat de Radio France (3′)

À partir de quel moment une personne se définit-elle comme bisexuel(le) ? La réponse est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît, comme le démontre une nouvelle étude de l’Ined, basée sur des données collectées en 2015 auprès de 27 268 adultes de toutes orientations sexuelles.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié mercredi 13 novembre une vaste enquête sur la sexualité des Français. « L’âge d’entrée dans la sexualité (…) a, pour la première fois depuis plusieurs décennies, commencé à augmenter à partir du milieu des années 2000 », expose Nathalie Bajos, sociologue et directrice de recherche à l’Inserm, jeudi sur franceinfo. Selon l’enquête de l’Inserm, il est aujourd’hui de 18,2 ans pour les femmes et de 17,7 ans pour les hommes.

Pour certaines personnes, le simple fait de ressentir de l’attirance pour des hommes et pour des femmes les amène à se définir comme « bi », quand bien même ils n’auraient pas eu de relations sexuelles avec des hommes et des femmes. Seuls 2,2% des femmes et 1,6% des hommes interrogés ont déjà eu des relations avec partenaires des deux sexes, alors que respectivement 3,4% et 2,0% se considèrent « bi ».

Toutefois, on peut être attiré, voire même avoir des relations sexuelles avec des hommes et des femmes, sans s’identifier comme bisexuel. Parmi les personnes attirées par les deux sexes, 65 % des femmes et de 45 % des hommes se définissent comme hétérosexuels. Parmi celles qui ont eu des partenaires des deux sexes, la moitié des femmes et un tiers des hommes se déclarent « hétéro ».

Selon les chercheurs, ces données montrent que les définitions classiques de la bisexualité ne rendent pas compte « des différences de valeur que les individus donnent à leurs expériences sexuelles ».

LNDT: @557. Vie sexuelle des jeunes : « Les formes d’entrée dans la sexualité se modifient au fil du temps », analyse la sociologue Nathalie Bajos

Un podcsat de Radio France (3′)

Nathalie Bajos, sociologue et directrice de recherche à l’Inserm, était l’invitée du 11h/13h de franceinfo, jeudi 14 novembre. Elle est revenue sur l’étude publiée la veille par son institut au sujet de la sexualité des Français, et notamment des jeunes.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié mercredi 13 novembre une vaste enquête sur la sexualité des Français. « L’âge d’entrée dans la sexualité (…) a, pour la première fois depuis plusieurs décennies, commencé à augmenter à partir du milieu des années 2000 », expose Nathalie Bajos, sociologue et directrice de recherche à l’Inserm, jeudi sur franceinfo. Selon l’enquête de l’Inserm, il est aujourd’hui de 18,2 ans pour les femmes et de 17,7 ans pour les hommes.

LNDT: @556. L’hétérosexualité en recul chez les jeunes femmes : « Cela enrichit la façon d’aimer », témoigne Pauline

Un podcsat de Radio FRance (3′)

Près d’une jeune femme sur cinq de 18 à 29 ans ne se dit pas hétérosexuelle, selon l’INED. Un chiffre en forte hausse, signe d’une parole libérée et d’un rapport au désir en pleine mutation.

L’hétérosexualité n’est plus la norme constate Shana dans son entourage. Que 19%  des femmes ne se disent pas hétérosexuelles, cette étudiante parisienne trouve cela peu. « Au départ, on commence tous hétéro parce qu’on ne connaît pas la vie, etc”, observe Shana qui est bisexuelle. “Ça arrive de tomber amoureux et même si c’est pas un homme, dans mon cas, peu importe parce que c’est de l’amour, ça ne change pas la chose”, confie-t-elle.

Une parole plus libre, portée par les réseaux sociaux

Elle l’affirme, la parole s’est libérée ces dernières années, et c’est ce qui explique cette hausse du nombre de jeunes femmes qui revendiquent une autre identité sexuelle que l’hétérosexualité. “Il n’y avait pas de mots, on n’avait pas le droit d’en parler, on n’avait même pas le droit d’y penser. Maintenant, avec les prides, les réseaux sociaux, ça se développe vraiment de plus en plus. Et du coup, peut-être que les sondages sont plus hauts, parce qu’on ose plus prouver notre sexualité”, avance-t-elle. Mais cela reste encore parfois compliqué de l’annoncer à son entourage, à sa famille. Shana, elle, l’a dit à ses parents pendant le confinement. “Ça s’était très mal passé avec ma mère. On s’est beaucoup disputé sur ça. C’était beaucoup de pleurs, etc. Mon père n’en avait strictement rien à faire. Tant que j’étais heureuse, ça lui allait”, raconte-t-elle.

LNDT: @555. Est ce que les hommes hétérosexuels vont bien ?

Un article du Courrier International (3′)

Du fait de l’influence des applications de rencontre et des discours masculinisto-misogynes, et des pressions financières et sociales qu’ils semblent subir, de plus en plus d’hommes hétérosexuels ont du mal à envisager des relations amoureuses avec des femmes..

Et les hommes hétérosexuels dans tout ça, comment vont-ils ? Comme souvent, la réponse est un peu dans la question : mal. Enfin, disons qu’ils ont connu mieux. “Les problèmes des hommes empirent”, s’inquiète le chroniqueur Shadi Hamid dans les colonnes de The Washington Post“Ils sont en retard sur les femmes en matière d’éducation, d’emploi, d’indépendance, de relations sociales”, rappelle le site américain Vox.

Les chiffrent parlent d’eux-mêmes. “Un homme sur quatre pense que personne ne tombera jamais amoureux de lui”, expose tristement The Times, citant une étude menée auprès de 2 000 Britanniques (hommes et femmes) âgés de 18 à 45 ans. “Une relation sérieuse représente ‘un engagement financier trop grand’, pour 41 % des hommes – bien plus que pour les femmes, poursuit le quotidien britannique. Il n’est donc pas surprenant que 15 % des hommes déclarent avoir eu une interaction avec une compagne virtuelle ou générée par IA.”

LNDT: @553. Les « célicouples » : « On vit séparément et cela nous convient très bien ! »

Un Podcast de Radio France (7′)

En 2050, près d’un tiers des Français pourraient vivre seuls selon une étude de l’INSEE. Et pour certains, c’est une très bonne chose. Pour les « célicouples » par exemple. Ces couples qui font le choix de vivre séparément.

Selon les dernières données de l’Inserm, en France, 200 000 personnes en couple font le choix de vivre séparément, et un quart d’entre elles sont mariées ou pacsées. Un phénomène appelé « le célicouple ».

« On ne partage que les bons moments »

Lola et Mathieu font partie de ses couples. Après 6 mois à vivre sous le même toi, ils ont décidé de prendre une colocation chacun de leur côté. « On se prenait la tête sur des petites choses domestiques du quotidien. Le rangement, la cuisine, le ménage. Alors un jour, on s’est posés et on s’est dit qu’on n’avait pas besoin de vivre ensemble », raconte Lola.

Depuis, Lola et Mathieu vivent à 10 minutes à pied l’un de l’autre et cela leur convient très bien. Pour eux, c’est une manière de ne partager « que les bons moments » et de se voir uniquement quand ils en ont vraiment envie et non parce qu’ils sont obligés de partager un repas ou un lit.

LNDT: @552. Inceste : comment se reconstruire ?

Un Podcast de Radio France (7′)

Dans un contexte où la parole des victimes d’inceste se libère, les thérapies permettant de les guérir du stress post-traumatique ou de la dissociation que ces actes peuvent entraîner se multiplient. EMDR, TCC, travail sur son « enfant intérieur » ou sur son corps font partie des méthodes éprouvées.

Avec

  • Coraline Hingray, professeure de psychiatrie, responsable du centre du psychotrauma de Nancy (CPN, CHRU).

Les victimes de l’inceste survivent. La libéralisation de la parole et la dénonciation des actes qu’elles ont subi enfant ont de graves répercussions psychologiques dans leurs vies d’adultes. Pour guérir du passé, des thérapies novatrices permettent d’effacer les barrières posées au fil des années entre les émotions et la raison.

Les effets psychiques de l’inceste

Pour comprendre comment les victimes peuvent se reconstruire, il faut d’abord identifier les marques que l’inceste peut laisser sur leur esprit. Ces effets psychiques sont nombreux et variés souligne Coraline Hingray professeure de psychiatrie, responsable du Centre du Psychotraumatisme de Lorraine Sud à Nancy. Se traduisant le plus souvent dans des formes de stress post-traumatique, ils peuvent aller des intrusions et réminiscences lors des rêves, à de l’hyper-vigilance, sans oublier un évitement de la sexualité ou encore des modifications de l’humeur ou de la cognition.

LNDT: @551. Pablo Servigne et Nathan Obadia : « La peur, c’est une énergie de vie »

Un Podcast de Radio France (22′)

Pablo Servigne (« Comment tout peut s’effondrer?”), et Nathan Obadia, thérapeute spécialisé dans le trauma, et fondateur de la méthode Self Collective, sont les auteurs de « Le pouvoir du suricate. Apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle » (Seuil).

Avec

Dans « Le pouvoir du suricate. Apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle » (Seuil), Pablo Servigne et Nathan Obadia utilisent la météphore du suricate pour expliquer les mécanismes de la peur et les réactions qu’elle génère chez l’être humain. En effet, dans la savane, le suricate « scanne les dangers en permanence pour prévenir ses congénères« , explique Nathan Obadia. Selon le type de signal transmis, « la tribu va soit fuir, soit combattre, soit se camoufler pour essayer d’éviter les dangers« .

Apprivoiser ses peurs pour mieux les combattre

« On utilise cette métaphore pour comprendre que si jamais on lutte contre la peur, ça ne va pas marcher, il va falloir l’apprivoiser« , indique encore Nathan Obadia. « Si on éduque tout le monde à bien apprivoiser ses peurs, on gagne en liberté, on est plus dépendant des autoritarismes« , assure le thérapeute spécialiste du trauma.

LNDT: @550. Comment comprendre et stimuler notre cerveau érotique ?

Un Podcast de Radio France (53′)

Les découvertes neuroscientifiques s’accordent pour dire que l’organe sexuel le plus puissant ne se situe pas entre nos jambes, mais bien entre nos deux oreilles. Le cerveau agirait comme un chef d’orchestre de nos désirs et de notre jouissance, stimulant nos parties érogènes et nos organes sexuels.

Mais concrètement comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qu’on appelle le cerveau érotique ? Quelle est la différence entre celui de la femme et celui de l’homme ? Et dans quels cas ce cerveau érotique peut-il être sujet à certains troubles, et comment y faire face ?

LNDT: @549. Santé mentale : que révèle l’épidémie de burn-out ?

Un Podcast de Radio France (7′)

L’expression « burn out » s’est imposée dans le langage courant pour qualifier l’épuisement au travail. À quelle réalité renvoie ce mal qui semble affecter de plus en plus d’individus ? En quoi la hausse du nombre de burn out révèle-t-elle les mutations récentes du monde du travail ?

Avec

  • Thomas Perilleux, sociologue et clinicien du travail, professeur à l’université catholique de Louvain

Troubles du sommeil, déficit de l’attention, nombreux sont les travailleurs à se plaindre aujourd’hui de symptômes relevant de ce que l’on qualifie d' »épuisement au travail » ou « burn out ». D’où vient cette notion et que révèle ce mal du siècle des pratiques managériales généralisées depuis les années 80 dans les entreprises ? Cette hausse de cas de burn out n’est-elle pas aussi un symptôme d’une meilleure prise en considération de la santé mentale au travail ?